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Pourquoi est-ce important?

Les écosystèmes dans des secteurs tels que le lac Érié, le lac Winnipeg et le fleuve Saint-Laurent, restent soumis à un stress causé par les éléments nutritifs excédentaires et autres effets de l’activité humaine.

Les rivières et les lacs du Canada représentent 7 % des réserves d'eau douce renouvelables du monde. L'eau possède une valeur nationale majeure au niveau environnemental, social et économique, car elle protège la santé des écosystèmes, l'approvisionnement en eau potable et elle est essentielle au développement économique, au transport, aux loisirs et au tourisme. La manière dont les réserves en eau sont entretenues et utilisées touche à la fois la qualité et l'approvisionnement de cette ressource.

Plusieurs juridictions se partagent la responsabilité de la qualité de l'eau et de la disponibilité de celle-ci au Canada. La plupart des responsabilités, y compris la gestion et la protection de l'eau, relève des provinces et des territoires. Le gouvernement fédéral travaille avec les provinces et les territoires et d'autres intervenants afin de surveiller la qualité et l'approvisionnement en eau du Canada dans les domaines de la qualité de l'eau douce, de la qualité de l'eau de mer, de la qualité de l'eau potable, de la gestion des produits chimiques et de la gestion des ressources en eau.

Qualité de l'eau

Selon l'indice de performance environnementale des universités de Yale et Columbia en 2010, le Canada présente le meilleur classement de la qualité de l'eau dans les Amériques. Cependant, de nombreux facteurs, tels que l'augmentation de l'urbanisation, la production agricole et les rejets de polluants provenant d'installations industrielles, peuvent diminuer la qualité de notre eau. L'eau n'est jamais pure – elle ramasse de petites particules de tout ce qu'elle touche, y compris les minéraux, le limon, la végétation, les engrais et le lessivage des terres cultivées. Cela peut résulter en une mauvaise qualité d'eau, donc à la consommation d'eau potable de qualité médiocre et ainsi affecter la santé humaine.

En outre, la qualité de l'eau au Canada peut être compromise lorsque des substances chimiques et toxiques sont rejetées dans l'environnement. Les effets néfastes des substances toxiques sont connus pour avoir des répercussions sur la santé humaine, sur la biodiversité et sur l'ensemble de l'environnement. Les installations industrielles et les usines de traitement des eaux usées sont les principales sources de rejets de substances toxiques dans l'eau au Canada.

Les Canadiens ont besoin d'une qualité d'eau élevée. Par exemple, le bassin des Grands Lacs alimente 33 millions de personnes, dont 9 millions de Canadiens et 8 des 20 plus grandes villes du pays. Cette région représente près de 40 % de l'activité économique du Canada et contribue chaque année à hauteur de 180 milliards de dollars au commerce entre le Canada et les États-Unis. Les eaux sont utilisées par 1,5 million de plaisanciers et pêcheurs.

Disponibilité en eau

Le Canada dispose d'un accès relativement grand à l'approvisionnement en eau douce, mais celui-ci n'est pas réparti de façon uniforme géographiquement ou au fil des saisons. L'eau n'est pas toujours abondante dans les mêmes secteurs où les gens vivent ou travaillent. Par exemple, environ 85 % des Canadiens habitent à moins de 300 kilomètres de la frontière canado-américaine, alors que 60 % de l'eau douce du Canada s'écoule vers le nord. En outre, les eaux souterraines fournissent jusqu'à 80 % de l'eau potable pour la population canadienne rurale et est une composante essentielle de la santé de l'écosystème.

Les pressions sur la disponibilité de l'eau sont provoquées à la fois par des causes naturelles, telles que les cycles climatiques, et des causes humaines, telles que des changements dans l'utilisation des terres, la construction de barrages et les dérivations, et l'utilisation industrielle et individuelle. Selon une comparaison de 2011 effectuée par l'Organisation de coopération et de développement économiques, le Canada se classe au quatrième rang de la quantité d'eau retirée de l'environnement. Cela comprend l'eau qui a été retirée définitivement et celle qui a été retirée temporairement.

Facteurs influant sur la qualité et la disponibilité de l'eau douce

Le suivi de la pression sur la qualité et la quantité de l'eau au fil du temps au Canada offre une compréhension plus approfondie sur la façon d'améliorer la qualité et la disponibilité de l'eau douce. Parmi les pressions sur la qualité et la disponibilité de l'eau qui peuvent être influencées directement par les Canadiens on note l'utilisation des terres, l'utilisation de pesticides chimiques et l'utilisation résidentielle de l'eau.

Utilisation des terres

De 2007 à 2009, la qualité de l'eau douce différait de manière significative selon la catégorie d'utilisation des terres, tel qu'il est illustré dans la figure 3.1. Ce sont le plus souvent les régions éloignées qui offraient une bonne et une excellente qualité de l'eau douce. Les stations de surveillance de la qualité des eaux des régions avec plus d'une pression exercée par l'activité humaine (p. ex. l'agriculture, l'exploitation minière) présentaient une mauvaise qualité de l'eau douce ou un classement médiocre de la qualité de l'eau douce. Pour obtenir les renseignements les plus récents sur cet indicateur, veuillez consulter le site Web des ICDE.

