Faits marquants régionaux de 2009

Tables des matières

Canada atlantique

Le Nouvel an drapé de blanc

Dans l’ensemble des Maritimes, l’arrivée du Nouvel an a été marquée par une intense tempête hivernale accompagnée de forte neige et de vents violents, qui a causé de longues pannes de courant, perturbé la circulation routière et cloué au sol les avions. C’est l’l’Île du Cap Breton, en Nouvelle-Écosse, et l’Île du Prince Édouard qui ont reçu le plus de neige, jusqu’à 60 cm, ce qui a amené les lieutenants gouverneurs de ces deux provinces à annuler les réceptions du Nouvel An. Signalons également que le Pont de la Confédération a temporairement été fermé aux véhicules à profil élevé, tandis qu’une onde de tempête et un opaque voile blanc ont entraîné la fermeture durant plusieurs heures de la levée de Canso, qui relie le Cap Breton à la Nouvelle Écosse continentale.

Une tempête hivernale frappe Saint Jean et St. John’s

Pour commencer, 18 cm de neige sont tombés sur Saint Jean (N.-B.) le 18 janvier. Le lendemain, pendant que le mercure frôlait le point de congélation, 13 mm de pluie et de verglas ont transformé en patinoires les routes et les trottoirs. Il a fallu fermer des écoles, annuler plusieurs réunions et services (telles les popotes roulantes) et retarder les vols à l’aéroport de Saint-Jean pendant que les équipes de déneigement s’affairaient sur les pistes.

Un mois plus tard, le 18 février, la ville de St. John’s, à Terre Neuve, a été pratiquement transformée en ville-fantôme lors du passage d’une tempête provenant de la Caroline du Nord qui avait éclaté la veille au-dessus des Grands Bancs et de la presqu’île Avalon, causant de fortes chutes de neige, des vents violents et de la poudrerie. Le lendemain, la plupart des travailleurs et des étudiants de la ville étaient absents. La capitale de Terre Neuve et Labrador a reçu environ 22 cm de neige et 2 mm de pluie, une situation exacerbée par de fortes rafales de plus de 100 km/h qui ont jeté un voile blanc sur certaines portions de la route transcanadienne. Des dizaines de vols ont été annulés à l’aéroport international de St. John’s, et les autobus de la ville n’ont pu sortir qu’en fin d’après midi. Ailleurs dans la province, Bonavista a connu le plus fort enneigement (41,2 cm) et des rafales qui ont quelquefois dépassé les 100 km/h, tandis qu’on enregistrait des vents de 130 km/h à l’île Sagona.

La pire tempête de l’hiver et de la décennie à Saint Jean

Les 22 et 23 février, un système qualifié de mégabombe météorologique a pris de la force au dessus du golfe du Maine pour ensuite traverser la baie de Fundy. De forts vents du nord est soufflant en rafales de 80 km/h ont créé des conditions de voile blanc. Bathurst (55 cm), Fredericton (48 cm), Miramichi (36 cm) et Saint Jean (37 cm) comptaient parmi les villes les plus enneigées. Certaines rafales ont atteint jusqu’à 130 km/h. Cette tempête, une des pires en plus d’une génération, a semé le chaos un peu partout au Nouveau Brunswick, qui a dû composer avec des pannes de courant, des routes dangereuses et des fermetures d’écoles, de commerces et de bâtiments municipaux. Certaines régions côtières ont été touchées par une onde de tempête qui a augmenté les niveaux d’eau de 80 à 100 cm au-dessus de la normale. À Saint Jean, la formation d’un mur de poudrerie d’un mètre de haut a amené les autorités municipales à faire accompagner de chasse neige les ambulances et les camions de pompiers appelés en urgence. À l’Île du Prince Édouard, la tempête a été brève mais intense, suffisamment pour immobiliser les chasse neige, faute de visibilité. À Liverpool et Amherst, en Nouvelle Écosse, certaines entrées privées étaient bloquées par des amoncellements de neige d’un mètre.

La formation d’embâcles cause l’inondation de parcs de roulottes

Au terme de quelques journées de temps très doux à la fin de février en Nouvelle Écosse, les autorités ont décidé d’évacuer des douzaines de résidents de parcs de roulottes, près de Truro et de Stellarton, après le débordement de cours d’eau engorgés par les glaces. La rivière East a atteint un niveau de 4 m et a quintuplé de largeur, un record. Dans un des parcs, l’eau arrivait à hauteur de la poitrine. Pièces d’équipement, matériaux de construction, cages à chien vides et autres débris flottaient ça et là sur l’eau. L’eau charriait des blocs de glace d’un mètre d’épaisseur qui venaient frapper au hasard les immeubles et les équipements.

Mars – Une entrée et une sortie fracassantes

En mars, le ton a été donné au début du mois par une violente tempête qui a laissé sur son passage dans les Maritimes un cocktail de précipitations, soit de la neige dans le nord du Nouveau Brunswick, un pénible mélange de grésil et de verglas dans le centre et le sud de la province, et du verglas mêlé de pluie en Nouvelle Écosse. La ville de Halifax a reçu 52 mm de pluie et de verglas. La population de Saint Jean (N.-B.) a reçu 15 mm de verglas à peine sept jours après l’enneigement record résultant d’un fort blizzard. Les responsables de la faune s’attendaient à un taux de mortalité hivernale élevé chez les cerfs.

