Les dix événements météorologiques les plus marquants de 2005 : évènement six

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6. Les averses d'avril causent des inondations dans les Maritimes

En 2005, plusieurs collectivités de la Nouvelle-écosse ont vécu l'été le plus sec jamais enregistré. Mais avant cette période de sécheresse, elles ont dû endurer le printemps le plus humide jamais vu. À Halifax, les pluies printanières de mars à mai ont apporté un total record de 589,4 mm d'eau - soit 225 mm de plus que la normale. De ce total, plus de la moitié des précipitations sont tombées en mai, éclipsant le record précédent de 230,1 mm établi en 1971. D'autres records de tous les temps pour mai ont été établis à l'île Cap-de-Sable (418,4 mm) et à Liverpool (508.4 mm).

Les fortes pluies provenaient d'une succession de tempêtes qui remontaient la côte Est et s'installaient au-dessus des Maritimes à partir d'une crête verticale de haute pression sur le Labrador. Le système qui est resté du 21 au 27 mai a généré de forts vents et la plupart de la pluie qui a causé des inondations importantes dans les Maritimes. Les fortes pluies tombées durant la longue fin de semaine de mai ont sorti de leur lit un grand nombre de lacs et de rivières situés le long de la côte sud de la Nouvelle-écosse, forçant les responsables de Lunenburg à déclarer l'état d'urgence à l'échelle locale. La montée des eaux a occasionné l'inondation de maisons, entraîné la fermeture de ponts et emporté plusieurs routes, ce qui a nécessité de nombreuses évacuations. Ce mois de mai humide a eu des effets néfastes sur l'agriculture, retardant la plantation des semences de deux à trois semaines. Il est difficile d'imaginer un mois plus épouvantable. Le temps était froid, gris, couvert et violent, même quand il ne pleuvait pas. À Halifax, les températures se trouvaient 1,4°C sous les normales, et n'ont dépassé les 18°C qu'une seule fois en mai. À Shearwater, les périodes d'ensoleillement ont atteint seulement 63 % de la normale pour ce mois, soit 70 heures de moins qu'à l'habitude. Plus de la moitié des journées comptaient moins d'une heure d'ensoleillement, y compris neuf jours consécutifs, ce qui est encore plus révélateur.

Les inondations étaient pires dans la partie supérieure du fleuve Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Le cours supérieur du bassin a reçu d'importantes chutes de neige tout au long de l'hiver et enregistré des précipitations records en mars et en avril. À Saint Léonard, 151 cm de neige ont fondu en cinq semaines. Quand la grande quantité de neige et de glace a commencé à fondre rapidement, épisode suivi de fortes pluies printanières et de quelques journées très chaudes au cours de la deuxième semaine de mai, la crue printanière est arrivée rapidement et fut très intense. L'eau a rempli le fleuve Saint-Jean jusqu'au bord. Puis, les pluies copieuses du long week-end de mai ont laissé 80 mm derrière elles à St- Léonard. Les inondations ont forcé plus de 40 familles à quitter leur maison et ont emporté des portions majeures de l'autoroute principale et plusieurs rues du Nouveau-Brunswick. À Fredericton, le fleuve est monté un mètre au-dessus du niveau d'inondation, poussant les eaux dans les rues et les maisons. Même si les inondations étaient plus importantes que la normale, elles étaient tout de même un demi-mètre sous les plus hauts niveaux atteints en 200 ans, en 1973.

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