Faits marquants régionaux de 2007

Table des matières

Canada atlantique

Ne cessera-t-il jamais de neiger à St. John’s?

Avec cinq tempêtes en un mois, la neige s’est accumulée à une telle hauteur, dans l’est de Terre-Neuve, que les équipes de la voirie ne savaient littéralement plus où la mettre. Le 19 février, la dernière tempête a fait rage; elle a désorganisé les conducteurs, les piétons et les voyageurs par avion. Jusqu’à 40 cm de neige combinés à des vents en rafales dépassant 100 km/h ont enseveli les voitures sur plusieurs routes ralentissant ainsi l’enlèvement de la neige. Toutes les écoles et la plupart des entreprises ont fermé leurs portes. Taxis et autobus ont été retirés des rues et Postes Canada a annulé ses livraisons. À St. John’s?, plus de deux mètres de neige sont tombés entre janvier et février.

La tempête de Sheila

À la mi-mars, alors que les habitants des provinces maritimes pensaient que le pire était passé, une tempête est venue recouvrir la région d’une couche de neige et de glace. Plusieurs heures de pluie ont suivi. Le sud du Nouveau-Brunswick a reçu entre 10 et 20 cm de neige et entre 35 à 40 mm de pluie; 5 à 10 heures de pluie verglaçante sont venues compléter le tableau. L’eau s’est accumulée dans de nombreuses rues de la ville ce qui s’est avéré dangereux pour les piétons autant que pour les automobilistes. À Grand Etang, en Nouvelle-Écosse, des rafales ont atteint 146 km/h.

Noël à Pâques

Partout dans les Maritimes, on se serait cru à Noël plutôt que le dimanche de Pâques après qu’une tempête ait recouvert la région d’une bonne couche de neige. Avril s’est avéré le mois le plus enneigé de l’hiver et du printemps 2007. À Moncton, la Ville a dû ressortir ses chasse-neige et ses tracteurs pour nettoyer les rues. À Halifax, des centaines de voyageurs qui se trouvaient à l’aéroport international ont dû subir des retards et des vols ont été annulés. Les habitants de l’Île-du-Prince-Édouard se sont réveillés le matin de Pâques pour contempler plus de 30 cm de neige que des rafales de 90 km/h ont transformé en blizzard. De nombreux services religieux ont été annulés. La tempête a poursuivi sa route vers Terre-Neuve-et-Labrador déversant jusqu’à 30 cm de neige en bourrasques.

Les dernières manifestations de l’hiver

Une semaine après Pâques, un puissant nordet s’est abattu sur le Canada atlantique après avoir frappé le nord-ouest des États-Unis, l’est de l’Ontario et le sud et l’ouest du Québec. À Saint John au Nouveau-Brunswick, des rafales atteignant 80 km/h accompagnés de 60 mm de pluie ont fait voler les objets qui n’étaient pas fixés comme des fétus de paille. Environnement Canada a émis un avertissement d’onde de tempête avec inondations par endroits pour toute la côte atlantique de la Nouvelle-Écosse en raison de forts vents d’est combinés à des marées de printemps particulièrement élevées.

Première journée de l'été – pluvieux et venteux

Le 22 juin, un orage et une onde de tempête ont martelé l'intérieur de la Nouvelle-Écosse. Des pluies torrentielles accompagnées de fréquents éclairs ont déversé 50 mm d’eau en moins d’une demi-heure et ont dévasté plusieurs comtés. À Lunenburg, des grêlons gros comme des cerises ont été ramassés à la pelle. Dans la rue principale de Shubenacadie, les automobilistes ont dû patauger dans l’eau jusqu’aux genoux, leurs véhicules étant en panne. L’eau a recouvert les routes provinciales, ce qui a rendu les dépassements dangereux.

L’année des tornades au Nouveau-Brunswick

Le 26 juin, une puissante tempête de vent avec une tornade en son centre a frappé la région de Petitcodiac-Salisbury au Nouveau-Brunswick. Environnement Canada a confirmé la présence d’une tornade après avoir rencontré des témoins oculaires et examiné les dégâts. La tempête a jeté des arbres au sol et a projeté au loin des brouettes et des débris provenant d’un terrain de jeux. La tornade a par ailleurs ramassé un trampoline et l’a projeté dans un pâturage à une distance de 18 m. Elle a également projeté à peu près à la même distance deux balanciers en fonte (pesant plus de 50 kg chacun).

Le 3 août, une énorme tempête d’été a traversé le Nouveau-Brunswick causant des pannes d’électricité qui ont duré de nombreuses heures. Les habitants de la région ont soupçonné qu’il s’agissait d’une tornade, ce qu’a confirmé plus tard Environnement Canada en précisant que dans la région de White Rapids l’intensité de la tempête avait atteint la cote F2. La destruction de plusieurs bâtiments de ferme ainsi que la signature cyclonique identifiée sur un radar Doppler ont amené les officiels à confirmer la présence d’une tornade. En plus du vent, de la pluie et des éclairs, des grêlons de la grosseur de cubes de glace ont frappé la région de Miramichi.

Le coup de vent acadien

Le 9 août, des coups de vent provenant d’une tempête passagère ont infligé des dégâts considérables dans toute la Péninsule acadienne du Nouveau-Brunswick et dans l’Île-du-Prince-Édouard. Des vents dévastateurs ont atteint une vitesse se situant entre 130 et 140 km/h dans la région du détroit de Northumberland, laissant ainsi 2000 personnes sans électricité. Le Pont de la Confédération a dû être fermé en grande partie à la circulation pendant 10 heures. La tempête a amené Pêches et Océans Canada à retarder de deux jours le début de la saison de la pêche au homard. Le déferlement du ressac a endommagé plusieurs bateaux et quelques quais. Un pêcheur a perdu 80 casiers à homards.

