Atlas des oiseaux bagués ou repris au Canada

Survol général – Volume 3 : Oiseaux de proie et oiseaux aquatiques, 1921-1995.
(Dunn et al., 2009)

Volume 3 : Oiseaux de proie et oiseaux aquatiques, 1921-1995 pdf

Ce volume prend en considération 63 espèces (voir la liste complète à Recherche par espèces). Parmi ces espèces, 51 ont au moins une reprise à plus de 100 km du site de baguage et font donc l’objet d’un compte rendu complet.

En ce qui concerne les espèces dont il est question dans ce volume, 234736 individus ont été bagués au Canada entre 1955 et 1995. Parmi ces individus, 6980 ont été repris plus tard, pour un taux global de reprise de 0,3 %. Toutefois, ce taux tient compte de 11 espèces pour lesquelles aucune reprise n’a été effectuée de 1955 à 1995, notamment des oiseaux de marais discrets tels que le Petit Blongios et la Marouette de Caroline ainsi que plusieurs petites espèces de chouettes et de hiboux. Ironiquement, le taux de reprise le plus élevé parmi toutes les espèces était celui du Râle élégant, avec une reprise sur trois oiseaux bagués. Les taux de reprise étaient de plus de 1 % pour la plupart des autres espèces et de l’ordre de 5 à 10 % pour les oiseaux de proie, les hérons et aigrettes et les chouettes et hiboux de plus grande taille.

Le nombre d’individus bagués des espèces traitées dans ce volume a considérablement augmenté avec le temps, passant de moins de 12000 oiseaux bagués entre 1955 et 1965 à plus de 100000 entre 1986 et 1995. Certaines des plus importantes augmentations ont été constatées pour des espèces capturées dans des stations de surveillance des migrations d’oiseaux de proie, tandis que les hausses du nombre d’oiseaux bagués chez les autres espèces résultent de l’étude accrue de certaines espèces (p. ex. la Chevêche des terriers) ou de l’augmentation de la taille de la population (p. ex. le Faucon émerillon). Souvent, le taux de reprise n’augmente pas au même rythme que le taux de baguage, comme c’est le cas avec les petits oiseaux terrestres (Dunn, 2001).

En plus des 6980 reprises d’oiseaux bagués au Canada entre 1955 et 1995, ce volume inclut 828 reprises d’oiseaux bagués entre 1921 et 1955 ainsi que 1173 enregistrements d’oiseaux bagués dans d’autres pays mais repris au Canada.

L’automne, les passereaux empruntent les principales voies de migration suivantes (Brewer et al. 2000) : vers le sud, le long du littoral du Pacifique, à partir de la Colombie-Britannique; vers le sud-est à partir des provinces des Prairies jusqu’au sud-est des États-Unis; vers le sud-ouest à partir des provinces des Maritimes, également jusqu’au sud-est des États-Unis. L’Ontario forme une zone de transition entre l’est et l’ouest. À l’opposé, les buses et éperviers des provinces des Prairies se déplacent beaucoup plus directement vers le sud en passant par les Grandes Plaines des États-Unis, où les conditions sont beaucoup plus propices aux chasseurs des milieux ouverts qu’aux oiseaux chanteurs forestiers. Certains hiboux et chouettes suivent des trajets de migration réguliers, alors que d’autres montrent un haut degré d’errance (p. ex. le Harfang des neiges). La majorité des oiseaux de proie sont réticents à voler au-dessus de l’eau. Ce volume contient de nombreux enregistrements qui illustrent des déplacements contournant les rives des Grands Lacs plutôt que des déplacements traversant directement ces lacs.

Les oiseaux aquatiques, dernier groupe d’espèces traités dans ce volume, ont souvent des modèles migratoires différents de ceux des oiseaux de proie, en partie parce qu’ils suivent (ou se dirigent vers) des grands plans d’eau dont ils se servent comme haltes migratoires ou aires d’hivernage. Le Grèbe élégant est peut-être l’exemple le plus marquant, avec des individus qui partent du Manitoba et se dirigent vers le littoral du Pacifique (il s’agit de l’une des rares espèces d’Amérique du Nord à migrer régulièrement par les Rocheuses). Les grues et certains hérons et aigrettes (p. ex. le Grand Héron), toutefois, migrent généralement par les Grandes Plaines des États-Unis, tout comme les buses et éperviers.

Le présent volume contient de nombreux comptes rendus d’individus repris à une bonne distance, quelques jours seulement après le baguage. Par exemple, un Épervier brun s’est déplacé sur 169 km entre deux captures en une seule journée. La distance maximale entre le lieu de baguage et le lieu de reprise d’un individu d’une espèce traitée dans ce volume était de 12807 km; il s’agissait d’un Faucon pèlerin bagué au Yukon au stade d’oisillon et repris en Argentine 15 mois plus tard.

Citer le volume 3 de la façon suivante :

Dunn, E. H., A. D. Brewer, A. W. Diamond, E. J. Woodsworth, et B. T. Collins. 2009. Atlas des oiseaux bagués ou repris au Canada, Volume 3 : Oiseaux de proie et oiseaux aquatiques, 1921-1995. Service canadien de la faune, Publication spéciale. Disponible par Environnement Canada.

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