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Sources des données et références

Tableaux statistiques et cartes de trajectoires et d'intensité

Le National Hurricane Center (NHC - Miami, Floride) est chargé de maintenir une base de données retraçant l'historique des cyclones tropicaux survenus sur la côte atlantique. Cette base de données des « meilleures trajectoires », aussi connue sous le nom de HURDAT, est une archive qui regroupe des données datant jusqu'à 1851. HURDAT est maintenue sous la forme d'un fichier-texte hautement formaté qui permet de mesurer, à 6 heures d'intervalle, les trajectoires des vents maximum, des pressions centrales, etc. Cette base de données est mise à jour chaque année, à la fin de la saison des ouragans. Un spécialiste des prévisions d'ouragans a pour tâche d'examiner toutes les données d'observation liées à une tempête précise. Lors de son analyse, ce spécialiste utilise toute les données qui étaient disponibles au moment de la tempête ainsi que celles qui le sont devenues ultérieurement. Ainsi, le produit final représente les « meilleures trajectoires » pouvant être définies pour chaque tempête et est incorporé dans les données prévisionnelles officielles.

Sources de données et méthodes utilisées pour le vent et la pluie

Un rapport détaillé de 29 pages (indépendant de plus de 250 analyses des vents ou des pluies) contient un compte rendu des sources de données et des méthodes d'analyse ainsi que des résultats d'analyse de la climatologie des vents et des pluies liés aux cyclones tropicaux. Les résultats de cette étude sont dispersés à la grandeur de ce site Web sous des en-têtes cibles pour des raisons de commodité et de facilité d'accès. Pour avoir une description plus complète des méthodes utilisées de même que l'ensemble des résultats, une copie du rapport original peut être obtenue sur demande.

Les données qui ont aidé à déterminer l'occurrence, la quantité et l'étendue des précipitations et permis de réaliser la partie de cette étude consacrée à l'analyse des pluies ont été acquises auprès de plusieurs sources, y compris :

  • Environnement Canada, Archives nationales d'information et de données climatologiques (ANIDC), Données climatiques quotidiennes canadiennes (DCQC), ensemble de données sur les quantités totales de pluie quotidienne pour des endroits précis.
  • Jeu de données climatiques quotidiennes rastrées à maille de 10 kilomètres pour le Canada de 1961 à 2003 du Service national d'information sur les terres et les eaux (SNITE).Ce jeu de données a été créé conjointement avec Environnement Canada en 2008.
  • Données du programme Historical Weather Viewer du National Weather Service (NWS) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).
  • Données d'observations par microondes du Hurricane Satellite (HURSAT) de 1993 à 2006.
  • Données d'imagerie par satellite du National Environmental Satellite, Data and Information Service (NESDIS) de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).
  • Données du modèle de réanalyse des National Centers for Environmental Prediction (NCEP).
  • Archives des analyses de surface pour le Canada et l'Amérique du Nord.
  • Cartes météorologiques quotidiennes de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).
  • Données de trajectoire la plus probable du National Hurricane Center (NHC).

L'analyse des vents pour la période de 1979 à 2008 a porté sur 125 tempêtes au total, nombre auquel se sont ajoutées 17 tempêtes pour la période de 1953 à 1978. Il s'agit de deux phénomènes de plus comparativement à l'analyse des pluies étant donné que deux événements de vents de force de coup de vent dans la zone de prévision se sont déroulés sans aucune précipitation de pluie dans des endroits terrestres. Les données de vent ont été plus difficiles à obtenir et à départager que les données de pluie. Plusieurs facteurs ont contribué à faire de cette tâche un défi, à savoir :

  • la vitesse moyenne des vents est rapportée toutes les dix minutes plutôt que toutes les minutes;
  • la couverture inégale des secteurs et l'insuffisance des données tout particulièrement dans les régions marines;
  • le manque d'uniformité des techniques et des exigences d'enregistrement des données parmi les diverses plateformes de mesure comme les navires, les bouées et les stations terrestres;
  • les asymétries des vents changeantes et évolutives associées aux cyclones tropicaux en transition.