Toute une famille de trombes à l’Île-du-Prince-Édouard

Le 19 août, plusieurs habitants de la côte de Westmoreland et Argyle sur l’Île du Prince Édouard ont remarqué des douzaines de trombes au large. Les trombes tirent leur énergie des eaux chaudes et se dissipent rapidement lorsqu’elles atteignent la rive. Des trombes de bonne dimension sont susceptibles de retourner de petits bateaux. À l’aéroport de Charlottetown, un observateur météorologique a rapporté la présence de grêlons gros comme des billes ainsi que plusieurs nuages en entonnoir.

Inondations soudaines en septembre sur l’île du Cap-Breton

À la suite de pluies torrentielles qui ont laissé 64 mm d’eau sur une période de jours au cours de la fin de semaine de la fête du Travail, plusieurs emportements se sont produits sur les routes et les chemins de l’ensemble de l’île du Cap-Breton. Le coût des réparations a dépassé les deux millions de dollars. Une semaine plus tard, une section de route entre l’île Christmas et Big Beach s’est effondrée sous la force des eaux déchaînées à la suite d’un autre déluge de 75 mm. Plus tard au cours du même mois, il y a eu au moins trois autres journées au cours desquelles plus de 25 mm de pluie sont tombés pour un total de 185 mm pour le mois. Des inondations ont causé de nombreux affouillements, des écroulements des revêtements goudronnés et des glissements de terrains.

Des vents semblables à ceux d’un ouragan affectent l’ensemble du Labrador

Le 20 septembre, des vents violents ont traversé le centre et les côtes du Labrador laissant derrière eux une véritable traînée de destruction. Dans la région de Happy Valley-Goose Bay, les vents ont atteint 117 km/h, sans toutefois battre le record de septembre. À leur vélocité maximale, les vents ont créé des nuages de sable qui ont soufflé à toute vitesse le long des rues, réduisant ainsi la visibilité pour les conducteurs et les piétons. Les vents ont emporté des toits et des revêtements et ont déraciné des centaines d’arbres suscitant ainsi de nombreuses pannes de courant.

Un été de pluie record pour Halifax

Il serait difficile d’imaginer un été pire pour les habitants d’Halifax. Entre juin et août, il est tombé 559 mm de pluie, soit le double de la quantité estivale normale. Le record de 45 mm établi en 1985 a ainsi été aisément battu. Il n’y a eu que 16 jours sans pluie en juin et juillet sur un total de 61. Les fins de semaine de l’été ont été particulièrement pluvieuses et lugubres. Sur les 36 journées fériées et de fin de semaine entre le 19 mai et le 3 septembre, seules 10 n’ont pas eu de pluie et seulement deux des 16 fins de semaine sont demeurées sèches.

Québec

Quelques bombes météorologiques

Le 20 janvier, un intense système dépressionnaire remontait la côte est, déversant jusqu’à 90 cm de neige sur la Gaspésie. La tempête s’est déchaînée, devenant une sorte de « bombe météorologique » avec des vents qui poussaient la neige, produisant voiles blancs et poudrerie. C’était la première grosse tempête de la saison, ce qui compliquait encore la conduite automobile. Une rafale de vent maximale de 120 km/h a été observée à la pointe Heath, à l’île d’Anticosti.

Au cours de la première semaine d’avril, un système dépressionnaire sur les Grands Lacs pénétra lentement dans le sud du Québec. La dépression se joignit à une puissante tempête du nord-est située en Nouvelle-Angleterre. Ce système hybride, qui transportait beaucoup d’humidité, déversa des quantités importantes de neige – jusqu’à 100 cm dans la région montagneuse de Charlevoix. Gaspé reçut près de 40 cm de neige. Les vents forts associés à la neige et à la pluie rendirent la visibilité nulle dans certains secteurs entre Lévis et Montmagny le long de l’autoroute 20, entraînant de nombreux véhicules hors de la chaussée. L’agglomération montréalaise reçut moins de 10 cm de neige, mais l’épaisse neige fondante compliqua les déplacements à pied ou en voiture. La tempête laissa plus de 150 000 Québécois sans électricité. Beaucoup de ceux-ci vivaient dans les régions des Laurentides et de Lanaudière. La visibilité était également réduite sur de nombreuses routes et autoroutes du Québec. Quatre personnes furent tuées et dix autres blessées, dont trois grièvement, quand un minibus transportant des ouvriers à la volaille a heurté un camion gros porteur à Sainte-Geneviève.

Réchauffement constant de l’Arctique

La localité de Kuujjuaq, dans le nord du Québec, a connu une incroyable série de 25 mois consécutifs avec des températures au-dessus de la normale, de février 2005 à février 2007 inclusivement.

Crues soudaines dans l’Outaouais

Les 19 et 20 juillet, un système météorologique progressant lentement près de l’Atlantique et produisant des pluies abondantes traversa les Appalaches et balaya la vallée du Saint-Laurent et la vallée de l’Outaouais voisine. La tempête inonda des champs et lessiva des sections d’une route de l’ouest du Québec, créant une rigole qui fit interrompre le service du populaire train à vapeur Hull-Wakefield. Dans la région québécoise du Pontiac, la police ferma une partie de la route 303 quand 100 mm de pluie lessivèrent 100 mètres de chaussée. La tempête déracina également plusieurs arbres centenaires. De l’autre côté de la rivière des Outaouais, le déluge causa d’abondants dommages et certains pluviomètres recueillirent plus de 170 mm de pluie. L’averse torrentielle fit flotter des balles de foin et éroda des routes de gravier.

