Finalistes des événements marquants de 2006

Table des matières

Un Canada qui se réchauffe

Que l'année ait commencé avec l'hiver le plus doux des annales était un fait remarquable en soi. Mais ce qui a suivi a été réellement phénoménal - le printemps le plus chaud, et le deuxième été le plus chaud. Seul un automne moins spectaculaire, en 13e place des automnes chauds, a empêché l'année 2006 d'être la plus chaude en 60 ans d'annales météorologiques.

Les températures, pour les 12 mois de décembre 2005 à novembre 2006 inclus, ont été en moyenne de 2,3 °C plus élevées que la normale, et une fraction seulement inférieure à l'année la plus chaude enregistrée, en 1998. C'était aussi la dixième année consécutive de températures supérieures à la moyenne. Nous avons connu sept des dix années les plus chaudes depuis 1998. La situation était similaire dans tout le pays. Chaque région a enregistré des températures plus chaudes que la normale, l'Arctique ayant eu l'année la plus chaude jamais enregistrée et le Bassin du Mackenzie, la forêt boréale et le Canada atlantique, la deuxième année la plus chaude. Bien qu'El Niño contribue sans le moindre doute au réchauffement certaines années - et a certainement contribué dans une large mesure à faire de 1998 l'année la plus chaude - l'El Niño de cette année est arrivé à la fin de septembre et, par conséquent, ne peut se faire attribuer une bien grande partie du temps chaud de 2006. Les automnes doux au Canada poursuivent la tendance des températures supérieures à la moyenne, amorcée il y a plus de dix ans. Sur les 40 dernières saisons au Canada, deux seulement ont enregistré des températures plus froides que la normale : le printemps 2002 et le printemps 2004.

Températures saillantes au Canada en 2006

  • L'hiver 2005-2006 a été le plus chaud qu'ait eu le Canada depuis que nous avons commencé à tenir des registres météorologiques à l'échelle du pays en 1948, les températures ayant été de 3,9 °C au-dessus de la normale. Tout le pays a connu des températures supérieures à la normale, la plus grande partie du Canada enregistrant au moins 2 °C au-dessus de la normale. L'Alberta, la Saskatchewan et les Territoires du Nord-Ouest ont tous eu des températures de 6 °C supérieures à la normale. En plus de surpasser l'anomalie de l'hiver précédent de près d'un degré, l'hiver 2005-2006 a établi la nouvelle marque supérieure d'excès de température pour n'importe quelle saison.
  • Le printemps 2006 a été de 3,0 degrés au-dessus de la normale, alors que la plus grande partie du Canada affichait au moins 2 °C au-dessus de la normale. Des températures supérieures d'au moins 5,0 °C au-dessus de la normale ont été enregistrées dans le nord de la Saskatchewan, au Manitoba, dans le sud du Nunavut, dans le sud des Territoires du Nord-Ouest et au nord du Québec. De plus, la toundra de l'Arctique et la forêt boréale à l'Est ont connu le printemps le plus chaud jamais enregistré.
  • L'été 2006 a été le deuxième plus chaud au registre, avec 1,4 °C au-dessus de la normale. Aucune région n'a eu de températures inférieures à la normale, et la plus grande partie du Canada affichait au moins un degré de plus que d'habitude.
  • Les mois de janvier à octobre 2006 ont été les plus chauds jamais enregistrés, certains affichant des températures de quelque 2,2 °C au-dessus de la normale, et légèrement plus chaudes qu'en 1998, qui en fin de compte a été décrétée l'année la plus chaude.

La glace de la mer Arctique continue de fondre

Chaque année depuis cinq ans, la couverture de glace de la mer Arctique a nettement diminué et a atteint la plus petite superficie jamais enregistrée depuis qu'on a commencé à la mesurer au moyen de satellites en 1978. La superficie moyenne de la couverture des glaces de mer à la fin de septembre 2006, quand la glace est généralement à sa plus petite superficie, était de 5,9 millions de kilomètres carrés, le deuxième chiffre le plus bas au registre, manquant de 340,000 kilomètres carrés le record établi en 2005. En comptant 2006, le taux de réduction de la glace marine en septembre est d'environ -8,6 p. 100 par décennie. Selon les chercheurs, la concentration de glace d'été a atteint un « point de basculement » au-delà duquel il n'y a pas de retour possible, et elle continuera très probablement de diminuer jusqu'à la disparition complète de la glace au cours du XXIe siècle, marquant la première fois depuis un million d'années où l'océan Arctique sera sans glace.

