Faits marquants régionaux de 2005

Table des matières

Provinces de l'Atlantique

Autre tempête en janvier à Terre-Neuve

Le 17 janvier, les habitants de l'ouest de Terre-Neuve ont été enterrés sous une autre énorme chute de neige. Des vents de l'est soufflant à 100 km/h laissaient fréquemment des voiles blancs. La tempête a ensuite fait place à un refroidissement éolien extrême. Pendant la tempête, des écoles et des entreprises ont dû être fermées et les transports ont été perturbés. Les charrues ont dû être retirées des routes secondaires.

La neige se fait rare à l'Î.-P.-É.

Charlottetown a reçu seulement 12,2 cm de neige en février, dépassant de justesse son plus bas total jamais enregistré (11,2 cm en février 1998). Par contre, le record du plus bas niveau de précipitation a été battu : 22,9 mm par rapport à la marque précédente de 26,2 mm établie en 1981. Dans l'ensemble, le mois de février a été doux et sans histoire en raison de l'absence de tempêtes. Mais le manque de neige en a fait jaser plus d'un. Il est vrai qu'avec 100 cm d'accumulation de moins qu'en février 2004 et seulement six jours où des chutes de neige ont été enregistrées, les gens de Charlottetown étaient surpris de ce manque de neige dans ce qui est habituellement une des villes canadiennes les plus enneigées

L'hiver n'est pas encore terminé

Le 9 mars, à leur réveil, les Néo-Brunswickois ont été assaillis par un mélange de pluie, de vents et de neige - un dur rappel que l'hiver n'avait pas dit son dernier mot. Plus de 50 cm de neige sont tombés sur la ville de St. Leonard, 28 mm de pluie sont tombés sur Saint John et des rafales de 111 km/h balayaient Moncton. Environ 25 000 personnes ont été privées d'électricité pendant la tempête. Une semaine plus tard, les équipes de déneigement des villes du nord-est du Nouveau-Brunswick travaillaient encore jour et nuit pour déblayer les rues et enlever les bancs de neige de plus de 15 m. Pour certains qui ont la mémoire courte sur le plan météorologique, il s'agissait de la plus importante tempête jamais vue en fin d'hiver.

La Nouvelle-écosse, quant à elle, a dû faire face à des inondations et à des vents violents. Des gens étaient isolés du reste du monde par les crues et les glaces, et plusieurs ponts ont dû être fermés. C'est à McNabs Island que les vents les plus violents ont été enregistrés, à 140 km/h. Un habitant de Whitney Pier a même retrouvé son étable plusieurs mètres plus loin dans la rue le jour suivant. Les employés du Centre de prévision des intempéries de la région de l'Atlantique d'Environnement Canada à Dartmouth ont dû évacuer leurs bureaux, car l'édifice commençait à balancer. En fait, les spécialistes des prévisions météorologiques commençaient à avoir la nausée.

Marée de tempête et glaces

Le 16 mars, une marée de tempête provoquant des vagues de 10 m et transportant des tonnes de roches et de glaces a déferlé sur la côte est de Terre-Neuve, sur les péninsules d'Avalon et de Baie Verte, causant des millions de dollars de dommages. À Flatrock, les vents violents ont fait tomber des grues de 12 m utilisées pour retirer les crabes des bateaux. De la glace mince était projetée sur le rivage avec beaucoup de force, détruisant complètement des hangars, des brise-lames, des bateaux et des engins de pêche. Certains blocs de roche de la taille d'une petite automobile ont été retrouvés à plus de 10 m sur le rivage.

Tempête « Sheila's Brush »

Un vent violent du nord-est s'est abattu sur la partie sud de Terre-Neuve le jour suivant la Saint-Patrick, à la fin mars. Les pluies diluviennes qui sont tombées sur la péninsule de Burin ont emporté des parties de routes et inondé des sous-sols. La ville de St. Lawrence a reçu une énorme quantité de pluie - de 100 à 150 mm sur une période de 36 heures. Le maire de la ville a parlé de la pire tempête en dix ans. De nombreux sous-sols de maisons ont été inondés et beaucoup de routes ont été emportées. Un rapport non officiel fait état de précipitations de plus de 234 mm en une journée et demie. Dans le Nord, près de St. Anthony, la visibilité était nulle à certains moments en raison de la poudrerie et de la neige.