Figure 3.1 : Qualité de l'eau douce selon l'utilisation du sol de 2007 à 2009, au Canada

Figure 3.1 : Qualité de l'eau douce selon l'utilisation du sol de 2007 à 2009, au Canada

Description longue

Le diagramme à barres présente le nombre de stations où la qualité de l'eau douce pour la protection de la vie aquatique est cotée excellente, bonne, satisfaisante, douteuse ou mauvaise pour les quatre catégories d'utilisation du sol entre 2007 et 2009. Les quatre catégories d'utilisation du sol sont les suivantes : agricole, mines, pressions mixtes et régions éloignés. On a plus souvent trouvé une qualité de l'eau douce excellente ou bonne dans les régions éloignés. Les régions avec des pressions mixtes avaient plus de stations dont la qualité de l'eau douce était cotée douteuse ou mauvaise.

Utilisation des engrais et des pesticides chimiques par les ménages

Depuis 1994, l'utilisation domestique de pesticides et d'engrais chimiques au Canada a diminué.

En 2009, 15 % des ménages canadiens ayant une pelouse ou un jardin ont utilisé des pesticides chimiques; ce pourcentage s'élevait à 31 % en 1994. La plus forte baisse s'est produite au Québec, où l'utilisation de pesticides chimiques par les ménages a diminué de 30 % pour s'établir à 4 %. Les provinces des Prairies, le Manitoba en tête, sont restées la région où l'utilisation de pesticides chimiques par les ménages était la plus répandue. Une interdiction des pesticides cosmétiques en 2006 au Québec et une interdiction semblable en 2009 en Ontario ont probablement contribué à la baisse de l'utilisation de pesticides dans ces provinces entre 1994 et 2009.

En 2009, 22 % des ménages canadiens ayant une pelouse ou un jardin ont utilisé des engrais chimiques, par rapport à 47 % en 1994. Les baisses les plus importantes se sont produites au Québec et en Ontario; les ménages québécois étaient les plus petits utilisateurs d'engrais chimiques en 2009. Les ménages des provinces des Prairies, la Saskatchewan en tête, ont utilisé le plus d'engrais chimiques. Pour obtenir les renseignements les plus récents sur cet indicateur, veuillez consulter le site Web des ICDE.

Figure 3.2 : Pourcentage des ménages au Canada qui utilisent des pesticides et des engrais
chimiques sur les pelouses et les jardins, 1994, 2005, 2007 et 2009, et par province pour 1994 et 2009

Figure 3.2 : Pourcentage des ménages au Canada qui utilisent des pesticides et des engrais  chimiques sur les pelouses et les jardins, 1994, 2005, 2007 et 2009, et par province pour 1994 et 2009

Description longue

Le graphique montre le pourcentage de ménages canadiens qui utilisent des pesticides et des engrais chimiques sur les pelouses et les jardins en 1994, 2005, 2007 et 2009. Le graphique illustre également le pourcentage de ménages dans chaque province canadienne qui utilisent des pesticides et des engrais chimiques sur les pelouses et les jardins pour les années 1994 et 2009.

Consommation d'eau résidentielle

La croissance urbaine, l'expansion de l'industrie et les changements climatiques exercent une pression sur la capacité des villes canadiennes à fournir de l'eau aux ménages. La demande croissante en eau, associée aux coûts élevés liés à la construction et à la réparation de l'infrastructure de l'eau, continue de faire de la conservation de l'eau des ménages une priorité pour de nombreuses collectivités.

De 1991 à 2009, la consommation d'eau quotidienne moyenne a chuté de 342 litres à 274 litres par personne, tel qu'il est illustré dans la figure 3.3. Toutefois, en dépit des améliorations dans la consommation d'eau des ménages, le Canada reste l'un des plus grands consommateurs par habitant d'eau fraîche à l'échelle mondiale.

Le second graphique de la figure 3.3 illustre qu'en 2009, 72 % des ménages canadiens étaient équipés de compteurs d'eau, ce qui constitue une augmentation par rapport à 52 % des ménages en 1991. En 2009, les ménages dotés d'un compteur et dont la structure tarifaire était basée sur le volume utilisé ont consommé 39 % d'eau en moins par personne par rapport aux ménages qui n'ont pas de compteur et dont la structure était basée sur un forfait. Pour obtenir les renseignements les plus récents sur cet indicateur, veuillez consulter le site Web des ICDE.

Figure 3.3 : Ménages disposant de systèmes d'alimentation en eau dotés de compteurs
et consommation d'eau résidentielle par habitant, Canada, 1991-2009

Figure 3.3 : Ménages disposant de systèmes d'alimentation en eau dotés de compteurs  et consommation d'eau résidentielle par habitant, Canada, 1991-2009

Description longue

Le premier graphique linéaire indique la consommation d'eau résidentielle en litres par jour entre 1991 et 2009 et le second graphique linéaire présente le pourcentage de ménages disposant de compteurs d'eau entre 1991 et 2009. En 2009, 72 % des ménages canadiens étaient équipés de compteurs d'eau, ce qui constitue une augmentation par rapport à 52 % des ménages en 1991. Pendant la même période, la consommation quotidienne moyenne d'eau a chuté de 342 litres par personne en 1991 à 274 litres par personne en 2009.


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