En 2006, la moitié orientale de l'Arctique canadien - la baie d'Hudson et la baie de Baffin avaient la plus faible superficie de glace marine enregistrée depuis le début des observations de reconnaissance de la glace, en 1971. Dans la baie d'Hudson, la quantité totale de glace pendant l'été était d'un tiers de moins que l'accumulation normale enregistrée pendant la période de 1971 à 2000. L'absence de glace marine dans la baie de Baffin et le long de la côte du Labrador a eu d'importantes répercussions sur le tourisme à Terre Neuve-et-Labrador. Avec une quantité minime de glace marine pour protéger les icebergs contre l'érosion causée par les vagues, peu d'icebergs pourraient survivre la longue dérive vers le Sud en mer libre. Aucun n'a dérivé aussi loin au sud qu'à St. John's pour être vu des touristes. Dans la moitié occidentale de l'Arctique canadien, la superficie de la glace marine est revenue plus près de la normale après trois mauvaises années, coinçant brièvement plusieurs brises-glace au large de la côte de l'Alaska en juillet.

Le réchauffement de la planète se poursuit

Un Canada plus tempéré suit la tendance mondiale. Partout sur le globe, l'année 2006 a été la 28e année consécutive de températures supérieures à la moyenne, et la sixième année la plus chaude des annales météorologiques. Les dix années les plus chaudes à l'échelle mondiale ont toutes été depuis les années 90, les trois les plus chaudes depuis 1998. Selon l'Organisation météorologique mondiale, à Genève, la température moyenne mondiale a augmentée près de trois fois plus vite depuis 1976 comparativement aux 100 années antérieures. Maintenant que le XXIe siècle est entamé, les températures mondiales ont gagné plus de 0,7 °C sur celles du début du XXe siècle. Même si une autre année chaude n'est pas en soi la preuve de l'accélération du changement climatique, l'augmentation sans précédent des températures mondiales depuis un quart de siècle s'ajoute aux preuves fermes et convaincantes de la contribution de l'humanité au changement de notre climat.

Crue printanière sur les rivières Rouge et Red Deer

À la suite de lourdes chutes de neige au début de mars, d'une accumulation de neige bien saturée et d'une humidité supérieure à la moyenne pour le printemps, la rivière Rouge du Manitoba était prête à déborder. De plus, il y a eu un effet de report de l'été 2005 quand la région avait connu l'été le plus trempé jamais enregistré, suivi d'un automne pluvieux. À la fin de mars 2006, du jour au lendemain la situation d'inondation est passée d'une « nuisance » à une « catastrophe potentielle ». Les météorologues ont commencé à avertir que les eaux de crue pourraient être comparables à la situation vécue en 1996 quand la rivière Rouge avait débordé de ses berges.

En fin de compte, les averses d'avril n'ont eu qu'une incidence minimale sur les crues, l'accumulation ayant été inférieure à celle attendue, ou les orages boudant complètement le bassin hydrologique de la rivière Rouge. Fort heureusement, Winnipeg a connu le deuxième mois d'avril le plus chaud des annales et l'accumulation totale des précipitations n'a été que d'environ la moitié de la normale - un antidote idéal pour réduire au minimum le risque d'inondation. La crue de la rivière Rouge a atteint son sommet le 19 avril, à un niveau inférieur aux prévisions, mais atteignant toutefois le plus haut niveau de crue qu'ait connu Winnipeg depuis l'entrée en fonction du canal évacuateur en 1969. La plus haute crue est survenue lors de l'inondation du siècle en 1997. Ce qui n'est pas peu dire, l'inondation de cette année est en cinquième place des pires inondations en un siècle.

La région la plus durement touchée a été entre Emerson et Morris, où la rivière Rouge a atteint 15 km de largeur et a recouvert près de 40 000 hectares de terres de culture. Certaines familles d'agriculteurs ont dû employer des embarcations pour accéder à leur propriété et transporter leurs animaux vers des terres plus élevées. Des rafales de vent atteignant 60 km/h ont généré des vagues de près d'un mètre de hauteur. La principale route vers les États-Unis a été submergée pendant plus d'une semaine. L'inondation a coûté plus de 10 millions de dollars, sans compter les pertes subies sur les terres de culture.