Débuts orageux pour la chasse aux phoques dans l'Atlantique

Le 29 mars, la chasse annuelle aux phoques dans le golfe du Saint Laurent s'est ouverte par une journée de mauvais temps, de mers turbulentes et de nouvelles tensions entre les chasseurs et ceux qui s'élèvent contre cette pratique dans le monde. Le mauvais temps a englouti un bateau de pêche de Terre-Neuve. Il a également gardé les observateurs écroués à Charlottetown. Le deuxième jour a amené avec lui des rafales de vent 90 km/h, des pluies glaciales et du brouillard. Quatre hélicoptères ont été forcés de se poser dans un champ près du Grand Tracadie à cause du brouillard épais. Dans un autre incident, cinq chasseurs de phoques ont dû sauter dans des vagues de 5 mètres recouvertes de glaces flottantes, déclenchant une importante opération de sauvetage au large des côtes de l'I-P-É.

La chasse aux phoques dans la région atlantique de Terre Neuve devait commencer le 12 avril, mais elle a été reportée deux fois en raison de la mauvaise température, des mers agitées et des glaces flottantes. La chasse a finalement commencé et s'est terminée le 20 avril. Le quota de 320 000 phoques a été atteint en dépit d'une horrible température.

Reconstruction de la piste d'atterrissage et brouillard à l'aéroport de Halifax

Les avis de brouillard épais et de restauration de la piste d'atterrissage à l'aéroport international de Halifax ont forcé l'annulation de dizaines de vols la fin de semaine de la Fête du Canada. La situation s'est répétée une semaine plus tard, immobilisant pour la deuxième fin de semaine d'affilée des centaines de voyageurs à l'aéroport ou les obligeant à se trouver un endroit où se loger.

Inondations de septembre à Stephenville

Des centaines de personnes dans l'ouest de Terre Neuve ont fui leur demeure lorsque des rivières gonflées de pluie ont inondé le centre ville de Stephenville le 27 septembre. Plus de 150 mm de pluie, derniers vestiges de l'ouragan Rita, se sont abattues sur la région faisant sortir de leur lit deux rivières de la localité. Le maire a déclaré l'état d'urgence lorsque l'eau a inondé les routes et emporté plusieurs ponts. Les agents de mesures d'urgence ont procédé à une évacuation porte à porte. Certaines personnes ont dû être secourues au moyen d'une chargeuse et d'un zodiac. Environ 80 maisons ont été inondées, l'eau ayant atteint la hauteur des fenêtres du rez de chaussée. Il a fallu plusieurs semaines avant que certains résidents puissent rentrer chez eux.

Moncton en mai et octobre en moussons

Cette année, Moncton a connu le mois d'octobre le plus pluvieux de son histoire. En effet, octobre a été le mois le plus pluvieux jamais enregistré, 277,8 mm de pluie s'étant abattus sur la ville. Le 8 octobre a été le jour d'octobre le plus pluvieux avec 126 mm de pluie. Le record précédent de précipitations de 103,1 mm a été établi le 21 octobre 1968. En plus d'avoir éclipsé son record de pluie d'octobre, Moncton a également battu son record de précipitations de tous les temps pour le mois de mai, avec 232,3 mm, surpassant l'ancien record établi en mai 1990. C'est la première fois que deux nouveaux records de précipitations mensuels étaient enregistrés dans la même année.

Québec

Un mois de mars ensoleillé à Montréal

Un nouveau record d'ensoleillement de 211,2 heures comparativement à la normale de 158,9 heures a été enregistré à l'aéroport P.E. Trudeau de Montréal. L'ancien record était de 205,4 en 1988.

