Espèces exotiques envahissantes nouvellement établies au Canada

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De janvier 2012 à décembre 2015, aucune nouvelle espèce exotique envahissante n'a été trouvée établie au Canada. Actuellement, 254 espèces sont réglementées par le gouvernement fédéral pour empêcher leur établissement au Canada, dont 23 qui ont été réglementées pour la première fois depuis janvier 2012, la date de référence. Aucune de ces espèces n'a été trouvée établie au Canada depuis la date de référence.

Des espèces végétales ou animales qui ne sont pas indigènes du Canada peuvent causer des dommages environnementaux et économiques à nos cours d'eau, à notre chaîne alimentaire et aux espaces naturels. La meilleure façon d'éviter les dommages que ces espèces causent est de prévenir leur introduction au Canada. Des mesures visant à réduire le risque d'invasion pourraient être prises ici chez nous, aux frontières du pays ou même dans d'autres pays.

La réglementation fédérale peut être conçue de manière à prévenir l'introduction ou la propagation d'espèces envahissantes au Canada. Les mesures réglementaires peuvent cibler les espèces à risque élevé, comme la carpe asiatique, ou les voies d'invasion à risque élevé, comme les eaux des ballasts des bateaux et les plantes ornementales faisant l'objet de commerce. Certaines voies ne peuvent pas être contrôlées (par exemple, certains animaux peuvent traverser ou survoler nos frontières). Une fois une espèce à risque élevé trouvée au Canada, des mesures d'éradication peuvent être prises pour prévenir son établissement. Par exemple, la diarrhée épidémique porcine, une maladie affectant les porcs, a été détectée en 2014 et les efforts d'éradication se poursuivent.

Les espècesNote de bas de page [1] peuvent être réglementées si une analyse de risque montre qu'elles sont potentiellement envahissantes et qu'il est probable que leur réglementation soit efficace.

Espèces exotiques envahissantes connues nouvellement établies au Canada, 2012 à 2015
AnnéeEspèces réglementées par le gouvernement fédéralEspèces non réglementées par le gouvernement fédéral
201200
201300
201400
201500

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Comment cet indicateur est calculé

Note : Les espèces sont considérées comme établies quand une population reproductrice est présente au Canada. Une espèce visée par des mesures d'éradication ne sera pas considérée comme établie tant qu'il ne sera pas jugé qu'elle est impossible à éradiquer.
Source : Agence canadienne d'inspection des aliments, Environnement et Changement climatique Canada et Pêches et Océans Canada (2016).

Une espèce exotique est une espèce introduite ailleurs que dans son aire de répartition naturelle passée ou présente du fait des activités humaines.Note de bas de page [2] Une espèce exotique envahissante est une espèce exotique qui est nociveet dont l'introduction ou la propagation menace l'environnement, l'économie ou la société, y compris la santé humaine.Note de bas de page [3] Des bactéries, virus, champignons, végétaux aquatiques ou terrestres, mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons et invertébrés (y compris les insectes et les mollusques) exotiques peuvent tous devenir envahissants.

Des centaines d'espèces envahissantes vivent au Canada, notamment de nombreuses espèces bien connues qui sont présentes depuis plus d'un siècle. Parmi les espèces envahissantes figurent des mauvaises herbes communes telles que le pissenlit et le chardon des champs, des oiseaux tels que le moineau domestique et l'étourneau sansonnet, des agents infectieux tel que le virus du Nil occidental, des ravageurs des cultures et des forêts tels que les tordeuses et le puceron lanigère du sapin et des invertébrés qui perturbent le fonctionnement des écosystèmes tels que le botrylle étoilé (un tunicier), la moule zébrée et les vers de terre. Outre les dommages environnementaux, ces espèces causent aussi des dommages économiques s'élevant à des milliards de dollars. Les mauvaises herbes envahissantes, par exemple, réduisent la productivité agricole et augmentent l'utilisation de pesticides. Les vers de terre, qui semblent inoffensifs dans un jardin, ont altéré le cycle des nutriments et la structure du tapis forestier dans les forêts de feuillus de l'Est et, au fil du temps, ils perturbent la nature des forêts mêmes.

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