L'enregistrement des vitesses moyennes des vents pose également problème. Les prévisionnistes et autres utilisateurs de données sur le vent doivent être conscients du fait que les vitesses maximales des vents associés aux cyclones tropicaux, de même que la diminution radiale du vent à partir de la zone de vent maximal, sont rarement mesurées avec le degré de précision qui est sous-entendu dans les définitions usuelles des vents. Il arrive rarement que les cyclones tropicaux passent directement au-dessus des dispositifs de mesure et, lorsque c'est le cas, ils sont souvent mis hors d'état de fonctionner à cause de la forte vitesse du vent. Par conséquent, dans le cas de cyclones tropicaux, il faut s'appuyer fortement sur des estimations indirectes de la direction et de la vitesse des vents de surface à partir de données d'aéronefs, de données d'imagerie satellite de la couverture nuageuse, de données radar, etc. Ces plateformes introduisent à leur tour d'autres erreurs de mesure.

Étant donné que les vents et les rafales de surface peuvent changer considérablement sur de courtes périodes, il est nécessaire de définir un intervalle de temps entre deux mesures successives des vents. Dans le cas d'un cyclone d'une intensité donnée, plus l'intervalle de calcul de la vitesse moyenne des vents est long, plus la vitesse maximale des vents diminue. Malheureusement, les divers services météorologiques utilisent différentes durées d'établissement de la moyenne. Conformément aux lignes directrices de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), dans la plupart des régions on utilise des moyennes sur dix minutes. Cependant, le Conseil régional IV de l’Organisation météorologique mondiale (États-Unis et région des Caraïbes) et, par conséquent, le National Hurricane Center (NHC), utilisent des valeurs moyennes sur une minute. Un cyclone tropical qui tombe sous la catégorie d'un ouragan lorsqu'on s'appuie sur des valeurs moyennes sur une minute pourrait être exclu de cette catégorie avec des valeurs moyennes sur dix minutes. Les vents dont la vitesse moyenne est calculée sur une période d'au moins une minute sont désignés comme étant des vents soutenus.

En examinant un grand nombre d'enregistrements de vitesses des vents vis-à-vis des traces dans le temps et des comptes rendus de dommages, on a déterminé des facteurs de conversion pour passer d'un intervalle de calcul de la moyenne à un autre (Fujita, 1971; Simiuand et Scanlon, 1978; Krayer et Marshall, 1982). Selon la méthode utilisée, il existe quelques petites différences entre les facteurs de conversion recommandés. Dans un contexte marin, un facteur de 0,88 est généralement utilisé pour passer d'une valeur moyenne sur une minute à une valeur moyenne sur dix minutes; ainsi, la VALEUR MOYENNE SUR DIX MINUTES EST ÉGALE À 0,88 FOIS LA VALEUR MOYENNE SUR UNE MINUTE, alors que LA VALEUR MOYENNE SUR UNE MINUTE EST ÉGALE À 1,14 FOIS LA VALEUR MOYENNE SUR DIX MINUTES. Il existe bon nombre de variations possibles, surtout en fonction des caractéristiques de frottement de la zone de surface et de la stabilité atmosphérique.

Aux fins de cette étude, on n'a pas tenu compte des conversions possibles entre les diverses plateformes et on a supposé qu'il s'agissait de valeurs moyennes sur dix minutes. On a procédé ainsi surtout en raison du nombre de plateformes variées utilisées, du grand nombre de tempêtes analysées et de l'insistance sur les vents de secteurs marins dont la vitesse moyenne est généralement évaluée sur un intervalle de dix minutes. Par conséquent, toute personne qui utilisera ces données de vents, ainsi que les diagrammes, graphiques et statistiques qui en découlent, devra garder à l'esprit que, dans certains cas, les vitesses et les valeurs seuils des vents pourraient être moins élevées que celles associées aux données de trajectoire la plus probable du National Hurricane Center qui s'appuient sur des valeurs moyennes sur une minute.

