Qualité de l'air

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La présence d'un ou de plusieurs polluants atmosphériques, tels que les particules solides ou liquides appelées particules fines (P2,5), l'ozone troposphérique (O3), les oxydes de soufre (SOx), les oxydes d'azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV), peut détériorer la qualité de l'air. Les principaux composants du smog en été sont l'O3 et les P2,5. Les niveaux de ces polluants dans l'air extérieur sont influencés par de nombreux facteurs, notamment la proximité de sources d'émissions locales, les conditions météorologiques, les réactions chimiques dans l'atmosphère et le transport des polluants atmosphériques par le vent sur de longues distances.

Les sept indicateurs sur la Qualité de l'air fournissent des renseignements sur les concentrations extérieures de cinq polluants atmosphériques : les P2,5, l'O3, le dioxyde de soufre (SO2), le dioxyde d'azote (NO2) et les COV. Ces polluants ont été choisis parce qu'ils comptent parmi ceux auxquels la plupart des Canadiens sont exposés et qu'ils peuvent avoir des effets néfastes sur la santé et l'environnement. De plus, ils contribuent à la formation de smog et aux dépôts acides.

Ces indicateurs sont calculés à l'aide de données obtenues dans le cadre du programme mis sur pied par le Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA), un partenariat concerté entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux, territoriaux et de deux administrations régionales, et de données recueillies par le Réseau canadien d'échantillonnage des précipitations et de l'air (RCEPA) exploité par Environnement et Changement climatique Canada.

Les indicateurs sur les P2,5 et un des indicateurs sur l'O3 sont conformes aux Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant (NCQAA) relatives aux P2,5 et à l'O3 qui servent de point de comparaison.Note de bas de page [1] Les NCQAA ont été établies sous forme d'objectifs en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) (LCPE 1999) en mai 2013 par le gouvernement fédéral. Ces normes sont les éléments fondamentaux du nouveau Système de gestion de la qualité de l'air (SGQA),Note de bas de page [2] que les ministres de l'Environnement, à l'exception de celui du Québec, ont décidé de mettre en œuvre en octobre 2012. Le SGQA offre un cadre pancanadien global qui favorise le travail de collaboration entre les gouvernements afin de mieux protéger la santé humaine et l'environnement par l'amélioration continue de la qualité de l'air.

Résumé

Entre 2000 et 2013, les valeurs des deux indicateurs nationaux pour les P2,5, concentration annuelle moyenne et concentration de pointe (98e centile) sur 24 heures, étaient inférieures aux NCQAA de 2015 pour les particules fines. En 2013, l'indicateur sur la concentration annuelle moyenne de P2,5 et celui sur la concentration de pointe (98e centile) étaient en deçà des NCQAA de 27 % et 29 % respectivement. Entre 1999 et 2007, l'indicateur national sur la concentration maximale (4e plus élevée) sur 8 heures d'O3 était très près des NCQAA, et il était inférieur aux normes entre 2008 et 2013. En 2013, norme, l'indicateur sur  l'O3 était de 11 % inférieur aux NCQAA de 2015.

Indicateurs sur la qualité de l'air pour les particules fines (P2,5) et l'ozone troposphérique (O3) relativement aux Normes canadiennes de la qualité de l'air ambiant définies pour 2015, Canada, 1999 à 2013

Graphique linéaire

Description longue

Le graphique linéaire montre les concentrations (exprimées en pourcentage) dans l'air ambiant de particules fines, de 2000 à 2013, et d'ozone troposphérique, de 1999 à 2013, par rapport aux Normes canadiennes de la qualité de l'air définies pour 2015.

Données du graphique
Indicateurs sur la qualité de l'air pour les particules fines (P2,5) et l'ozone troposphérique (O3) relativement aux Normes canadiennes de la qualité de l'air ambiant définies pour 2015, Canada, 1999 à 2013
AnnéeConcentration de pointe d'ozone (4e plus élevée) sur 8 heures
(relative aux NCQAA 2015 en pourcentage)
Concentration annuelle moyenne de particules fines
(relative aux NCQAA 2015 en pourcentage)
Concentration de pointe de particules fines (98e centile) sur 24 heures
(relative aux NCQAA 2015 en pourcentage)
19997,9Pas de donnéesPas de données
2000-6,2-34,0-28,3
20017,5-35,3-15,3
20028,1-29,3-5,1
20037,9-28,0-7,1
2004-5,1-35,7-14,0
20050,4-29,4-7,5
2006-2,3-37,5-27,7
20072,4-38,5-21,1
2008-4,8-37,7-27,5
2009-9,3-39,2-35,6
2010-5,1-29,1-7,6
2011-10,0-31,9-22,2
2012-3,9-36,5-32,5
2013-10,5-26,6-28,6

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Comment cet indicateur est calculé

Note : La ligne horizontale pointillée à 0 % représente les NCQAA de 2015 de chaque indicateur, elle a été ajoutée à titre d'information. Entre le milieu des années 2000 et 2013, on a progressivement installé de nouveaux instruments de suivi partout au Canada pour remplacer le vieil équipement. Ces nouveaux instruments permettent de mesurer une portion de la masse (semi-volatile) de P2,5 qui ne l'était pas auparavant. En raison des différences entre les vieux et les nouveaux instruments de suivi, les concentrations mesurées avec les nouveaux instruments pourraient ne pas être directement comparables aux mesures relevées au cours d'années où l'on a utilisé d'anciens instruments.
Source : Environnement et Changement climatique Canada (2015) programme du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique (RNSPA) et Réseau canadien d'échantillonnage des précipitations et de l'air (RCEPA).

Détails sur la qualité de l'air

Concentrations ambiantes de particules fines

Concentrations ambiantes d'ozone

Concentrations ambiantes de dioxyde de soufre

Concentrations ambiantes de dioxyde d'azote)

Concentrations ambiantes de composés organiques volatils

Thème I : Relever les défis des changements climatiques et de la qualité de l’air, tel que formulé dans la stratégie fédérale de développement durable.
Ces indicateurs sont utilisés dans la mesure du progrès vers l'atteinte de Objectif 2 : Pollution atmosphérique Réduire au minimum les menaces à la qualité de l'air afin que les Canadiens puissent respirer de l'air pur, qui appuiera également des écosystèmes sains de la Stratégie fédérale de développement durable pour le Canada 2013–2016.

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