Inondations printanières et évacuations

Le 28 avril, non moins de 100 mm de pluie sont tombée sur tout le Québec et le Nouveau Brunswick à un moment où la neige fondait à vue d'œil, créant des conditions propices aux inondations. Les rivières du Québec ont débordé causant des glissements de terrain et recouvrant les routes. Dans le village de Petite Rivière-St François, au nord de la ville de Québec, la crue des eaux a forcé plus de deux douzaines de familles à quitter leur maison - certaines pour plus d'une semaine. Les dommages étaient à ce point importants pour 30 maisons, que les autorités ont dû en interdire l'accès.

Déluges estivaux à Montréal

Montréal a connu un été ensoleillé et pluvieux. L'ensoleillement a dépassé 850 heures en juin, juillet et août compris - environ 12 % plus que la normale. Les précipitations totales, cependant, ont atteint presque 390 mm ou 145 % de la normale. Lorsqu'il a plu, il a plu à verse! Le 14 juin, une pluie diluvienne, vestige de la dépression tropicale Arlene, a laissé 40 mm d'eau, dont 30 mm en une heure. L'orage qui a frappé à l'heure de pointe du matin a inondé des sections des échangeurs, immobilisant les automobilistes pendant plus d'une heure. Les voitures n'ont pas tardé à se remplir d'eaux d'égout brutes. Les pluies ont également déclenché des glissements de terrain.

Durant les trois jours qui ont suivi, plus de 88 mm de pluie sont tombés sur Montréal, ce qui n'a fait qu'aggraver les problèmes des automobilistes et des résidents. Trois semaines plus tard, le 5 juillet, un orage bref mais abondant a inondé Montréal avec 64 mm de pluie, rendant certaines sections du système routier impraticables pour la troisième fois en moins d'un mois, à la différence cette fois que le l'orage a le perturbé le trafic de l'heure de pointe de l'après midi, laissant certaines voitures rouler dans l'eau jusqu'à la hauteur de la toiture. L'autoroute Décarie a été fermée dans les deux sens.

Vents d'automne violents

Le 29 septembre, presque un quart de millions de Québécois dans les régions sud et nord de la province ont été privés d'électricité après avoir été frappées par des vents de 90 km/h et des pluies abondantes. La région la plus touchée a été la vallée du Richelieu, au sud de Montréal. Les vents violents ont également causé des pannes d'électricité dans les Laurentides, au nord de Montréal, et dans les Cantons de l'Est. De nouveaux records de vitesse des vents ont été enregistrés à Dorval et à Gaspé.

Ontario

Et tout un dégel !

Dans le sud et l'est de l'Ontario, le 17 janvier, on se serait dit en avril ou en mai lorsque les températures ont grimpé pour une courte période à 18o C. À Toronto et à Niagara, les températures ont fait voler en éclats les records de température pour janvier. En fait, à Toronto - au point mort habituel de l'hiver - la ville a connu les journées les plus chaudes jusque-là pour les mois de janvier et février, selon des statistiques remontant à 1840. La dernière fois que la ville s'est rapprochée de ce raccord a été avec 16,7°C le 25 janvier 1950. Les citadins ont savouré ce moment, ouvert leurs manteaux et laissé chapeaux et mitaines à la maison. Les températures étaient à ce point inhabituelles qu'elles ont forcé la fermeture de certains centres de ski de l'Outaouais et endommagé les pistes de motoneige.

Les pires journées de l'hiver

Le 22 janvier, un puissant clipper albertain a balayé le sud de l'Ontario et apporté des blizzards traîtres, des voiles blancs aveuglants et des refroidissements éoliens dangereusement bas. Les chutes de neige les plus importantes ont été enregistrées près de la pointe ouest du lac Ontario, où les vents de l'Est ont soufflé des bourrasques d'effet de lac. La poudrerie a créé de larges courants de dérive et réduit à presque zéro la visibilité. La PPO a signalé plus de 800 accidents, surtout dans la région de Toronto et de Niagara, et des passages de l'autoroute 401 ont été fermés en raison de voiles blancs et de glace noire.