Seulement une microrafale

Au début de la soirée du 27 juillet, une puissante tempête semblable à une tornade parcourut le secteur Vaudreuil-Soulanges-Huntingdon. Elle dura une quinzaine de minutes et fut accompagnée de grêle de la taille d’une balle de golf, de plus de 30 mm de pluie et de vents de plus de 75 km/h. Des rafales plus fortes brisèrent des poteaux d’électricité, déracinèrent des arbres centenaires et firent s’écrouler une tour de télécommunications. Environnement Canada confirma que la tempête n’était pas véritablement une tornade, mais une microrafale tout aussi forte – un courant d’air intense descendant soudain sur un petit secteur.

Crue soudaine mortelle

Les 8 et 9 août, un système dépressionnaire arriva dans le centre du Québec et s’intensifia rapidement. En Gaspésie, la tempête déversa de 80 à 115 mm de pluie en 12 heures. On observa des rafales de 93 km/h. La tempête causa les pires inondations depuis des décennies, emportant trois ponts et en endommageant deux autres, isolant des parties de la péninsule et emportant plusieurs maisons mobiles et des remises. Un couple de personnes âgées vivant près de la rivière à Rivière-au-Renard se noya dans la crue. Les pompiers et la police évacuèrent les habitants au moyen de canots à rames et d’embarcations gonflables Zodiac. Dans certains cas, ils durent nager dans les hautes eaux de la crue pour sauver des gens.

Le vent violent de La Tuque

Les 12 et 13 août, une violente tempête passa à environ 60 km au nord de La Tuque, produisant une faible tornade de catégorie F0 qui fit sortir une maison de ses fondations et arracha la moitié du toit. Le vent projeta un canot à plusieurs mètres de distance et déracina ou abattit de 50 à 75 arbres mûrs. Des grêlons de deux à quatre cm de diamètre s’abattirent sur La Tuque. Les dommages s’étendirent sur un couloir d’environ un km de longueur et à peine 35 m de largeur.

Ontario

Le patinage sur le canal Rideau est presque parfait

Le 12 mars, la patinoire du canal Rideau a clôturé sa 37e saison à cause de la douceur des températures, à un jour à peine du record de la saison la plus longue, soit celle de 2004. On a eu sur la patinoire la plus longue du monde 45 jours consécutifs de patinage après une inauguration tardive en raison de températures exceptionnellement élevées. À cause du temps doux en décembre et janvier, certains se demandaient si le canal finirait par ouvrir. Mais avec la vague de froid de la seconde moitié de janvier et grâce aux techniques modernes de fabrication de la glace, celle-ci a vite épaissi et le canal a été ouvert aux patineurs le 2 février. Le grand froid persistant a permis à la glace d’épaissir constamment.

Enfin la neige – mais que de neige!

À Sault Ste. Marie, plus de 100 cm sont tombés au cours des dix premiers jours de février, dont deux blizzards de 24 heures record à trois jours de distance. De l’air arctique glacial a traversé les eaux encore tièdes du lac Supérieur et il en est résulté une machine à neige perpétuelle durant plusieurs jours. Plus au sud, dans les ceintures de neige de la baie Georgienne et du lac Huron, d’aucuns ont prétendu que c’était trop de neige trop tard. Certains endroits ont été ensevelis sous le plus épais manteau de neige jamais tombé en février, ce qui, par moments, a empêché les skieurs de se rendre jusqu’aux pistes de ski.

Un mois de mars qui commence en lion

La première semaine de mars amena avec elle une tempête qui fit rage de Winsdor à Ottawa. On eut droit à tous les types de temps : neige abondante, grésil, pluie, pluie verglaçante ainsi qu’un peu de tonnerre et d’éclairs pour faire bonne mesure. Pour empirer encore les choses, de forts vents soufflant en rafale rabattaient la mixture cinglante dans les visages des piétons et réduisaient la visibilité des automobilistes à zéro. Ceux qui avaient opté pour les transports en commun devaient supporter une longue attente et il leur fallait trois heures pour effectuer un trajet de 30 minutes. Le mauvais temps retarda ou obligea à annuler plus de 100 vols à l’Aéroport international Lester B. Pearson de Toronto. Les élèves habitant des zones rurales de l’Ontario restèrent à la maison, aucun autobus ne circulant. Les écoles de Kingston fermèrent pour la troisième fois seulement au cours des trente dernières années. La piste de course Woodbine de Toronto annula les courses prévues en soirée et l’Université de Toronto ferma ses portes. Même Pizza Pizza ne fut plus en mesure de garantir un délai de livraison! Les endroits les plus durement touchés furent Clinton, Strathroy et Walkerton, localité près de laquelle deux enfants perdirent la vie et leur mère fut grièvement blessée au cours d’un terrible accident de la route dû à la tempête. Des vents violents et la couche épaisse de glace qui recouvrait tout provoquèrent l’effondrement de douzaines de poteaux d’électricité, plongeant environ 80 000 clients dans l’obscurité. Certaines localités demeurèrent privées d’électricité pendant près d’une semaine.

Des morceaux de glace tombent de la tour du CN

Au cours d’une violente tempête de vent, des plaques de glace de deux cm d’épaisseur et de la dimension de plateaux de table furent projetées de la tour du CN et d’autres bâtiments en plein cœur du centre-ville de Toronto. Les morceaux de glace tombèrent à une vitesse pouvant atteindre 360 km/h sur plus de 300 mètres sur la voie rapide Gardiner, en-dessous. La glace endommagea plusieurs voitures stationnées, brisant des pare-brises et bosselant des toits. Heureusement, personne ne fut blessé et la plupart des piétons semblent ne pas avoir été perturbés. Un hôtel du centre-ville fournit à ses clients des casques de protection à cause de l’allée dangereuse à l’extérieur. Les experts affirmèrent que c’était la première fois dans l’histoire de la tour du CN que de la glace s’était formée sur la structure. Des vents de 65 km/h étalèrent un mélange de neige mouillée et de pluie sur les murs en béton, où il gela à la suite d’un gel rapide. Les rayons du soleil frappant directement la masse la firent fondre et, le vent aidant, des morceaux de glace commencèrent à se détacher des murs en béton glacés de la tour.

