Indicateur air-santé – ozone et particules fines

L’indicateur air-santé (IAS)Note de bas de page [1] représente les effets sur la santé publique imputables à l’exposition à la pollution de l’air au Canada. L’indicateur montre une tendance à la hausse pour la mortalité cardio-pulmonaire imputable à l’exposition à l’ozone (O3). Aucune tendance à la hausse ou à la baisse pour la mortalité cardio-pulmonaire imputable à l’exposition aux particules fines (P2,5) n’a été observée.

La mortalité cardio-pulmonaire ne résulte pas uniquement de l’exposition à la pollution atmosphérique, mais plutôt de la combinaison de divers facteurs de risque. Les autres facteurs de risque impliqués comprennent ainsi l’âge, le sexe, la race, l’obésité, les antécédents de tabagisme, le niveau d’éducation, l’état civil, le régime alimentaire, la consommation d’alcool et les expositions en milieu de travail. L’IAS vise à déterminer le facteur de risque pour la mortalité cardio-pulmonaire attribuable uniquement à l’exposition à la pollution atmosphérique (O3 and P2,5).

Le volet du modèle de l’IAS consacré à l’O3 révèle une faible tendance à la hausse depuis 1990 et suggère qu’environ 5 % des décès associés à des maladies cardio-pulmonaires étaient imputables à l’exposition à l’O3. Le volet du modèle de l’IAS consacré aux P2,5 ne relève quant à lui aucune tendance, que ce soit à la baisse ou à la hausse, entre 2001 et 2010. Environ 1 % des décès associés à des maladies cardio-pulmonaires pourraient être imputables à l’exposition aux P2,5.

Risque de mortalité cardio-pulmonaire imputable aux polluants atmosphériques, Canada, 1990 à 2010

Risque de mortalité cardio-pulmonaire imputable aux polluants atmosphériques, Canada, 1990 à 2010

Description longue

Ce graphique indique la part du risque de mortalité cardio-pulmonaire imputable à l’ozone et aux particules de l’indicateur air-santé. Le volet du modèle de l’indicateur air-santé consacré à l’ozone révèle une faible tendance à la hausse depuis 1990 et suggère qu’environ 5 % des décès associés à des maladies cardio-pulmonaires étaient imputables à l’exposition à l’ozone. Le volet du modèle de l’indicateur air-santé consacré aux particules fines ne relève quant à lui aucune tendance, que ce soit à la baisse ou à la hausse, entre 2001 et 2010. Environ 1 % des décès associés à des maladies cardio-pulmonaires pourraient être imputables à l’exposition aux particules fines.

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Comment cet indicateur est calculé

Note : Le pourcentage du risque de mortalité cardio-pulmonaire fait référence au pourcentage de risque de mortalité cardio-pulmonaire estimé par le modèle de l’IAS attribuable aux concentrations ambiantes d’O3 ou de P2,5. Les données sur la mortalité pour les années 2008 à 2010 n’étaient pas disponibles au moment du calcul de l’indicateur. Par conséquent, l’estimation du risque de mortalité pour ces années a été faite en utilisant la moyenne des risques de mortalité cardio-pulmonaire existants.
Source : Santé Canada, Bureau de la science de la santé environnementale et de la recherche, division des études sur la population.

Les Canadiens sont régulièrement exposés à la pollution atmosphérique provenant de sources extérieures telles que les transports et les activités industrielles. Cette exposition peut contribuer à l’apparition ou à l’aggravation de difficultés respiratoires, au développement de maladies pulmonaires chroniques, de crises cardiaques ou d’accidents vasculaires cérébraux. Ces effets sur la santé contribuent à une perte de productivité, à une augmentation des consultations chez le médecin et dans les salles d’urgence ainsi qu’à une hausse des hospitalisations et de la mortalité. L’IAS a été conçu en tant qu’outil permettant de surveiller les effets à long terme de l’exposition à la pollution de l’air extérieur sur la santé des Canadiens.

Plus précisément, l’IAS surveille la part de l’ensemble de la mortalité cardio-pulmonaire (tous les décès découlant de maladies du cœur et des poumons) qui peut être attribuée à l’exposition à deux importants polluants de l’air extérieur : l’O3 (surveillé dans 20 villes) et les P2,5 (surveillées dans 18 villes).

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

L’IAS est différent de la côte air-santé (CAS). Parmi les différences, l’IAS est un indicateur annuel et national alors que la CAS est spécifique à un endroit et mise à jour plusieurs fois par jour. Pour de plus amples renseignements, visiter le site de la CAS d’Environnement Canada.

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Thème I : Relever les défis des changements climatiques et de la qualité de l’air, tel que formulé dans la stratégie fédérale de développement durable.
Cet indicateur est utilisé dans la mesure du progrès vers l’atteinte de Cible 2.1 : Polluants atmosphériques - Améliorer la qualité de l'air extérieur en assurant la conformité aux limites d'émissions réglementées nouvelles ou modifiées d'ici 2020 et réduire du même coup les émissions de polluants atmosphériques à l'appui de l'atteinte des objectifs du SGQA de la Stratégie fédérale de développement durable pour le Canada 2013-2016.