Quelques jours plus tard, une masse d'air arctique a envahi l'Ontario et fait chuter les températures sous les -25°C dans les régions de la province les plus au sud. C'était le début de la période la plus froide de l'hiver. À Kitchener-Waterloo, les températures ont plongé à -31.1°C, une des journées les plus froides de son histoire Chatham, un sans-abri a souffert d'hypothermie après avoir été piégé dans une boîte de dons de vêtements dans laquelle il s'était réfugié pour se protéger du froid. Elle s'est renversée, l'emprisonnant à l'intérieur. Le lendemain matin, une personne a entendu ses appels à l'aide. Une femme est également morte d'hypothermie dans un ruisseau de Tilbury.À Ottawa, le froid de canard a fait des ravages dans les conduites d'eau et sur les routes. Le refroidissement éolien de -40 a aussi engendré un engorgement dans les refuges pour sans-abri dans les grandes villes.

Les tempêtes de neige d'avril prolongent l'hiver

Une tempête tardive le jour du Poisson d'avril a laissé 35 cm de lourde neige mouillée sur le sud de l'Ontario et 50 mm de pluie. Elle était accompagnée de vents du Nord-Est soufflant entre 50 et 80 km/h. Le souffle de cette température d'hiver a créé des embouteillages monstres dans le sud de l'Ontario. Les précipitations mixtes ont provoqué 500 accidents. De plus, l'orage a rompu des lignes électriques dans plusieurs secteurs du sud de l'Ontario, privant des milliers de personnes d'électricité. La péninsule du Niagara a reçu les précipitations les plus importantes Kingston et à Ottawa, de nombreux citoyens ont dû faire face à des sous-sols inondés à la suite des pluies records et d'une généreuse fonte des neiges.

Les 23 et 24 avril, le printemps s'est terminé brutalement avec l'arrivée des neiges mouillées et des vents violents qui ont balayé le sud-ouest de l'Ontario. Les résidents de London, Windsor, Wiarton et d'autres municipalités de l'ouest de l'Ontario se sont réveillés sous une couverture blanche, leur rappelant que même si le printemps était arrivé depuis déjà un mois, l'hiver rôdait toujours. La bizarre tempête de fin de la semaine qui s'est abattue sur la région de London a provoqué une panne d'électricité et fait des ravages sur les routes. La neige abondante a fait ployer les branches des arbres et privé d'électricité les habitants de 19 000 demeures, dont la majorité du nord-ouest de London jusqu'à Grand Bend.

Windsor - Nouvelle ceinture de neige de l'Ontario

On parle souvent de Windsor comme la « ceinture de bananes du Canada » et l'une des villes où les averses de neige sont les moins abondantes de l'est du Canada. Pas cette année! De novembre 2004 à avril 2005, de généreuses précipitations neigeuses se sont abattues sur Windsor, s'élevant à 225,5 cm, un record fracassant - environ 100 cm de plus que l'accumulation normale de neige en hiver. Le record précédent était de 199,6 cm en 1969-1970. Vers le milieu de l'hiver, les résidents de Windsor savaient déjà que quelque chose d'exceptionnel était en train de se produire. Les quincailleries avaient vendu deux fois plus de sels de voirie et de pelles qu'à l'ordinaire. Vers la fin mars, le record de précipitations neigeuses était en voie d'être atteint, mais puisque la saison hivernale était presque terminée, ce record pour lequel la majorité des citoyens se réjouissaient semblait déjà hors d'atteinte. Toutefois, l'hiver refusait de mourir. Une tempête de neige printanière exceptionnelle s'est abattue sur Windsor les 23 et 24 avril, faisant cadeau à la ville du record d'hiver le plus enneigé de son histoire. Comme bonus, la ville pouvait se vanter du mois d'avril le plus enneigé de son histoire, avec un total de 31,6 cm.

Déluge à Barrie

Le 9 juin, un violent orage suivi d'une série de systèmes moins importants ont déversé entre 100 et 125 mm de pluie sur Barrie. En un rien de temps, la population a été inondée jusqu'à la taille. Des grêlons de la taille d'une pièce d'un cent sont tombés sur le centre-ville. Le déluge est survenu à peine quelques jours après que la ville eut souligné le vingtième anniversaire du passage d'une tornade dévastatrice qui a fait huit victimes en 1985. Cette fois-ci, l'eau a submergé des voitures jusqu'aux vitres et fait tomber des douzaines d'arbres. Cherchant frénétiquement un abri, les piétons luttaient contre le vent juste pour rester debout. La police a fermé des routes en raison des inondations, et des chemins de campagne ont été sectionnés.