Plus au nord, dans l'est de la Saskatchewan, les crues du printemps ont été particulièrement graves le long des rivières Carrot et Red Deer. À la suite d'un automne pluvieux et de mois de février et mars froids conservant intacte une épaisse accumulation de neige toujours croissante, de lourdes averses de neige au printemps et un dégel précoce et rapide ont contribué à gonfler les eaux. Le 15 avril, la rivière Carrot près de The Pas a atteint un niveau proche de celui de l'inondation de 1997, cinq fois son volume normal. De plus, la rivière Red Deer n'avait jamais été plus haute en 50 ans de jaugeage de cours d'eau. Le débordement de la rivière Carrot a forcé l'évacuation de plus de 1 000 résidants de la Première nation Red Earth. Encore plus catastrophiques ont été les champs détrempés, qui n'ont jamais pu sécher à temps pour les semailles. À la fin de mai, les agriculteurs de la région de Porcupine Plain de la Saskatchewan ne pouvaient toujours pas ensemencer leurs terres. L'inondation du printemps avait retiré 1,2 million d'hectares de la production, ou de 25 p. 100 à 40 p. 100 des terres cultivables.

Tempête de neige bizarre du vendredi 13

Une forte tempête de neige survenue le vendredi 13 octobre a recouvert des collectivités de la péninsule du Niagara en Ontario de 30 à 50 cm de neige mouillée. Cette averse surprise de neige a forcé la fermeture du Peace Bridge traversant vers les États-Unis. Les administrateurs de Fort Erie et Port Colborne ont déclaré l'état d'urgence. La lourde neige et les forts vents soufflant jusqu'à 90 km/h ont fait que des branches chargées de feuilles et de neige se soient brisées sur des lignes électriques, laissant plus de 155 000 abonnés sans électricité. Dans certains secteurs de panne, il a fallu jusqu'à cinq jours pour rétablir le courant. Une telle quantité de neige si tôt dans l'année était un événement historique. Fort Erie n'avait jamais, auparavant, reçu d'averses de neige avant un 13 octobre, et l'averse antérieure la plus lourde n'avait laissé qu'une maigre couche de 4,5 cm d'épaisseur, le 31 octobre 1993. En une journée, c'est devenu l'averse de neige la plus précoce et la plus abondante jamais tombée en octobre. À Welland, dont les annales météorologiques remontent à 1872, la journée la plus enneigée avant le 13 octobre avait vu s'accumuler 10,4 cm, le 11 octobre 1906. La plus importante accumulation d'octobre en une seule journée avait été de 20,3 cm, le 31 octobre 1873. Pour revenir à 2006, la pluie, cette nuit-là, a donné aux malheureuses équipes de dépannage du service hydroélectrique l'impression d'être des rats noyés. La température, le lendemain après-midi, a atteint 8 °C, amenant une nouvelle série de problèmes causés par les bassins de neige fondue, les inondations localisées et les refoulements d'égouts.

Une tempête d'hiver complète

Une vaste tempête, bien que sans grande force, s'est abattue sur des régions du sud de l'Ontario et du Québec, de Windsor vers le nord à Sudbury et vers l'est à Gaspé les 16 et 17 février. La tempête a eu un impact énorme parce qu'elle s'est caractérisée par un éventail de conditions météorologiques particulièrement mauvaises : des vents forts, un gel soudain, un refroidissement éolien brutal, de la glace noire, des voiles blancs et de la poudrerie, un rare orage d'hiver et une incroyable gamme de types de précipitations - de la pluie, de la pluie verglaçante, de la neige mouillée, des grêlons et une mixture congelée de tout ce qui précède. Le mauvais temps a provoqué des accidents de multiples véhicules, tuant au moins cinq personnes et laissant les routes jonchées de voitures et de camions accidentés. Le pire des accidents en chaîne est survenu sur l'autoroute 417, juste à l'est d'Ottawa, où quatre personnes ont été tuées. Quelque 37 véhicules, dont plusieurs camions gros porteurs, se sont emboutis les uns les autres sur des routes glacées, poussés par des vents forts et de la poudrerie. La police a qualifié le mur de neige d'"ultime voile blanc". Dans l'ouest du Québec, un gel soudain, avec une chute de température de 15 degrés en trois heures, atteignant -40 avec le refroidissement éolien, accompagné de pluie verglaçante et de voiles blancs, a rendu les surfaces traîtresses. Un homme a été tué dans une autre collision en chaîne à quelque 50 km au nord-est de Montréal. Au total, 80 personnes ont été traitées pour des blessures subies lors de ce que les policiers ont appelé le pire accident de la route de l'histoire du Québec. Hydro-Québec a signalé des pannes dans 157 000 foyers et a déclaré que c'était la pire journée d'interruptions du courant attribuable au temps depuis la tempête de verglas de 1998. Les vents ont atteint une vélocité de 110 km/h, poussant un train de marchandise hors de ses rails, et arrachant une section du toit d'une école.