Voile blanc et violent accident de la route à Cobourg

Le 1er février, deux personnes furent tuées et une douzaine d’autres blessées lors d’un gigantesque carambolage dans les voies de l’autoroute 401 en direction est, près de Cobourg. L’accident força la fermeture de la route dans les deux directions. Au moins trois camions de transport et 15 véhicules s’emboutirent les uns les autres le long de la voie enneigée vers 12 h 20. La chaleur intolérable provenant d’un camion-citerne en feu empêcha tout d’abord les ambulanciers paramédicaux de se rendre sur les lieux. Les accrochages multiples se produisirent alors qu’un voile blanc et des bourrasques de neige sévissaient près du lac Ontario.

Voiles blancs sur l’autoroute 400

Le 5 mars, des vents puissants soulevèrent de la neige ancienne et nouvelle en voiles blancs aveuglants au nord de Toronto, obstruant des tronçons de l’autoroute 400 entre Toronto et Barrie. Un carambolage en chaîne impliqua 75 voitures, camions, semi remorques et un autobus-casino. Les sauveteurs s’efforcèrent pendant des heures de libérer deux hommes prisonniers de l’acier tordu. Les routes rurales étaient extrêmement glissantes et obstruées par de hauts bancs de neige produits par de violents coups de vents et du blizzard. Les autorités ordonnèrent l’arrêt du service d’autobus scolaire, obligeant les parents à aller chercher leurs enfants. Même des chasse-neige quittèrent la route.

Rare décès dû à la foudre en hiver

Le 22 mars, la foudre tua un ouvrier et en blessa un autre alors qu’ils réparaient le toit d’une école secondaire à Parry Sound. Environnement Canada avait émis un avertissement de pluie pour la région environnante et avait mis en garde contre la possibilité d’orages isolés. Il est très rare qu’une personne soit tuée par la foudre en mars au Canada.

Pluie battante dans le Nord

Le 30 mai, un système atmosphérique se déplaçant lentement resta bloqué plusieurs jours près du lac des Bois. L’orage dura des heures, déversant des quantités records de pluie, notamment sur Kenora (106,4 mm), Armstrong (76,8 mm) et Kapuskasing (72,8 mm).

Des milliers de personnes dans le noir à cause d’une tempête

Le 23 avril, un violent orage qui s’abattit sur la partie sud de la province causa une panne d’électricité dans divers endroits entre Windsor et Ottawa. La tempête, brève mais forte, était accompagnée de vents atteignant jusqu’à 100 km/h et de pluies torrentielles. À travers toute la région métropolitaine de Toronto, des fils pendaient de poteaux d’électricité brisés comme des fétus de paille. La circulation de l’heure de pointe fut bloquée lorsque de nombreux feux de circulation cessèrent de fonctionner.

Le 8 juin, le sud fut de nouveau touché par une tempête qui progressait rapidement et qui abattit de nombreux arbres et lignes de transport dans les environs. Il y eut des rapports non confirmés de nuages en entonnoir près de Brantford et Hamilton. Produisant des vents de plus de 100 km/h, la tempête arracha d’énormes arbres, des lignes de transport et des branches, privant de courant au moins 130 000 Ontariens.

Premier coup de griffe de l’hiver

La pluie verglaçante et la neige sont en partie responsables de deux décès survenus sur la route le 22 novembre, alors que la première grosse tempête de l’hiver s’abattait sur le sud. Il se produisit au moins un accrochage par minute au cours de l’heure de pointe du matin, ce qui n’était pas inhabituel pour une première tempête d’hiver. La conjugaison de pluie verglaçante, de neige et de grésil dans une masse d’air arctique provoqua le chaos sur les routes, obligeant à fermer temporairement plusieurs voies de circulation importantes. Plusieurs conseils scolaires du nord et de l’est de Toronto annulèrent le transport par autobus. Toronto prit la mesure inhabituelle d’émettre un avertissement de très grand froid, craignant que les sans-abri ne se soient pas encore acclimatés aux températures inférieures au point de congélation.

Provinces des Prairies

Ensevelis sous la neige à Churchill

Vers le premier février, des équipes ont dû lutter pour dégager un train de marchandises pris pendant plusieurs jours dans un banc de neige de cinq mètres au sud de Churchill, au Manitoba. L’incident a coupé les communications ferroviaires entre cette ville du Nord et le reste de la province. Des denrées périssables se sont gâtées dans les wagons restés immobilisés par une température de -50 °C avec le refroidissement éolien.

Ça, c’est du froid

Le 5 février, la température à Winnipeg est tombée à -42,2 °C – la journée la plus froide pour cette ville depuis 31 ans. Quand il fait 50 °C avec le facteur de refroidissement éolien, la peau non protégée gèle en moins de deux minutes, et plusieurs cas de gelure et d’hypothermie ont été notés. Dans six collectivités du Manitoba, les gens ont connu des records de froid. Les batteries des voitures ont cessé de fonctionner, les pneus se sont équarris et on a dû annuler plusieurs services d’autobus scolaires. Deux pompiers ont connu une mort tragique en luttant contre l’incendie d’une habitation. Les gaz d’échappement des nombreux véhicules d’urgence enveloppaient la scène d’un brouillard glacé.

