Les dix événements météorologiques les plus marquants de 2005 : évènement sept

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7. La Colombie-Britannique manque de neige

Les prévisions hivernales pour la côte Ouest ont été plus chaudes et sèches que la normale. Cependant, personne n'a pu prévoir les rares chutes de neige et les minces accumulations de neige dans les stations d'hiver de la Colombie-Britannique. Les conditions d'enneigement n'avaient pas été aussi pathétiques au cours des dernières années et ont entraîné des pertes économiques énormes et la grande déception des amateurs de sports d'hiver. Pour ces derniers, les conditions n'auraient pas pu être pires : pluies record en janvier, période d'ensoleillement record en février et températures record en mars. Il faut ajouter à cette frustration des chutes de neige presque record en avril, au moment où la plupart des stations avaient abandonné la partie et fermé leurs portes pour la saison.

Une crête de haute pression tenace et forte au-dessus de la Colombie-Britannique a efficacement empêché les tempêtes hivernales de couvrir les deux-tiers sud de la province. Lorsque l'air humide est arrivé, il apportait souvent avec lui des épisodes de chaleur ou de pluies torrentielles et incessantes. Whistler-Blackcomb a reçu ses plus faibles précipitations de neige depuis l'ouverture de la station en 1966, entre le tiers et la moitié des accumulations saisonnières moyennes. Des pluies encore pires et excessives, beaucoup de soleil et des températures douces ont grugé le peu de neige tombée. Au mont Washington, sur l'île de Vancouver, la station de montagne reçoit généralement 9 m de neige par année. Cet hiver, les pentes étaient anormalement gazonnées et nues. Pendant la haute saison du ski, la neige tombée ne représentait qu'un insignifiant 12 % des accumulations normales. Ironiquement, la station a reçu en avril 360 impressionnants cm de neige, soit la plus importante chute de neige pour ce mois en 25 ans, et a pu offrir les meilleures conditions de ski de fin de saison de mémoire. À l'intérieur de la C.-B., très peu de neige est tombée. En février, Kelowna était plus sèche et plus chaude que Los Angeles, la température quotidienne étant au-dessus du point de congélation et sans neige, du jamais vu. À Kamloops, les skieurs de fond considèrent que ce furent les pires conditions en 44 ans. Intrawest, la principale corporation de stations, a déclaré que cette saison d'enneigement avaient offert aux skieurs les conditions les plus difficiles en 40 ans. Sur son site principal à Whistler, le nombre de visiteurs a chuté de 14 %, ce qui a fait perdre des millions de dollars à l'entreprise. étant donné qu'il y avait plus de boue que de neige poudreuse, les skieurs et les néviplanchistes ont abandonné les pistes de la C.-B. pour celles de l'Alberta, qui sont plus en altitude.

Malgré l'absence de l'hiver en Colombie-Britannique, les conditions étaient propices aux avalanches. À la fin mars, le Centre d'avalanches de la C.-B. a averti les skieurs de fond, les néviplanchistes, les raquetteurs et les motoneigistes d'être particulièrement prudents après une chute de neige fraîche (40 cm) et des températures printanières douces. De plus, plusieurs cycles rapides de gel et de dégel combinés à de forts vents ont créé un enneigement instable. Au Canada, 15 personnes meurent en moyenne dans une avalanche chaque année. En 2004-2005, on a dénombré six décès.

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