Glorieux automne : humide, sombre et déprimant

On peut pardonner aux résidants du sud de l'Ontario et du Québec leur profonde déprime après qu'ils ont subi ce qui a véritablement été l'automne le plus misérable, mouillé et gris jamais enregistré. Cependant, ce qui a rendu la situation deux fois plus déprimante est qu'elle a privé les résidants de ce que certains considèrent comme la plus belle époque de l'année - le glorieux automne et l'été indien. Des températures plus douces et une neige tardive et rare ont été des aspects positifs de l'automne, mais ce sont les pluies éternelles et le ciel sans soleil - l'absolue monotonie - qui ont accentué la déprime. Les Grands lacs et le bassin du Saint-Laurent ont connu l'automne le plus mouillé des annales (près de 42 p. 100 plus de précipitations que la normale), et il s'est poursuivi avec ce qui semble devenir l'année la plus trempée jamais enregistrée, avec 15 p. 100 de plus de précipitations que la normale. La dernière année qui a été aussi mouillée avait été en 1972. Plus que le volume de précipitations, c'était la fréquence. S'il ne pleuvait pas, la pluie semblait imminente - trop semblable à Vancouver! Soixante pour cent des jours ont été mouillés. De plus, aux alentours de la fête du Travail, le soleil est parti en voyage et y est resté une grande partie de la saison. À Toronto, le déficit d'ensoleillement à l'automne a été de plus de 130 heures. C'était la grisaille constante, plus de 40 p. 100 des jours ayant moins d'une heure de plein soleil. Les vignerons de l'Ontario avaient prédit l'une des meilleures récoltes en de nombreuses années, estimée à quelque 46 000 tonnes (près du double de 2005) en raison du temps parfait : des pluies modérées au printemps et un temps chaud et sec tout au long de l'été. Pas si vite! Il s'est ensuivi l'automne le plus morne et le plus couvert qu'il y ait eu en 29 ans. Avec plus de jours humides que de jours secs, la récolte a été moins idéale que celle que les vignerons avaient escomptée.

Hiver précoce - Le plus dans l'Ouest et le moins dans l'Est

Tandis que les gens de l'Ouest ressentaient les effets de l'hiver précoce, ceux de l'Est se demandaient où était l'hiver. Une grande partie de l'Ouest du Canada était sous l'emprise d'un courant extrêmement vaste et dense d'air froid qui s'est fixé au-dessus du Yukon pendant les deux dernières semaines de novembre. La dernière fois qu'il avait fait aussi froid en novembre était il y a quelque dix ans. Le 25 novembre à Saskatoon, les joueurs de football se sont bravement disputés le titre suprême du championnat de football collégial à la Coupe Vanier. Plus braves encore étaient les 13 000 amateurs endurant une température de -30 avec le refroidissement éolien. Ce même jour, les Albertains ont eu à leur réveil une température de -45 avec le refroidissement éolien. En dépit du froid glacial, près de 100 000 membres du Parti progressiste-conservateur de l'Alberta se sont aventurés dans le grand froid pour exprimer leur suffrage lors de la première ronde de la campagne à la direction pour désigner le prochain premier ministre de la province. L'exposition au froid a coûté la vie à quatre personnes. Les compagnies de chauffage ont travaillé d'arrache-pied et les organismes de services sociaux ont fait des pieds et des mains pour trouver à héberger la population de sans-abri de l'Alberta.