L'indice UV de Toronto à un niveau extrême

Le 1er juin, l'indice UV (ultraviolet) de Toronto a atteint 10,56 (arrondi à 11). Cette valeur se classe dans la catégorie « extrême » dans l'échelle du rayonnement UV, qui en compte cinq. C'était la première fois que cette nouvelle catégorie était atteinte au Canada. Le phénomène a été causé en partie par de très bas niveaux d'ozone stratosphérique sur l'Ontario, inférieurs d'environ 4 % aux valeurs d'avant 1980 en raison de l'émission dans l'atmosphère de substances appauvrissant la couche d'ozone.

Dennis amène la pluie

Le 16 juillet, de fortes pluies provoquées par les restes de l'ouragan Dennis ont causé des inondations localisées dans la région de Kitchener. Un total de 112,5 mm de pluie sont tombés dans la journée.

Provinces des Prairies

Dur début d'année 2005 au Manitoba

Un puissant blizzard qui a frappé le sud du Manitoba dans les derniers jours de 2004 a continué de sévir au début de 2005. La tempête, qui a laissé 45 cm de neige dans certaines régions, a semé l'inquiétude concernant d'éventuelles inondations printanières. Les autoroutes entre Portage la Prairie et la frontière de la Saskatchewan ont été fermées en raison des mauvaises conditions. Les fortes précipitations ont immobilisé des voitures, frustré des chauffeurs d'autobus et forcé des centaines d'amateurs de hockey du Manitoba qui assistaient au Championnat mondial de hockey junior à Grand Forks, au Dakota du Nord, à dormir dans un stade de football. Des sections d'au moins dix autoroutes de la province ont été fermées. Et lorsque les précipitations ont diminué, des vents de 65 km/h soufflant sur la neige ont réduit la visibilité dans les secteurs périphériques. Il a fallu presque une semaine pour enlever toute cette neige, et deux personnes ont perdu la vie en raison de la tempête.

Un froid extrême

Durant la première semaine de janvier, de l'air glacial venu de l'Arctique a soufflé sur l'Ouest canadien. Le gel intense qui s'est installé pendant plusieurs jours a provoqué des bouchons de circulation et a rendu dangereux le travail à l'extérieur. Plusieurs vols ont été retardés en raison du temps supplémentaire requis pour réchauffer les avions. SaskEnergy et SaskPower ont enregistré des records de consommation, tout comme Manitoba Hydro, dont la demande a atteint une pointe de 4261 mégawatts. La nuit du 16 au 17 janvier, où la température a baissé à -40°C et moins, a été le moment le plus froid de l'hiver. Le refroidissement éolien donnait l'impression que la température était inférieure de 10 autres degrés. Des centaines de winnipégois ont dû composer avec des conduites d'eau gelées, des tuyaux d'extincteurs brisés et des cheminées bloquées, et les hôpitaux ont signalé un plus grand nombre de gelures qu'à la normale durant la semaine.

Un record de hockey sur glace

Le 19 février à Edmonton, une quarantaine d'hommes épuisés ont atteint leur but qui était de jouer la plus longue partie de hockey sur glace de tous les temps - plus de dix jours, soit deux de plus que le précédent record que détenaient des résidents de Moosomin, en Saskatchewan -, ce qui leur a mérité une mention dans le Livre des records Guinness. La température durant la partie a oscillé entre 12°C et -15°C. La partie a été jouée sur une glace extérieure maison et s'est terminée par une marque d'environ 1700 à 1600.

