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Les dix événements météorologiques les plus marquants au Canada en 2013

Bilan de l'année - 2013 événements météorologiques

En 2013, les grandes vedettes de l'actualité au Canada sont les inondations. Dans certains cas, les pluies vives et déchaînées étaient mises en cause, tandis que dans d'autres situations, on mettait en avant le mélange des chutes de pluie et de l'eau de fonte. Ajoutez à cela un paysage urbain ayant une capacité limitée pour absorber les quantités d'eau qui s'ensuivent et vous obtiendrez les ingrédients clés d'un débordement inquiétant. La plus forte inondation s'est déroulée en juin, lorsque des averses torrentielles ont submergé Calgary et de vastes zones du sud de l'Alberta, obligeant 100 000 Albertains à quitter leurs foyers et causant des milliards de dollars de dommages. Trois semaines plus tard, de grandes portions du centre de Toronto sont à leur tour inondées par quelques-unes des plus fortes chutes de pluie quotidiennes qu'il a été donné d'observer dans l'histoire de la ville. Les Canadiens étaient stupéfaits à la vue des forces de la nature immédiates et puissantes qui balayaient leurs rues et leurs jardins. Selon le Bureau d'assurance du Canada, ces deux événements constituent la première et la troisième des plus grandes catastrophes naturelles assurées dans l'histoire du Canada. Il convient de noter l'intérêt évident de la nature pour Calgary. L'inondation de cette année marque une quatrième année consécutive où le temps violent frappe la ville durement. L'année dernière, comme en 2010, une tempête de grêle colossale a engendré des pertes de propriétés se chiffrant à plusieurs millions de dollars. En 2011, un puissant chinook a traversé le centre-ville de Calgary à des vitesses de la force d'un ouragan causant des millions de dollars de dommages supplémentaires.

Parmi d'autres événements d'inondation, on compte les averses d'avril et une fonte des neiges soudaine dans la villégiature du centre de l'Ontario qui ont engorgé les rivières et fait monter l'eau à des niveaux d'inondation historiques qui n'ont pas été observés depuis 100 ans. En juin, des rivières gonflées sont sorties de leur lit à Fort McMurray, forçant ainsi l'évacuation de centaines d'individus. Parmi tous ces événements, le plus surprenant était peut-être le manque réel d'expérience en matière d'inondations dans l'est des Prairies. D'après les prévisions, la région devait faire face à une autre inondation importante en 2013, qui aurait constitué sa troisième en cinq ans; cependant, ce que les experts considéraient comme une inondation « certaine » n'a pas eu lieu en raison du printemps froid qui a ralenti la fonte des neiges et qui a permis de gérer les débits d'eau.

Cette « inversion » a constitué un descripteur pour deux des principaux événements météorologiques de cette année. Dans l'est de l'Arctique, l'été le plus froid enregistré depuis 15 ans (parmi d'autres facteurs) a aidé à ralentir la fonte de la glace de mer dans l'océan Arctique canadien à 3 % de la couverture minimale normale et a entraîné la plus grande étendue de glace depuis 2005. Dans le cas des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent, c'est l'une des années les plus humides jamais enregistrées (13 % plus humide que la normale) qui a aidé à rétablir les niveaux de l'eau. Une seule année ne permet pas d'établir une tendance, surtout si l'on tient compte de la variabilité intrinsèque du système climatique planétaire. Les caractéristiques météorologiques constituant une valeur sûre au Canada sont les fortes tempêtes et celles que nous subissons font toujours la une de l'actualité. En 2013, les vedettes les plus importantes de notre actualité étaient deux puissantes tempêtes qui ont eu lieu en février : l'une d'elles a commencé en tant que système dépressionnaire en Alberta et s'est rapidement transformée en une puissante tempête du nord-est dans les provinces de l'Atlantique, mettant alors des millions de Canadiens vivant dans l'est sur un pied d'alerte. L'autre a conduit à la noyade de cinq jeunes pêcheurs originaires de la Nouvelle-Écosse, ce qui nous a tous attristés.

Sur une note positive, nous avons échappé à des tornades mortelles et à de graves sécheresses en 2013. Notre air était également plus clair que la plupart des années précédentes, l'année s'est révélée calme pour ce qui est des incendies de forêt et on a noté une quantité moins importante de moustiques porteurs du virus du Nil occidental. La saison des ouragans s'est également déroulée sans histoire – calme et tranquille dans l'océan Atlantique et dans la mer des Caraïbes en dépit des prévisions désastreuses et de l'apparition du typhon Haiyan de l'autre côté de la planète, qui était l'une des tempêtes tropicales les plus intenses sur Terre. Pour les producteurs agricoles vivant dans l'ouest, ce fut une bonne année pour les cultures. La Colombie-Britannique a également connu un été presque parfait avec le mois de juillet le plus sec et le plus ensoleillé jamais enregistré.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, il s'agissait encore d'une année chaude au Canada (notre 17e année consécutive) même si elle n'était pas aussi chaude qu'au cours des années précédentes. Les températures de chaque région étaient plus chaudes ou presque normales, en particulier dans le sud de la Colombie-Britannique où les climatologues ont enregistré la quatrième période de décembre (2012) à novembre (2013) la plus chaude de la région depuis 66 ans. D'autre part, d'après les mesures, les températures dans les Prairies étaient plus chaudes que la normale en 2013 d'à peine 0,1 °C. Cela n'est pas surprenant, puisqu'elles ont subi ce qu'il semble être un septième mois d'hiver interminable. Pour ceux qui sont situés dans l'est, les conditions météorologiques chaudes ont été également rares, avec un été qui s'est révélé aguicheur sans réellement se montrer. Des températures élevées ont été brièvement ressenties pendant une semaine en juillet et brièvement encore en septembre au cours de ce qui s'est révélé être l'un des étés les plus courts depuis des années.

Les événements météorologiques les plus marquants du Canada pour 2013 sont classés de un à dix en fonction du degré auquel le Canada et les Canadiens ont été touchés, de l'étendue de la région touchée, des répercussions sur l'économie et du temps pendant lequel l'événement a fait la manchette.

  1. No 1. L'inondation des inondations en Alberta
  2. No 2. Pluies torrentielles à Toronto
  3. No 3. Des cultures exceptionnelles à l'Ouest, mais plus ou moins bonnes pour le reste  
  4. No 4. Y aura-t-il des inondations
  5. No 5. Rétablissement de l'océan Arctique et des Grands Lacs
  6. No 6. Des conditions météorologiques hivernales violentes frappent l'Est
  7. No 7. Inondations printanières dans la région de villégiature de l'Ontario   
  8. No 8. Un hiver interminable dans les Prairies
  9. No 9. Tempêtes en mer et tragédie maritime
  10. No 10. Ensoleillé et sans pluie en Colombie-Britannique
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