Sources de données et méthodes utilisées pour les ondes de tempête

Un rapport détaillé de 172 pages contient un compte rendu des sources de données et des méthodes d'analyse ainsi que des résultats d'analyse de la climatologie des ondes de tempête des cyclones tropicaux. Les résultats de cette étude sont dispersés à la grandeur de ce site Web sous des en-têtes cibles pour des raisons de commodité et de facilité d'accès. Pour avoir une description plus complète des méthodes utilisées de même que l'ensemble des résultats, une copie du rapport original peut être obtenue sur demande.

À la suite de la détermination des cyclones tropicaux d'intérêt particulier, des données horaires sur le niveau d'eau ont été obtenues auprès du Service des données sur le milieu marin (SDMM). Les niveaux d'eau sont présentés par rapport au niveau de référence local qui est défini par le Service hydrographique du Canada (SHC) dans les Tables des marées et courants du Canada comme étant le plan des marées minimales normales. Le Service est également responsable de fournir des prédictions de marées officielles pour le Canada, et il a fourni les données de marégraphes pour la période de relevé jusqu'à 2008. Une discussion complète du contrôle de la qualité des données, des moyens d'identification des erreurs et des mises en garde en matière d'analyse des tendances est incluse dans le texte du rapport complet.

La hauteur de la marée astronomique prévue a été soustraite de la valeur ajustée observée du niveau d'eau pour obtenir la hauteur maximale de l'onde de tempête pour chaque tempête. Dans le cas d'ondes de tempête de plus de 40 centimètres, le niveau de pointe observé a également été enregistré (valeur qui tendait à être différente du niveau d'eau à marée haute), tout comme l'a été la durée en heures de l'onde de tempête de plus de 40 centimètres. À l'occasion, la série de valeurs résiduelles chronologiques oscille au-dessus et au-dessous de la valeur seuil de 40 centimètres; par conséquent, pour qu'il s'agisse d'événements distincts, on a décidé que les pics devaient survenir à des intervalles de plus de 12 heures et que les creux devaient avoir une valeur inférieure à 40 centimètres. La durée du pic a également été relevée pour les tempêtes ayant des pics de moins de 12 heures chacun. Dans le cas de tempêtes sans pic apparent montrant une variabilité essentiellement normale des valeurs résiduelles, l'onde de tempête a été considérée comme étant de hauteur nulle.

Une onde de tempête était considérée comme très puissante lorsqu'elle atteignait 60 centimètres et plus, et de plus amples statistiques ont été compilées relativement à ces événements. On a tracé une représentation graphique de toutes les ondes de tempête de 60 centimètres et plus en s'appuyant sur les valeurs observées toutes les heures lorsque de telles données étaient disponibles (après 1988).

Plusieurs sources documentaires ont été consultées pour obtenir des comptes rendus des inondations causées par des ondes de tempête :

  1. Partie 2 : Impact des tempêtes dans « Une climatologie des ouragans au Canada : pour mieux comprendre le danger ». La plupart des données sur les inondations ont été tirées de cette source (qui est de fait une analyse documentaire) étant donné qu'elle contient une description des répercussions connues de tous les cyclones tropicaux qui ont touché les régions de l'Atlantique de 1901 à 2000.
  2. La publication intitulée « Historic Seismicity and Record of Severe Storms with Coastal Flooding for Western Newfoundland » a été utilisée pour les événements qui ont touché St. John’s, Argentia et Port aux Basques.
  3. La publication intitulée « Flooding Events in Nova Scotia: a Historical Perspective » a été utilisée pour les événements qui ont touché Halifax, Yarmouth et North Sydney.
  4. La publication intitulée « Severe Storms off Canada’s East Coast: A Catalogue Summary for the Period 1957-1983 » a été utilisée pour les événements qui ont touché les côtes des Maritimes.
  5. L'étude intitulée « Impacts de l'élévation du niveau de la mer et du changement climatique sur la zone côtière du sud-est du Nouveau-Brunswick » a été utilisée pour relever les inondations dans la région du golfe du Saint-Laurent.