Un vent destructeur au Manitoba

Des nuages de tempête ont rempli le ciel du Manitoba à la fin de la journée du 30 juillet. Annoncé par de nombreux éclairs, un orage a déversé jusqu'à 60 mm de pluie en deux heures sur la partie sud de Winnipeg. Des grêlons de la taille de balles de golf sont tombés sur Selkirk. Dans la région d'Otterburne, la tempête et des vents d'environ 150 km/h ont fait tomber des centaines d'arbres. Sur une ferme, dix des plus gros ormes se sont brisés en deux et sont tombés sur des serres. Plus loin, des vents rectilignes ont soulevé d'immenses roues d'irrigation de 15 tonnes chacune et les ont projetées à l'autre bout de la propriété. À Sandilands, pas moins de 800 pins ont été déracinés dans le village, qui ressemblait à une zone de guerre. Les automobilistes ont dû emprunter le fossé pour éviter les arbres et les branches qui jonchaient la route.

Déluge à Maidstone

Le 23 août, plus de 120 mm de pluie sont tombés à Maidstone, en Saskatchewan. Le maire a déclaré l'état d'urgence lorsque la station des eaux usées s'est mise à refouler. L'averse soudaine a inondé un grand nombre de sous-sols, submergé des terres cultivées et privé d'eau les 1 200 habitants du village pendant plus de 24 heures. Avec les champs saturés et les cultures renversées sous l'eau et la boue, les espoirs de ceux qui espéraient une récolte exceptionnelle ont été anéantis. Au nord, les pluies intenses ont gonflé les lacs et les bassins fluviaux. Le niveau de la rivière Churchill a été élevé comme jamais depuis que des données d'observation ont été recueillies pour la première fois à la fin des années 1920.

Premier rugissement de l'hiver

Durant le week-end après la fête du Travail, pluies et neige abondances (45 cm) se sont abattues sur le Sud de l'Alberta. Dans le Crowsnest Pass, l'électricité a été coupée, et des arbres, brisés en deux. Les services publics d'électricité ont indiqué qu'au moins 50 pylônes sont tombés en raison de la neige. Le mauvais temps a aussi causé beaucoup de dommages sur les routes et fait craindre une répétition des inondations dévastatrices de juin. Alberta Environment a diffusé des avis de débit d'eau élevé pour plus de 20 voies navigables dans la régionÀ Calgary, les crues ont inondé des sous-sols et paralysé la circulation. Des agriculteurs ont grimacé à l'idée de retarder une récolte prometteuse. Les collectivités de Cardston, Raymond et Pincher Creek dans le Sud de l'Alberta, ainsi que Fernie et Sparwood dans le Sud-Est de la Colombie-Britannique, ont été parmi les plus affectées.

Le 10 septembre, la tempête s'est déplacée en Saskatchewan, laissant derrière elle une traînée de branches brisées, de poteaux de téléphone renversés et de champs détrempésÀ Saskatoon, plus de 50 mm de pluie sont tombés en 24 heures. À LeRoy, village situé à environ 120 km à l'est de Saskatoon, plus de 175 mm de pluie ont transformé la crique habituellement calme en une large rivière qui a détruit les passerelles d'un terrain de golf et emporté des récoltes en andains.

Colombie-Britannique

L'hiver a duré une semaine à Victoria et à Vancouver

La première semaine de janvier a amené le seul temps hivernal de la saison sur la côte Sud de la Colombie Britannique. Victoria a reçu plus de 46 cm de neige - près de ce qu'elle reçoit en un an, c'est à dire 48 cm -, dont 23,4 cm le 7 janvier. Par moments, les automobilistes avançaient au ralenti sur des routes glissantes. Beaucoup sont demeurés à la maison. On a mis à profit le sel, le sable et les traîneaux, et les rayons des magasins de vidéos ont été pris d'assaut. La société provinciale d'assurance a rapporté une hausse de 30 % du taux d'accident. Sur le continent, des véhicules dans les fossés, des accidents et des vols de voiture ont tenu la police en alerte. Les taxis et les entreprises de remorquage ont profité de la manne, qui a fait doubler leur chiffre d'affaires hebdomadaire. Le 7 janvier en fin de journée, Vancouver avait enregistré 12,2 cm de neige en deux jours.