Une femme meurt en allant chercher de l’aide en Saskatchewan

Une femme de 49 ans est morte le 16 février, près de St. Brieux, en Saskatchewan, quand la camionnette qu’elle conduisait est restée prise dans la neige. Elle est sortie du véhicule pour aller chercher de l’aide malgré la tempête de neige qui faisait rage. Elle a été la sixième victime de ces grands froids en un seul mois.

La neige sur les Prairies

Le 2 mars, une énorme tempête de neige s’est déchaînée au sud de la Saskatchewan et du Manitoba, rendant les routes glissantes et recouvertes de neige. Les autorités provinciales ont dû fermer certaines sections de plusieurs routes. Le total des précipitations a varié de 20 cm de neige à l’est de Regina et à Weyburn, et jusqu’à 30 cm près de Brandon, au Manitoba. Près de Brandon, le voile blanc tourbillonnant derrière un chasse-neige a contribué à une collision qui a envoyé à l’hôpital un conducteur d’autobus et 12 de ses passagers. La GRC a fermé la route transcanadienne après que plusieurs semi-remorques aient glissé hors de la chaussée.

Des rafales surprise au printemps

Après la longue fin de semaine de mai, les Albertains ont dû ressortir leurs bottes d’hiver et leurs pelles. Une tempête de neige inattendue a brisé des arbres et des lignes de transport d’énergie, coupant l’électricité dans des milliers d’habitations et d’entreprises, et endommagé voitures et bâtiments à Red Deer, à Calgary et dans d’autres collectivités du centre-ouest de l’Alberta. La circulation automobile s’en est trouvée considérablement ralentie et certains conseils scolaires ont annulé les classes de dizaines de milliers d’étudiants. Pendant la nuit, à de nombreux endroits, la neige a fait tomber des branches d’arbre, renversé des lignes de transport d’énergie et coupé l’électricité. En se réveillant, les habitants de Calgary ont constaté que 10 cm de neige humide étaient tombés, un record pour ce jour de l’année. Jardiniers et golfeurs se lamentaient à la vue du gazon vert recouvert d’un tapis blanc.

La foudre apporte la tragédie

Le 16 juin, un homme a été tué et six autres blessés par la foudre alors qu’ils essayaient de se protéger du mauvais temps à Pigeon Lake, en Alberta. Un orage soudain s’est abattu sur les plaisanciers et les pêcheurs, et certains s’étaient amarrés à la rampe de lancement pour embarcations pour aller se réfugier sous des arbres. Quand un éclair a soudainement frappé le bosquet de peupliers qui les abritait, de longues bandes d’écorce se sont déchirées des arbres et la fumée a monté des branches. Sept victimes furent retrouvées inconscientes, dont un mort. Par surcroît, l’épouse enceinte de ce dernier a plus tard fait une fausse-couche. Les contreforts entourant Pigeon Lake, à l’ouest de Red Deer, sont l’une des régions les plus exposées à la foudre au Canada.

La détrempe à Saskatoon

À partir du 17 juin, 102 cm de pluie se sont déversés sur Saskatoon en 24 heures – soit 67 p. 100 de plus que la normale pour le mois de juin en entier. Les pluies torrentielles ont fait déborder les égouts, entravé la circulation automobile et rempli les sous-sols d’un mètre d’eau. L’humidité extrême a déclenché nombre de systèmes d’alarme.

Entre le 17 et le 19 août, deux graves orages ont déferlé sur la Saskatchewan. À Saskatoon, les déréchos de plus de 110 km/h ont arraché les toits, fait voler des voiturettes de golf et des barbecues, déraciné des arbres, recouvert des pelouses de bardeaux, renversé de lourdes jardinières et cassé de nombreuses vitres. En même temps, des torrents d’eau s’abattaient sur les habitants. Plus de 100 mm de pluie sont tombés sur la ville en 36 heures, faisant pénétrer l’eau par les fenêtres des sous-sols ou remonter par les avaloirs. À certaines intersections, les regards de chaussée ont sauté de 2 m dans les airs. La police et les pompiers ont dû évacuer plus de 20 familles. En dehors de Saskatoon, près de Langham, les deux orages ont déversé 140 mm de pluie. Le déluge a emporté une section de deux kilomètres de la route 16, qu’il a fallu reconstruire au coût de 8 millions de dollars

Une tornade en célèbre une autre

Une tornade s’est abattue le 31 juillet près de Cupar, en Saskatchewan, le même jour que la dernière, qui s’était produite 61 ans plus tôt. L’orage a laissé au moins une famille sans abri en détruisant leur ferme. Les vents extrêmes ont retourné de nombreux véhicules, arraché les arbres et aplati des bâtiments. À un endroit, le vent a transporté une énorme moissonneuse-batteuse sur 300 m dans un champ. Ailleurs, le vent a apporté tellement de paille dans une maison qu’il y en avait jusqu’au milieu de la hauteur du réfrigérateur. Des silos à grains en acier étaient disséminés un peu partout dans la cour et une étable en bois rond construite en 1935 a été réduite à une couverture sur un tas de bois.

Quelle grêle!

Un orage très violent a traversé Winnipeg le 9 août, avec des vents atteignant 100 km/h et des grêlons gros comme des pièces de monnaie de 10 cents et même de un dollar. À Birds Hill Park, au nord de Winnipeg, plusieurs arbres ont été arrachés. Les campeurs ont fui leurs tentes pour se réfugier dans leurs voitures ou les salles de toilettes. La grêle a fait des trous de la grosseur d’un poing dans nombre d’habitations, magasins et véhicules. Même l’enseigne bien connue d’un restaurant-minute populaire n’a pas été épargnée.