Données sur les incidences

Journaux
codejournaux
(ET)Evening Telegram, St. John's (T.-N.)
(G)The Guardian, Charlottetown (Î.-P.-É.)
(HH)Chronicle Herald, Halifax (N.-É.)
(TJ)Telegraph Journal, Saint John (N.-B.)
(MG)The Gazette, Montréal (QC.)
(TS)TorontoStar, Toronto (ON.)
(GM)Globe and Mail, Toronto (ON.)
(DFP)Dartmouth Free Press, Dartmouth(N.-É.)
(KWS)Kingston Whig Standard, Kingston(ON.)
(BB)Bridgewater Bulletin, Bridgewater(N.-É.)
(LPE)Lunenburg Progress Entreprise, Lunenburg(N.-É.)
(OC)The Ottawa Citizen, Ottawa (ON.)
(TR)The Register, Berwick (N.-É.)

Ouvrages
codeouvrages
(SNL)Shipwrecks of Newfoundland and Labrador
Frank Galgay et Michael McCarthy,
Creative Book Publishing
, 1987(volume 1), 1990(volume 2), 1995(volume 3), 1997(volume 4)
(SNS)Shipwrecks of Nova Scotia
Jack Zinck,
Lancelot Press Limited
, 1975(volume 1) et 1977(volume 2)
(IPS)In Pearl On The Sea: Shipwrecks of Nova Scotia Robert C. Parsons,
Pottersfield Press
, 2000
(ADG)Atlantic Diver Guides
David N. Barron,
Atlantic Diver
, 1988(volume 1-4)
(TOS)Toll of the Sea: Stories from the Forgotten Coast Robert C. Parsons, Creative Publishers, 1995
(WOS)The Wake of the Schooners
Robert C. Parsons, Creative Publishers
, 1993
(WW)Wind and Wave: Sea Tales from Around Our CoastRobert C. Parsons, Creative Publishers, 2003

Sites Internet
codesites internet
(GGHC)The Great 1900 Galveston Hurricane in Canada
(LAS)Lost at Sea
(NLR)Newfoundland Roots

Divers
codedivers
(CDD)Base de données canadienne sur les désastres, Ottawa (ON.)
(CCPO)Centre canadien de prévisions des ouragan, Dartmouth (N.-É.)
(NSDNR)Ministère des Ressources naturelles de la Nouvelle-Écosse
(USCG)Garde côtière des États-Unis, Washington (D.C.)
(CSC)Conseil des services communautaires (T.-N.)
(NSD)Northern Shipwreck Database
(MTB)Archives du Service météorologique du Canada,CIR-2606, TEC-210, le 21 janvier 1955
A. H. Mason, M. K. Thomas et D. W. Boyd
(D)A Study of Blowdown in Nova Scotia, October 1958. G. D. Dwyer

Liste des autres sources d'information sur l'ouragan Juan
codeliste des autres sources d'information sur l'ouragan juan
(SRC)Société Radio-Canada
(HDN)Halifax Daily News, Halifax (N.-É.)
(TDN)Truro Daily News, Truro (N.-É.)
(CCG)Garde côtière canadien
(NR)Nature's Resources (revue du gouvernement de la N.-É.)
(HOC)Halifax Outdoor Club, Halifax (N.-É.)
(DL)Dartmouth Laker, Dartmouth (N.-É.)
(HRM)Municipalité régionale d'Halifax, Halifax (N.-É.)
(TR)The Rucksack, Halifax (N.-É.)
(CNR)Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada
(NSCC)Collèges communautaires de la Nouvelle-Écosse, Halifax (N.-É.)
(MSVU)Université Mont Saint Vincent, Halifax (N.-É.)
(DAL)Université Dalhousie, Halifax (N.-É.)
(SMUT)Times de l'Université Saint Mary's, Halifax (N.-É.)
(EZ)Envirozone
(IBC)Bureau d'assurance du Canada
(NSPI)Nova Scotia Power Incorporated, Halifax (N.-É.)
(NSEMO)Organisation des mesures d'urgence de la Nouvelle-Écosse,, Halifax (N.-É.)
(LHD)Lighthouse Digest
(TEN)The Evening News, New Glasgow (N.-É.)
(CYCN)Bulletin du Charlottetown Yacht Club, Charlottetown (Î.-P.-É.)
(TBE)The Bulletin Enterprise
(GPEI)Gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard
(ADNSPEI)Diocèse anglican de la Nouvelle-Écosse et de l'Île-du-Prince-Édouard, Halifax (N.-É.)
(CFIA)Agence canadienne d'inspection des aliments
(DFNS)Dairy Farmers of Nova Scoatia
(COAST)Coast Magazine, Halifax (N.-É.)
(TB)Truro Bureau, Truro (N.-É.)