Un record d'ensoleillement à Vancouver pour un mois de février! Quoi que…

Victoria a connu en 2005 son mois de février le plus ensoleillé dans les annales (193,6 heures). L'ancien record, qui datait de 1996, était de 151,5 heures. Le total normal d'ensoleillement est de 88,9 heures. Même si les nuits sont plus froides lorsqu'il y a moins de nuages, les journées ont été presque parfaites pour les amateurs de tennis, de golf et de randonnée de la ville. Tourism Victoria a entrepris son décompte annuel de fleurs, au grand agacement du reste du Canada. Pour les intéressés, plus de 3,7 milliards de fleurs ont finalement été dénombrées, soit beaucoup plus que les 1,8 milliard en 2004.

Vancouver a affiché avec fierté un record d'ensoleillement en février - plus de 151 heures -, mais le chiffre exact ne sera jamais connu, car quelqu'un a pris la clé des champs avec l'héliographe d'Environnement Canada. Le globe de verre mesurant 12 cm de diamètre vaut plus de 2 000 dollars et ressemble à une boule de cristal. Les médiums et les diseurs de bonne aventure sont dans les premiers suspects!

Coulée de boue sur la Sea-To-Sky

Le 20 mars, une coulée de boue a mis en pièces des sections de l'autoroute Sea-to-Sky de Vancouver à Whistler, ce qui a forcé les voyageurs en direction des centres de villégiature pour la semaine de relâche à faire demi-tour. Un grand nombre de ces vacanciers coincés et frustrés étaient en route vers le centre de ski de Whistler afin de profiter d'une nouvelle chute de neige (55 cm) durant le premier week-end du congé. De l'équipement utilisé pour le projet de 600 millions de dollars visant à améliorer l'autoroute pour les Olympiques de 2010 a servi à déblayer la chaussée recouverte de près d'un mètre de boue et de débris. La côte Sud a aussi subi des forts vents, qui ont provoqué des pannes d'électricité dans certains quartiers de Vancouver.

Un mois de juin sombre

Vancouver, qui adore le soleil, a broyé du noir pendant tout un mois; c'est que la ville a subi l'un des mois de juin les plus sombres dans les annales. En effet, elle n'a profité que d'un maigre 148,5 heures d'ensoleillement alors que la normale est de 229 heures. La couverture nuageuse stationnée au dessus d'elle était une conséquence d'une dépression persistante sur les îles de la Reine-Charlotte. Les températures maximales quotidiennes étant d'environ 20°C la plupart du temps, peu de gens ont fréquenté les plages. Conséquences de cette disette, des salons de bronzage ont déclaré de bonnes affaires, mais la production de miel a chuté à des niveaux jamais enregistrés. Dans l'Okanagan, on a subi l'un des mois de juin les plus pluvieux de l'histoire. À Kamloops, 86,2 mm de pluie sont tombés alors que la normale est de 35,2 mm. Si les tempêtes qui se sont succédé ont maintenu l'ensoleillement à un bas niveau, elles ont aussi tenu les feux de forêt en échec.

Nord

Tempête à Tuk!

Durant la deuxième semaine de janvier, une tempête s'est abattue sur Tuktoyaktuk, un hameau d'environ 1000 personnes dans les Territoires du Nord-Ouest. Les températures ont descendu au-dessous de - 30°C, et les vents ont soufflé à plus de 117 km/h. Des familles ont été privées d'électricité pendant cinq jours, et les services d'aqueduc et d'égout ont été interrompus. Cinq maisons ont été complètement envahies par le gel, probablement en raison de tuyaux éclatés et de pompes brisées. Une famille sans électricité a dû faire fondre de la glace avec un réchaud de camping afin d'évacuer l'eau des toilettes.

Couche d'ozone trouée et amincie

En janvier, les températures glaciales dans l'atmosphère au-dessus de l'Arctique ont poursuivi l'amincissement de la couche d'ozone. Ce phénomène a sonné l'alarme en ce qui concerne l'augmentation des rayons UV et les conséquences négatives sur la santé humaine durant la saison chaude. Les températures ont chuté à - 89°C dans la stratosphère selon les stations météorologiques du Nord canadien, du jamais vu en environ un demi-siècle. Le froid extrême rend possibles des réactions chimiques entre les nuages stratosphériques polaires et les chlorofluorocarbones, ce qui libère du chlore destructeur d'ozone. En janvier, l'ozone au-dessus de l'Arctique était de 10 % plus mince que durant le même mois l'année précédente.