Le mauvais temps n’est pas venu à bout des amateurs de sport

Le 18 août, un temps instable, responsable d’inondations au centre de la Saskatchewan, a retardé de 58 minutes une partie de la Ligue canadienne de football, tenue à Regina entre les Eskimos d’Edmonton et les Roughriders de la Saskatchewan Pendant presque toute la soirée, les éclairs brillaient au loin. Puis, à 22 h 36, un éclair incandescent juste au-dessus de la ville a convaincu l’arbitre en chef de faire rentrer les joueurs et les arbitres dans leurs vestiaires. Quelques minutes plus tard, les lumières du stade s’éteignaient et une partie de la foule de 28 800 spectateurs a décidé de partir. Mais le ciel s’est dégagé après une heure environ et la partie a repris de plus belle. Près de 15 000 partisans, qui avaient attendu patiemment la fin de l’orage, ont été récompensés par la victoire des Roughriders.

Vents puissants sur les Prairies

La forte tempête de vent qui a déferlé sur la Colombie-Britannique le 12 novembre n’avait rien perdu de son énergie le jour suivant et s’est abattue sur les provinces des Prairies. Des secteurs auparavant libres de neige ont été occupés par des tourbillons de débris. Le hurlement de vents d’une force dépassant 120 km/h a empêché les gens de dormir et les a laissés sans électricité le matin suivant. Même dans les régions peu affectées, des équipes de travailleurs ont passé des heures à nettoyer les débris provenant des arbres déracinés et des lignes de transport d’énergie brisées. En Alberta, le vent a alimenté des feux de brousse, nécessitant la fermeture d’une route dans la partie centre-est de la province, et arraché la couverture d’un établissement touristique populaire à l’ouest de Calgary. En Saskatchewan, les forts vents irréguliers ont arrêté les grandes turbines d’un parc d’éoliennes près de Swift Current et obligé la GRC à fermer une déviation routière dans le sud quand la visibilité a été réduite par les nuages de poussière. Des gens se rendant au travail pouvaient sentir le vent pousser leurs véhicules. Mais la situation aurait été bien pire si la tempête s’était accompagnée de neige abondante. Les vents ont continué à hurler en se dirigeant vers le Manitoba, où ils ont mis fin à un record de température de 17,4 °C à Winnipeg le 13 novembre.

Colombie-Britannique

L’année des avalanches

Pendant une bonne partie de l’hiver et du printemps, des avalanches, de la boue, de la neige, des pluies abondantes et des éboulements ont fait des ravages sur la section de la Transcanadienne qui traverse les Rocheuses en Colombie-Britannique. Un spécialiste a parlé des pires conditions en 25 ans pour cette période de l’année. Au début de janvier, une importante chute de neige dans les environs de Revelstoke et de Golden, en Colombie Britannique, a forcé la fermeture de l’autoroute à plusieurs endroits, empêchant tout déplacement à l’ouest de Banff, en Alberta. Une avalanche a laissé sur l’autoroute des amas de neige de 2 mètres d’épaisseur sur une distance de 150 mètres, de même qu’une bande de neige sur la voie ferrée. La tempête était accompagnée de vents forts et de températures douces – les ingrédients parfaits pour une giboulée, augmentant ainsi le risque d’avalanches presque partout dans les Rocheuses.

Dégonflement du dôme en Colombie-Britannique

Le 5 janvier, l’énorme dôme de fibres de verre enrobées de Téflon qui recouvre le BC Place Stadium – lequel ressemble à une énorme guimauve dans le ciel de Vancouver – a cédé sous le poids de la lourde couche de neige humide. Les abondantes chutes de neige et de pluie, accompagnées de vents forts, ont déchiré le tissu d’une superficie de 10 acres. Le vent s’est engouffré dans cette ouverture et a déchiré tout un panneau. À titre préventif, les employés du stade ont dégonflé le reste du toit en tissu en environ quatre minutes.

Encore plus de vent au cours d’un hiver où les records de vent sont battus

Le 9 janvier, une autre violente tempête a balayé la Colombie-Britannique, causant un décès et emprisonnant des douzaines de personnes dans leur véhicule. Il s’agissait de la quatorzième tempête à s’abattre sur la côte du Pacifique, en à peine deux mois et demi. Par endroits, dans le Lower Mainland, il est tombé entre 30 et 40 cm de neige. La poudrerie et le vent ont entraîné la fermeture des autoroutes qui traversent le Lower Mainland et l’intérieur de la province. Le vent, dont les rafales dépassaient 100 km/h à Race Rocks, a donné des trombes d’eau entre l’île Saltspring et l’île Galiano. Les vents forts ont aussi entraîné la fermeture du pont Lions Gate à Vancouver et fait tomber d’autres arbres dans le parc Stanley, lequel avait déjà subi les ravages d’une tempête précédente. À Langley, il y a eu une panne de courant pendant 48 heures, ce qui a laissé 400 personnes sans chauffage ou électricité dans leur maison mobile.

Maussades, les Vancouvérois? Le mauvais temps est à blâmer!

Dans le Lower Mainland, tout le monde semblait misérable, grincheux et en avoir marre du mauvais temps. Par rapport à la normale, il y a eu deux fois plus de pluie en mars et la moitié moins de soleil. Au cours des 24 premiers jours de mars, il y a eu moins d’une heure d’ensoleillement par jour pendant 16 jours et seulement 3 jours sans pluie. Le 11 mars, des pluies abondantes résultant d’une dépression en provenance d’Hawaï ont inondé Vancouver. Il est tombé plus de 50 mm de pluie pendant une période de 30 heures. La rivière Alouette, à Maple Ridge, est sortie de son lit et la rivière Coquitlam a atteint son niveau le plus élevé en 10 ans.