Autres sources de renseignements sur les tempêtes de 2004
codeautres sources de renseignements sur les tempêtes de 2004
(TWS)The Windsor Star, Windsor, ON. / The Windsor Star, Windsor (ON.)
(SS)SudburyStar, Sudbury, ON. / Sudbury Star, Sudbury (ON.)
(NP)National Post, Don Mills, ON. / National Post, Don Mills (ON.)
(SP)Star-Phoenix, Saskatoon, Sask. / Star-Phoenix, Saskatoon (Saskatchewan)
(TC)Times-Colonist, Victoria (British Columbia)
(CTV)CTV News Online
(SLRB)St. Lawrence River Board of Control, Ottawa, ON. /Conseil international de contrôle du fleuve Saint-Laurent, Ottawa (ON.)
(TTWS04)Les dix événements météorologiques marquants de 2004, SMC

L’information présentée par date a été tirée d’articles de journaux publiés le même jour.


MÉTHODE DE RECHERCHE DES DONNÉES D’ATTRIBUT

L’un des objectifs du projet sur la climatologie du Centre canadien de prévision des ouragans était de recueillir des statistiques concernant les dégâts et les victimes d’ouragans au Canada. Les données proviennent essentiellement de quatre grandes sources, notamment la presse écrite, Internet et divers organismes.

les journaux

Les journaux donnent des informations détaillées en temps réel sur les conséquences des tempêtes; à ce titre, ils constituent la source la plus utile. Les estimations financières des dégâts publiées dans les journaux immédiatement après le passage d’une tempête peuvent toutefois induire en erreur. En effet, tous les dégâts n’ont pas forcément été signalés, les rapports ne couvrent pas nécessairement une région au complet et n’indiquent pas systématiquement la portée des statistiques. Les éditions ultérieures ne présentent pas toujours de mises à jour des bilans déjà publiés. Souvent, les journaux n’effectuent pas le suivi des articles publiés précédemment, d’où le manque de mises à jour des bilans de tempêtes.  Il est arrivé, par exemple, que des publications faisant état de personnes portées disparues ne fournissent pas d’informations ultérieures quant au sort de ces personnes. On ne peut tenir compte de telles informations lors de l’établissement du bilan d’une tempête car on ne sait pas si les personnes en question ont effectivement péri ou non.

En raison de contraintes de temps lors de la recherche dans les journaux, nous avons dû limiter les critères de recherche, au risque de laisser passer certaines statistiques. Pour chacune des six provinces de l’est qui ont été touchées par des ouragans, nous avons limité nos recherches au principal journal de la province, à l’exception de l’Ontario (voir ci dessous) car il était impossible de consulter plus d’une publication par province. Nous avons consulté le Chronicle Herald (Halifax, N.-É.) le Telegraph Journal (Saint John, N.-B.) The Guardian (Charlottetown, Î.-P.-É.) le Evening Telegram (St. John’s,T.-N.) The Gazette (Montréal, QC.) le Toronto Star (Toronto, ON.) et le Globe and Mail (Ottawa, ON.).