Au premier jour officiel de l'hiver, la plupart des habitants de l'Est n'avaient toujours pas subi de froid ou d'averse de neige important. C'était nettement l'une des entrées de l'hiver les plus lentes qui ait été vue depuis longtemps. La population était maintenant plus susceptible de réserver l'heure du début d'une partie de golf que d'acheter des billets de télésiège. Au premier jour de l'hiver, moins d'un centimètre de neige était tombé sur Toronto, qui en avait reçu 41,6 cm en 2005. De même, Montréal avait reçu 8 cm comparativement à 75 cm au premier jour de l'hiver 2005. À part quelques journées froides pendant la première semaine de décembre, les températures ont été douces, oscillant en moyenne à 4 ou 5 degrés au dessus de la normale à la fin de novembre et en décembre. Ces températures n'ont pas toutes brisé des records, mais ce qui a été inhabituel a été la persistance de la chaleur pendant au moins trois semaines.

Le 15 décembre, la douceur du temps donnait au centre-ville de Montréal une ambiance quasi tropicale. Les températures ont atteint un niveau record de 11,8°C, dépassant l'ancien record de 10°C établi en 1975. Ce qui a vraiment effrayé les clients du commerce de Noël a été un orage accompagné de foudre et d'éclairs inhabituel mais néanmoins pas rare pour l'hiver.

Au pays de la neige, une pluie constante a noyé tout espoir d'ouverture des centres locaux de ski à Sault Ste. Marie et a forcé l'annulation des épreuves éliminatoires des Jeux d'hiver du Canada à Timmins. L'OPP a conseillé au public d'éviter d'aller sur la glace. Parmi les bonnes nouvelles, la douceur du temps a poussé certaines compagnies gazières domestiques à réduire leurs prix en raison de la baisse de la consommation.

Flambée du virus du Nil occidental

Un hiver doux suivi d'un printemps pluvieux et doux, et de la prévision d'un été plus chaud qu'à l'habitude - une température idéale pour la survie et la reproduction des maringouins - ont semé l'inquiétude chez les experts en ce qui concerne une épidémie grave du virus du Nil occidental (VNO) en 2006. On s'est particulièrement inquiétés d'une autre génération possible de maringouins Culex tarsalis, l'espèce porteuse du VNO.

L'Agence de santé publique du Canada (ASPC) a signalé 127 cas confirmés du VNO chez l'humain en 2006, soit 24 en Alberta, 11 en Saskatchewan, 50 au Manitoba, 41 en Ontario et 1 au Québec. De ces cas, deux sont décédés. Aux États-Unis, au cours des 10 premiers mois de 2006, il y a eu 3 752 cas de VNO chez l'humain, dont 117 décès.

Le Manitoba était la cible pour le VNO au Canada. À la fin de juillet, quand des maringouins porteurs de la maladie ont envahi une partie de Winnipeg, la ville a déployé l'équipement de fumigation. Au sud de l'Ontario, le temps chaud et humide à la fin de juillet et au début d'août a de nouveau fait entrer le virus dans la province. Les autorités ont identifié plus de 100 oiseaux en Ontario infectés par le virus. Le nombre total de cas confirmés de VNO en Alberta s'est élevé à 24, de loin le plus élevé depuis 2003.

Un printemps où la respiration sifflante et les éternuements sont à l'honneur

Pour près de cinq millions de Canadiens et de Canadiennes qui souffrent d'allergies, la saison des éternuements du printemps a semblé pire. Les allergologues ont rapidement blâmé un début précoce de la saison des allergies sur un hiver plus doux qu'à l'habitude et l'arrivée soudaine du printemps. Les experts ont expliqué que même si les arbres perdent habituellement du pollen selon un cycle échelonné, cette année a certainement été une exception. Les arbres ont commencé la pollinisation à l'unisson, les conifères, le bouleau, le chêne et le cèdre, suivis de l'orme, du chêne, de l'érable et du bouleau. Tous les pollinisateurs importants ont commencé ensemble, contribuant à l'explosion précoce du pollen d'arbres à des niveaux élevés. De plus, des vents favorables ont aidé à disperser le pollen dans des concentrations très élevées, ce qui a entraîné les gens à éternuer plus tôt et pendant plus longtemps. Même les gens ne souffrant pas d'allergies ressentaient des chatouillements dans la gorge et une certaine inflammation. Les gens les plus touchés se plaignaient de picotements dans les yeux, d'écoulements nasaux, d'éternuements fréquents et d'une respiration sifflante et d'une toux occasionnelles.

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