Effets des polluants atmosphériques

Les polluants atmosphériques peuvent nuire à la santé de la population canadienne, au milieu naturel et à l'économie.

Effets sur la santé humaine

  • Les particules fines (P2,5) et l'ozone troposphérique (O3) peuvent avoir une incidence sur l'appareil respiratoire et le système cardiovasculaire. Les enfants, les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies aiguës sont davantage exposés à de tels effets. Les particules fines (P2,5) et l'ozone troposphérique (O3) sont associés aux hospitalisations, à une augmentation de la mortalité du fait de problèmes respiratoires et cardiovasculaires, à l'aggravation de l'asthme, à une diminution de la fonction respiratoire, à une inflammation des poumons et à des variations de la fréquence cardiaque.[1] En 2009, 8,1 % des Canadiens de 12 ans et plus ont reçu un diagnostic d'asthme d'un professionnel de la santé. Ce pourcentage n'a pas beaucoup évolué entre 2001 et 2009.[2]
  • Les effets vont de problèmes respiratoires mineurs à une mort prématurée. Les effets les plus courants incluent des modifications de la respiration et de la fonction respiratoire, l'inflammation et l'irritation des poumons, et l'aggravation des maladies cardiaques et pulmonaires existantes (p. ex. l'asthme, l'emphysème et les maladies cardiaques).[1] Il n'y a pas de niveau sécuritaire pour les P2,5 et l'O3 qui ne présente pas de risques pour la santé humaine.
  • Les effets négatifs sur la santé augmentent à mesure que les concentrations de polluants dans l'air augmentent. Même une augmentation modeste de concentration (p. ex. les P2,5 et l'O3) peut entraîner une légère hausse, mais non moins mesurable, du nombre de visites aux salles d'urgence, d'hospitalisations et de décès prématurés.[1],[3]

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les effets sur la santé humaine, veuillez consulter ce qui suit :

Répercussions sur l'environnement

  • L'ozone troposphérique endommage la végétation, y compris les cultures, les fleurs, les arbustes et les forêts en interférant avec la capacité de production et d'entreposage de nourriture des végétaux. Ceux-ci deviennent ainsi plus vulnérables aux maladies, aux organismes nuisibles et aux perturbations environnementales.[4]
  • Les oxydes d'azote (NOx) et le dioxyde de soufre (SO2) peuvent devenir des gaz acides et des particules, ou causer ou accélérer la corrosion et la souillure des matériaux. De concert avec l'ammoniac, ils sont également les principaux précurseurs des pluies acides. Les pluies acides nuisent aux sols et aux plans d'eau, et perturbent la végétation et les animaux.[5]

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les répercussions sur l'environnement, veuillez consulter ce qui suit :

Répercussions économiques

  • Les effets sur la santé de l'ozone troposphérique et des particules fines (P2,5) peuvent réduire la présence au travail et la participation globale de la main-d'œuvre. Si l'on considère la hausse des coûts de la santé, les journées de travail perdues et les pertes de productivité des travailleurs, la pollution atmosphérique coûte aux Canadiens des milliards de dollars par année.[6]
  • Les niveaux d'ozone accrus ralentissent par ailleurs la croissance des cultures, des arbres et des plantes, entraînant ainsi des pertes économiques pour les industries agricole et forestière. Par exemple, on sait que les effets de l'ozone sur l'agriculture coûtent aux agriculteurs canadiens des millions de dollars en pertes de production chaque année.[7]

Pour obtenir de plus amples renseignements sur les répercussions économiques, veuillez consulter ce qui suit :


[1] Santé Canada (2008). Santé et changements climatiques : Évaluation des vulnérabilités et de la capacité d'adaptation au Canada.

[2] Statistique Canada (2009) Feuillets d'information sur la santé : Asthme, 2009, 82-625-X.

[3] Bureau de santé publique de Toronto (2004). Air Pollution Burden of Illness in Toronto: 2004 Summary.

[7] Environnement Canada – Dommages à l'infrastructure et aux industries canadiennes.