Nous avons analysé tous les cyclones tropicaux afin de déterminer s’ils auraient pu avoir des conséquences sur le sol canadien ou la population canadienne. Nous avons relevé les dates auxquelles ces tempêtes auraient pu toucher le Canada et les avons classées par province. Dans bien des cas, nous avons consulté plusieurs journaux provinciaux pour une seule tempête en raison de l’étendue possible des effets d’un ouragan. Nous avons consulté les journaux depuis la date à laquelle la tempête a pénétré dans la zone d’intervention jusqu’à une semaine après son passage ou jusqu’à ce qu’on ne trouve plus d’articles à ce sujet. Si nous avions eu davantage de temps, nous aurions prolongé la période de recherche pour essayer de recueillir d’autres détails tels que les données sur les réclamations d’assurance dont l’évaluation demande souvent plus de temps. Le Toronto Star nous a permis de faire une recherche plus approfondie grâce à ses archives numérisées dans lesquelles nous avons pu faire des recherches par mots-clés.

La plupart des journaux ont été consultés à la Bibliothèque nationale à Ottawa, à l’exception du Chronicle Herald qui a été consulté aux archives de la Nouvelle Écosse et à la bibliothèque régionale d’Halifax, et du Toronto Star que nous avons pu consulter grâce à sa base de données sur Internet. Tous les articles pertinents ont été imprimés et classés par année. Ces articles seront conservés au Centre canadien de prévision des ouragans pour consultation ultérieure.

l'internet

Nous avons également effectué une recherche approfondie de documents sur Internet, toutefois, bon nombre des statistiques que nous y avons trouvées n’étaient pas accompagnées de références et, partant, ont été jugées moins fiables. Nous avons trouvé plusieurs sources intéressantes dont nous avons imprimé les documents pertinents afin de les verser à nos dossiers. Par exemple, Sécurité publique et Protection civile Canada tient une base de données des bilans matériels et humains de toutes les catastrophes, naturelles ou d’origine humaine. Par ailleurs, nous avons trouvé, dans un site Web intituléLost at Sea, de nombreux rapports pertinents de décès dus à des cyclones tropicaux établis à partir d’informations recueillies dans de petites publications de la côte est.

Méthode d’analyse des naufrages

Le projet sur la climatologie des ouragans a donné lieu à des recherches importantes sur les naufrages qui se sont produits sur la côte atlantique du Canada. Au cours des derniers siècles, cette région a connu une importante industrie de la pêche. Située également sur les grandes voies commerciales maritimes, elle a servi de porte d’entrée aux immigrants des pays européens. Lorsque des cyclones tropicaux s’abattaient soudain sur la région, la plupart des nombreux navires qui s’y trouvaient s’empressaient de chercher un abri. Malheureusement, les tempêtes ont tout de même fait de nombreuses victimes.

La Nouvelle Écosse compte diverses sources intéressantes de données sur les naufrages, dont le Musée maritime de l’Atlantique à Halifax, le Musée des pêches de l’Atlantique à Lunenburg, la bibliothèque régionale d’Halifax et la bibliothèque Killam Memorial de l’Université Dalhousie, à Halifax. Des données sur les naufrages ont été recueillies dans les principaux journaux utilisés pour d’autres volets du projet sur la climatologie ainsi que dans divers ouvrages de référence écrits par des auteurs des provinces de l’Atlantique. Plusieurs autres renseignements proviennent de documents d’archives tels que le CD contenant la base de données sur les naufrages dans les mers septentrionales de la bibliothèque régionale d’Halifax, ainsi qu’un stand d’information et une base de données déjà existante au Musée maritime de l’Atlantique.

Ces sources d’information ont été consultées sur place dans la région d’Halifax et les renseignements pertinents ont été imprimés ou enregistrés et classés par année. Une liste des ouvrages de référence contenant des renseignements importants a été dressée et les extraits pertinents ont été déposés à la bibliothèque d’Environnement Canada à Dartmouth, en Nouvelle Écosse. Afin d’éviter à d’autres de devoir refaire ces mêmes  recherches, nous avons créé une base de données regroupant toutes les sources étudiées, avec des annotations indiquant la pertinence des données pour notre projet.