Budget retardé à cause du temps

Le 24 février, les politiciens du Nunavut ont eu une journée blanche en raison d'un blizzard déchaîné qui a forcé le gouvernement à annuler le dépôt du budget de 2005-2006 à l'assemblée législative d'Iqaluit. « Je ne crois pas qu'un budget ait jamais été annulé dans l'histoire du Canada à cause du temps », a déclaré le ministre des finances. Avec des rafales soufflant à 91 km/h sur la nouvelle neige, le blanc dehors a été total. Même les taxis d'Iqaluit ont cessé de fonctionner.

Les sauvetages sont plus fréquents dans le Nord

Le 1er mars, durant un blizzard, quatre Autochtones partis à la chasse au morse ont abandonné en pleine mer leur imposant canot, la canalisation d'essence du moteur étant gelée. Déployant de nombreux efforts, ils ont atteint un morceau de glace qui passait. Soudainement, une vague immense a jeté à l'eau un vieux chasseur. Puis, de façon tout aussi inopinée, une autre vague géante s'en est emparée et l'a ramené sur le morceau de glace. Des sauveteurs en hélicoptère ont ramené les chasseurs en toute sécurité dans leur village de Cape Dorset, au Nunavut.

Asseoir notre souveraineté dans le Nord

Le 6 avril, après avoir attendu presque une semaine que le temps violent de l'Arctique se calme, un petit contingent de soldats canadiens équipés de motoneiges militaires s'est déployé sur l'archipel arctique canadien. La patrouille devait commencer ses activités à la fin de mars, mais des vents forts et une visibilité réduite l'ont empêchée d'atteindre Isachsen pendant quatre jours. Lorsque les manœuvres ont débuté, le mauvais temps, encore aux talons des Rangers canadiens, a retardé la simulation d'un écrasement d'avion visant donner une formation de premiers intervenants aux réservistes. Le blanc dehors intégral a cloué au sol tous les aéronefs pendant deux jours.

Quantité de neige record cette année dans certaines parties du Nunavut

À Rankin Inlet (Nunavut), environ 300 cm de neige sont tombés entre septembre et mai inclusivement, soit environ 250 % de plus que la normale. Dans le seul mois d'avril, 94,6 cm de neige ont été reçus. Les grosses chutes de neige en une journée sont rares dans cette partie de l'Arctique. En moyenne, Rankin Inlet reçoit 12 cm de neige ou plus seulement une fois aux deux ans. En octobre 2004, cela s'est produit à deux reprises. En tout, 73,4 cm de neige sont tombés en octobre, alors que la normale est de 23,1 cm. Des nouveaux records d'abondance ont été établis en avril et en octobre. Par ailleurs, d'autres stations ont rapporté des chutes de neige importantes. Par exemple, le total hivernal auquel Arviat était arrivé à la mi mai était de 274 cm, alors que la normale est de 104 cm. Les 26,4 cm reçus le 28 avril représentent la plus grosse bordée reçue par Rankin Inlet en une journée. Au printemps, ces accumulations ont provoqué des débordements de lacs et de rivières en plus d'être en partie responsables de plusieurs décès dans les Territoires du Nord-Ouest.

Sauvetage dramatique sur le mont Logan

À la fin de mai, le mauvais temps a piégé trois Britanno-Colombiens qui étaient au Yukon pour escalader le mont Logan - le plus haut sommet au Canada. Le danger causé par le froid, le vent très fort et la neige abondante a empêché les autorités de secourir les alpinistes. Ceux-ci sont restés coincés sans abri à 5500 mètres dans un blizzard féroce pendant deux jours. Ils ont souffert d'hypothermie, de gelures graves et du mal de l'altitude. L'un d'eux a dû se faire amputer tous les doigts.

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