Pas une tornade, seulement une bonne bourrasque

Le 29 juin, une violente tempête de vent a balayé le sud-est de l’intérieur de la Colombie Britannique, blessant 10 personnes, arrachant le toit d’édifices et brisant des arbres. La vitesse des vents a atteint 110 km/h à l’aéroport de Cranbrook. La tempête a traversé la ville d’un bout à l’autre, arrachant des murs et des toits, dont celui du détachement local de la GRC.

Étranges conditions météorologiques en juillet

Au cours de la première moitié de juillet, la température a grimpé partout sur l’île de Vancouver et dans le Lower Mainland; les adeptes du bronzage ont pu alors profiter du ciel bleu et du soleil omniprésent. Le 11 juillet, on enregistrait à Victoria la température la plus élevée jamais connue depuis qu’on tient des registres à l’aéroport, soit 36,3 °C. Les Victoriens ont aussi connu leur nuit la plus chaude le 12 juillet, alors que la température est descendue à un agréable 19,6 °C, battant le minimum le plus élevé de 18,3 °C enregistré en 1944. Le même jour, la station météorologique de Gonzales a enregistré 36 °C, soit la température la plus élevée jamais vue à ce site depuis qu’on a commencé à y recueillir des données, en 1898. Victoria a été l’un des cinq endroits de la Colombie-Britannique à battre des records de tous les temps, les autres étant Chilliwack (l’endroit le plus chaud avec 38,8 °C), Abbotsford (37,9 °C), Squamish (37,6 °C) et White Rock (36 °C). Dix-sept autres communautés ont battu des records de température pour le 11 juillet. Étant donné la chaleur intense, BC Hydro a demandé aux propriétaires des édifices situés au cœur du centre-ville de Vancouver de réduire leur consommation d’énergie, en particulier pendant les heures de pointe.

Après la canicule de deux semaines, les conditions météorologiques ont changé du tout au tout, avec sept journées consécutives de pluie, de froid et de mauvais temps, en plus de quelques épisodes de brume. Jamais auparavant n’avait-on connu dans le grand Victoria de telles conditions de pluie constante en juillet. À Vancouver, on a aussi battu un record de tous les temps en fait de conditions pluvieuses en juillet, avec sept journées consécutives de pluie. Pour ces deux endroits, il s’agit habituellement de la période la plus sèche de l’année.

Qu’y a-t-il après deux jours de pluie? Lundi!

À Vancouver, plus de la moitié des jours de pluie en mai, juin et juillet ont été un samedi ou un dimanche. L’année dernière, des 122 mm de pluie qui sont tombés pendant la même période de trois mois, il n’y en a eu que 21 mm (17 p. 100 du total) au cours de la fin de semaine. Lors des longues fins de semaine, de la fin mai au début septembre 2007, il y a eu de la pluie pendant 22 des 36 jours et seulement 3 fins de semaine sur 16 ont été exemptes de pluie.

Une tempête de vent cause la mort de kayakistes

Le 7 octobre, des rafales de vent se sont acharnées sur certaines régions côtières de la Colombie-Britannique, avec des pointes atteignant 140 km/h au large des côtes de l’extrémité nord-ouest de l’île de Vancouver. La tempête a causé des pannes de courant, arraché des arbres et provoqué la mort de deux kayakistes d’expérience à Howe Sound. Huit kayakistes avaient entrepris le voyage, pagayant sous la pluie battante et les rafales de vent. Soudain, l’un des kayaks à deux places a chaviré dans l’eau glaciale, où la houle atteignait deux mètres. Quatre personnes se sont retrouvées dans les eaux froides et ont souffert d’hypothermie grave. Pour deux des kayakistes, les secours sont arrivés trop tard. Les aventuriers portaient un gilet de sauvetage, mais ils étaient tous vêtus de façon inappropriée pour les conditions météorologiques et la température de l’eau.

Novembre venteux

De forts vents ont balayé de vastes régions de la Colombie-Britannique le 12 novembre, laissant plus de 200 000 personnes sans courant, certaines pendant quelques jours, et empêchant des milliers de passagers d’avion ou de traversier de retourner chez eux après la longue fin de semaine du jour du Souvenir. Les équipes de BC Hydro ont travaillé à réparer plus de 550 pannes de courant isolées – dont plus de la moitié dans le Lower Mainland. Des milliers de personnes ont été privées de services de téléphone cellulaire et conventionnel en raison de la tempête. Les rafales de vent étaient supérieures à 130 km/h sur la côte et la neige et les glissements de terrain ont bloqué de nombreuses routes et autoroutes. Parmi les régions les plus touchées se trouvaient Langley, Surrey, Delta et Richmond. Les véliplanchistes se sont rués vers les plages pour profiter des vagues élevées et de conditions de surf présentant de bons défis. Quant aux skieurs, ils ont pris la direction de Whistler-Blackcomb, où 20 cm de neige supplémentaires ont permis aux propriétaires de centres de ski de débuter plus tôt la saison de ski. BC Ferries a interrompu la navigation pour tous ses itinéraires, sauf un d’importance.

