Modernisation du réseau canadien de radars météorologiques

Le gouvernement du Canada a annoncé le 28 février 2017 le remplacement de son réseau de radars météorologiques. Le réseau canadien de radars météorologiques compte actuellement 31 radars, incluant deux radars exploités en partenariat avec le ministère de la Défense nationale et un radar appartenant à l’Université McGill. Un contrat a été octroyé pour l’achat et l’installation de 20 nouveaux radars d’ici le 31 mars 2023. Le contrat inclut aussi jusqu’à 13 options pour installer des radars supplémentaires dans la même période de temps. Dans le cadre de ce projet, le réseau radars sera agrandi d’un radar qui sera installé dans la région du cours inférieur de l’Athabasca en Alberta.

Réseau canadien de radars météorologiques

Calendrier de remplacement

On prévoit que le premier radar sera installé en 2017-2018, et les autres radars seront remplacés à raison de quatre à sept appareils par an. Les informations quant au calendrier de remplacement des radars seront publiées lorsqu’elles seront disponibles. Plusieurs facteurs sont pris en considération pour déterminer l’ordre et le calendrier de remplacement des radars. Cela comprend la stabilité opérationnelle actuelle, la fréquence des mauvaises conditions météorologiques locales ainsi que l’emplacement et l’accès aux sites de radars. Les plans de conception et de construction des systèmes pourraient aussi avoir une incidence sur le processus décisionnel.

Polarisation double : une technologie de pointe

La technologie de polarisation double sera pleinement intégrée dans ces radars de pointe, ce qui permettra aux prévisionnistes de mieux faire la distinction entre la pluie, la neige, la grêle et la pluie verglaçante. En outre, les prévisionnistes seront mieux outillés pour distinguer la taille, la forme et la variété non seulement des particules de précipitations, mais également des particules autres que les précipitations comme les oiseaux, les insectes et les débris. Par conséquent, ils émettront des veilles et des avertissements météorologiques plus précis et en temps opportun pour les phénomènes météorologiques menaçants. Les Canadiens auront donc plus de temps pour prendre les mesures appropriées pour se protéger, ainsi que leur famille et leur propriété des effets des conditions météorologiques violentes.

  • Nouveaux radars météo

Élargissement de la portée de détection des tornades

Les nouveaux radars auront également une portée élargie pour la détection du temps violent permettant de couvrir une plus grande partie du Canada. La portée des radars Doppler sera ainsi augmentée jusqu’à 240 kilomètres, par rapport à la portée de 120 kilomètres des radars actuels. Doubler la portée des radars Doppler donnera aux Canadiens plus de temps pour se protéger et protéger leur famille des tornades et du temps violent. Élargir la portée des radars météorologiques permettra également un meilleur chevauchement des radars avoisinants en cas de panne.

Mieux servir les industries tributaires des conditions météorologiques

Les secteurs économiques tributaires des conditions météorologiques comme l’agriculture, l’exploitation des ressources naturelles, la pêche, la construction, l’aviation, le tourisme, les transports, la vente au détail et les investisseurs bénéficieront de données de meilleure qualité et d’une plus grande uniformité pour les épisodes de temps violent, les renseignements météorologiques étant essentiels à leur planification stratégique. Par exemple, les images des radars météorologiques sont utilisées pour permettre aux aéronefs de contourner de façon sécuritaire les phénomènes de temps violents.

L’amélioration de la qualité des données météorologiques permettra également une utilisation plus efficace des renseignements dans d’autres domaines, comme la gestion de l’eau, les images radar étant utilisées pour comprendre les effets des précipitations sur les bassins hydrographiques, en particulier à l’appui des prévisions des crues et des inondations par province.

Services météorologiques continus durant le processus de remplacement

Avant qu’un nouveau radar ne soit mis en service, il faut arrêter l’ancien radar. Comme nous le faisons dans les cas de maintenance régulière et de problèmes techniques imprévus, nous continuerons de fournir des services météorologiques à l’aide des données des radars avoisinants puisque, dans la mesure du possible, les zones couvertes par les radars se chevauchent. Les prévisionnistes en météorologie utilisent aussi l’imagerie satellitaire, des stations météorologiques de surface, des détecteurs de foudre et des modèles informatiques sophistiqués pour surveiller les mauvaises conditions météorologiques. La planification du remplacement des radars tiendra compte des périodes saisonnières de temps violent pour limiter le plus possible les interruptions, et tous les efforts seront déployés pour réduire au minimum les temps d’arrêt. Nous continuerons d’utiliser la page sur l’état du réseau de radars du Canada pour vous tenir informés.

Santé et sécurité

Ces nouveaux radars respecteront les limites d’exposition aux radiofréquences de Santé Canada dans tous les modes d’opération. Ces lignes directrices sont utilisées pour établir les distances sécuritaires quant à l’exposition aux radiofréquences pour le grand public. La conformité sera vérifiée par une tierce partie et doit être démontrée à Innovation, Sciences et Développement économique Canada avant qu’une licence de radiocommunication ne puisse être accordée.

Structure du radar

La structure du radar est composée d’un pylône en acier à treillis ouvert surmonté d’un radôme de 12 mètres de diamètre. La hauteur totale varie d’un site à l’autre selon l’emplacement et les environs. Généralement, les radars météorologiques mesurent environ 40 mètres de haut, soit l’équivalent d’un immeuble de 12 étages.

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