Tous les navires qui, à notre connaissance, ont été touchés par un cyclone tropical ont été répertoriés dans un tableur. Toutes les victimes recensées dans les zones de prévisions marines du Canada atlantique et des Grands Lacs ont été considérées comme des victimes de naufrages. Pour tous les naufrages importants, on a consigné la date, le lieu, le nombre de victimes, le nom du navire et la source d’information, ainsi que des commentaires sur le navire. Les données ont été classées par année, puis selon les dates des tempêtes et enfin, selon l’ordre alphabétique des navires concernés. Remarque : la nationalité des navires ou des victimes n’était pas considérée comme étant essentielle à notre projet.

Voici certaines des difficultés que les chercheurs ont fréquemment rencontrées:

  1. Le nombre de victimes n’était pas connu ou variait selon les sources; nous avons tenu compte de ces variations et indiqué une fourchette, le cas échéant.
  2. Les naufrages étaient signalés sans indication de la position exacte des navires.
  3. Certains navires avaient été portés disparus mais aucune indication n’était apportée ultérieurement quant à leur sort (p. ex., on ignore si certains de ces navires sont finalement arrivés à destination ou si leur naufrage a été confirmé par la suite). Ceci est devenu un problème important en ce qui concerne l’ouragan de Galveston, en 1900. Les fourchettes indiquant le nombre de victimes comprennent donc un certain nombre de personnes qui ont été portées disparues. Le chiffre le plus bas représente un nombre confirmé de victimes, tandis que le chiffre le plus élevé comprend le nombre confirmé de victimes auquel s’ajoute le nombre de personnes portées disparues et un nombre non confirmé d’autres victimes (le nombre confirmé de victimes est en fait un nombre qui a été signalé soit dans un journal, soit dans un ouvrage de référence, dans un article indiquant qu’un navire donné a sombré avec un nombre connu de victimes à son bord, et qui n’a été contredit par aucun autre article).
  4. Certaines données étaient classées uniquement en fonction du nom des navires, sans indication de la date du naufrage. Cela a causé bien des difficultés aux chercheurs qui se demandaient si ces navires avaient ou non sombré en raison d’une tempête tropicale (dans bien des cas, cela a été impossible à établir).
  5. L’orthographe des noms des navires a donné lieu à quelques ambiguïtés. Plusieurs navires étaient signalés avec deux orthographes différentes, toutefois, on a pu établir par la suite qu’il s’agissait, dans les deux cas, du même navire. Les deux orthographes sont indiquées en pareil cas.
  6. Des différences entre les dates des naufrages coïncidant avec des phénomènes météorologiques et les dates indiquées dans les documents de référence ont également causé des problèmes. Souvent, un naufrage qui s’est produit à une date donnée est attribué à un ouragan, alors que les données météorologiques (notamment les cartes de trajectoires très fiables) indiquent que la tempête n’a pas touché la zone concernée avant le lendemain de la date indiquée. Il arrive qu’on note un écart de deux jours entre la date indiquée d’un naufrage et celle du passage du cyclone tropical auquel il est attribué. Malgré tout, nous avons cité les noms des navires en émettant des réserves quant à la date du naufrage.
  7. La plupart des renseignements obtenus du Musée maritime de l’Atlantique et d’autres sources concernaient principalement des navires enregistrés en Nouvelle Écosse ou qui ont sombré dans les eaux néo écossaises. Peu d’ouvrages de référence contenaient des indications aussi précises pour les autres provinces de l’Atlantique.

les autres sources

Les autres sources consultées lors de cette phase de recherche étaient des organismes qui possèdent les infrastructures pour intervenir en cas d’ouragan. C’est le cas notamment des services de Recherche et sauvetage qui tiennent une base de données contenant des statistiques sur les opérations auxquelles ils ont participé, notamment à la suite d’ouragans. La Croix Rouge est également une bonne source de renseignements en tant que première organisation non gouvernementale à intervenir lors des opérations de sauvetage. L’Institut de prévention des sinistres catastrophiques se spécialise, pour sa part, dans la recherche visant à réduire les coûts des catastrophes naturelles.

Legende pour informations sur les trajectoires

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