Un embâcle sur la rivière Nechako inonde Prince George

Au milieu de décembre, un embâcle de 6 km, le plus important en 10 ans, a fait sortir la rivière Nechako de son lit à Prince George, en Colombie-Britannique. Le risque d’inondation a été bien présent pendant plus d’une semaine et a forcé l’évacuation de 13 familles habitant près de la rivière, ainsi que la fermeture de douzaines d’entreprises, dont plusieurs scieries et écloseries. La glace s’est formée au début de décembre, alors que la température se maintenait dans les -30 °C. Lorsque la température a commencé à monter quelque peu, la glace s’est ramollie et a commencé à se déplacer, bloquant le débit de la rivière Nechako à l’endroit où elle rejoint le fleuve Fraser. Bien que fluctuant, le niveau de l’eau a monté d’un demi-mètre, ce qui a causé beaucoup d’incertitude quant aux prévisions d’inondation. Un opérateur de scierie d’expérience a dit qu’il n’avait jamais vu d’aussi importantes inondations en trois décennies. La municipalité de Prince George a déclaré l’état d’urgence, alors que des équipes de travailleurs s’affairaient à ériger un barrage de neige et à remplir des sacs de sable pour empêcher le débordement de la rivière sur une longueur de trois kilomètres.

Le Nord

Sauvetages dans l’Arctique dans des conditions météorologiques difficiles

Le 3 janvier, trois employés d’un camp de pêche sont morts quand leur avion de brousse parti de Yellowknife, aux Territoires du Nord-Ouest, s’est écrasé en raison de conditions météorologiques difficiles. Miraculeusement, la quatrième personne a survécu à l’écrasement et à une attente de 19 heures avant l’arrivée des secouristes. Une température de -16 °C, douce pour cette période de l’année dans le Nord, a contribué à sa survie.

Le 20 février, un chasseur autochtone de la péninsule Parry, dans les Territoires du Nord Ouest, s’est retrouvé à la dérive sur un floe quand les vents ont causé le bris de son câble d’attache qui le reliait à la terre. Sa femme et un touriste américain de Las Vegas l’ont vu s’éloigner sans pouvoir faire quoi que ce soit pour l’aider. Il faisait -50 °C avec le refroidissement éolien. Une équipe de recherches et de secours des Forces canadiennes en hélicoptère a fait un atterrissage audacieux sur le floe et sont demeurés toute la nuit avec le chasseur prisonnier. Le lendemain, il était de retour sur les glaces pour chasser l’ours polaire.

Il s’agit des Jeux d’hiver du Canada… Attendez-vous à du temps froid!

Les Jeux d’hiver du Canada de 2007 ont été l’occasion pour des milliers d’athlètes et de visiteurs de se rendre à Whitehorse à la fin du mois de février. Pour plusieurs de ces personnes, il s’agissait là de leur premier contact avec des températures de froid extrême. Les températures ont oscillé entre des maximums de -20 °C durant le jour et des minimums de -36 °C durant la nuit. À certains moments, le refroidissement éolien a fait chuter la température jusqu’à -50 °C – ce qui est extrêmement froid, même pour le Yukon. Les officiels se sont efforcés de modifier l’horaire des compétitions, en reportant les départs en après-midi ou en réduisant la durée des courses. Les compétiteurs ont démontré une incroyable résistance; la preuve en est que tous les athlètes (sauf un) ayant pris le départ à la course de 10 kilomètres l’ont terminée. Certains compétiteurs avaient mis du ruban blanc sur leurs joues et leur nez pour se protéger des gelures. Alors que certains records sportifs ont été battus durant la compétition, les archives météorologiques sont restées inchangées. Le matin le plus froid a été celui du 24 février, avec des températures de -36,7 °C. Les chutes de neige ont été importantes : 39,2 cm, ce qui constitue le double de la moyenne mensuelle habituelle et la deuxième précipitation nivale la plus importante enregistrée. Si l’on tient compte des traces de neige, il y a eu de la neige chaque jour durant les Jeux d’hiver du Canada.

La pire température sur Terre!

En avril, après neuf jours de déplacements à l’aveuglette à travers un blizzard quotidien qui ne leur permettait parfois de mesurer leur progrès qu’un centimètre à la fois, huit membres de la patrouille de souveraineté dans l’Arctique des Forces canadiennes ont achevé leur mission entre Eureka et Alert, le long d’une route que l’on estimait n’avoir jamais été empruntée auparavant. Ils se sont déplacés en motoneige par des températures de -50 °C accompagnées de vents dépassant souvent les 100 km/h. Cette équipe était l’une des trois à parcourir au total 5 589 kilomètres en 17 jours pour faire valoir la souveraineté canadienne dans le Nord. Les vents mordants et les rafales de neige ont fait en sorte qu’il fallait deux heures pour monter les tentes; dans ces conditions, une simple tâche comme mettre de l’essence dans la motoneige était presque un supplice.

Un caribou frappé par un éclair

Les agents de conservation d’Arviat, au Nunavut, présument que 13 caribous retrouvés morts près de la collectivité ont été frappés par un éclair au début de juillet. Les animaux sont morts dans un rayon de 50 m, à environ 10 km du hameau, au moment où des foudroiements inhabituels ont eu lieu dans la région.

Pluies intenses dans le Nord

Aux environs du 21 juillet, une tempête de pluie intense s’est abattue sur la collectivité de Kugluktuk (anciennement Coppermine), au Nunavut. La surprenante chute de pluie de deux jours a déversé 178,2 mm d’eau : 55,2 mm le 20 juillet et 118,3 mm le 21 juillet. Une analyse de l’intensité de ces chutes de pluie extrêmes a conclu qu’il s’agissait d’un événement ne se produisant qu’une fois tous les 500 ans. Les ingénieurs chargés de la conception des infrastructures et des systèmes de gestion des eaux se sont demandé quelle devrait être la nouvelle norme relative aux tempêtes pour l’aménagement des futurs réseaux d’évacuation et de drainage.

Réchauffement à Eureka

Le 22 juillet, la température maximum à Eureka, au Nunavut, était de 20 °C, égalant le record de tous les temps enregistré le 11 juillet 2003. Le jour suivant, cependant, la température de l’après-midi est montée à 20,7 °C, établissant un nouveau record.

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