Le mois de mars a également pris fin sur un point d’orgue. Un puissant orage printanier a déversé jusqu’à 25 cm de neige lourde et mouillée sur l’est du Nouveau Brunswick et l’Île du Prince Édouard, causant des fermetures d’écoles et privant de courant des milliers de clients. Moncton a été ensevelie sous 35 cm de neige, tandis que Saint Jean et Fredericton n’ont reçu que de la pluie. Charlottetown a quant à elle enregistré 29 cm de neige. En Nouvelle Écosse, sauf à Sydney, qui a reçu 27 cmde neige, les précipitations se sont essentiellement limitées à de la pluie, mais à une pluie drue, comme en témoignent les 70 mm tombés à Baccaro Point.

Un record de chaleur en avril

La journée du 28 avril a donné lieu à un record de chaleur printanière partout dans les Maritimes. En Nouvelle Écosse, le thermomètre a atteint un record de tous les temps pour avril à Kejimkujik (31,5 °C) et à Greenwood (30,3 °C). L’incroyable 31,7 °Cenregistré à St. Stephen (N.-B.) faisait de cet endroit le lieu le plus chaud au Canada pour cette journée et, officieusement, il s’agissait de la plus haute température jamais enregistrée si tôt dans l’année au Nouveau-Brunswick. Le lendemain, le thermomètre dégringolait de 13 degrés.

Record de précipitations estivales au Canada atlantique

Partout au Canada atlantique, la période juin-août a donné lieu à l’été le plus pluvieux depuis que des données sont recueillies, soit depuis 62 ans. Le total des précipitations a été de 42 % supérieur à la normale, et de plus de 5 % supérieur à celui de l’été le plus humide enregistré jusque-là, en 2006. Halifax (N.-É.) a connu une pluviosité estivale de 400 mm, environ 36 % de plus que la normale. À Saint Jean (N.-B.), le mois de juillet a été le plus humide avec près de 195 mm, deux fois la normale. À Moncton (N.,-B.), le mois d’août a été le plus humide de l’histoire de cette ville, avec un record de 191,7 mm de pluie qui dépassait facilement le record précédent de pluviosité en août, établi en 1973 avec 173,7 mm. L’été 2009 a été le plus humide jamais vu à Moncton avec 450 mmde pluie, un chiffre qui éclipse le record précédent de 399,1 mm atteint en 1962. La ville de Sydney (N.-É.) a connu son moins de juin le plus humide, avec 206,7 mm (la normale étant de 92,6 mm). À l’Île du Prince Édouard, l’été a également été le plus humide jamais observé dans les villes de Sydney et Charlottetown. À Charlottetown, la pluviosité pour juin à août inclusivement a totalisé 424 mm, alors que le précédent record était de 413 mm en 1951. À Sydney, on a enregistré une pluviosité totale de 456 mm pour juin à août, comparativement à une normale de 273 mm. Sydney avait également connu une saison estivale humide en 2008 (406 mm). Les étés 2007 et 2008 sont les deux étés consécutifs les plus humides jusqu’à maintenant enregistrés à Sydney.

Une tempête d’hiver en octobre

Le 14 octobre, une puissante tempête du nordet a frappé la presqu’île d’Avalon à Terre Neuve, pour se renforcer en traversant la province. Par son intensité, le phénomène s’apparentait à une tempête de fin novembre/début décembre. La pluie s’est changée en neige, et il est tombé jusqu’à 15 cm sur les terres hautes bordant la route de la péninsule Bonavista. Les extrêmes de pluie et de vent ont été enregistrés à Bonavista (66,9 mm et 133 km/h) et à St. John’s (46,4 mm et 122 km/h). Au large des côtes, sur la plateforme pétrolière Sea Rose, le vent a soufflé à 157 km/h. Sur la terre ferme, les autorités policières incitaient les gens à demeurer à la maison, pour leur éviter d’être touchés par les branches d’arbres et autres débris soufflés par le vent. Les pannes de courant signalées dans plusieurs districts autour de St. John’s ont occupé toute la nuit les équipes de réparation.

Un été humide suivi d’un automne humide

Durant sa dernière semaine, octobre réservait encore une autre tempête au Nouveau Brunswick, une fois de plus victime de pluies abondantes pendant un mois d’octobre qui compte parmi les plus humides jamais enregistrés. Plus de 6 000 foyers ont été privés de courant au Nouveau Brunswick, et environ 2 000 en Nouvelle Écosse. Quelques résidents de Moncton ont subi un autre refoulement d’égouts, après que de forts vents eurent arraché les feuilles des arbres pour les souffler en masse dans les bassins de rétention. À Saint Jean, les 116 mm de pluie ont inondé plusieurs rues et résidences. Les pompiers ont été appelés à plus de 30 reprises par des résidents dont le sous sol était inondé de plus d’un mètre d’eau d’égout. Une propriétaire de magasin a déclaré n’avoir jamais vu de crues aussi abondantes en 32 ans. Les pluies d’octobre ont totalisé 245,4 mm à Saint Jean, à peine 2 mm de moins que le record remontant à 1977.

Du 1er avril au 31 octobre, Moncton a reçu une quantité record de 924 mm de pluie; la normale sur sept mois y est de 667 mm. En tout, on a compté neuf journées de pluie abondante (25 mmou plus), dont une de 76 mmet une autre 62 mm, alors que la normale est de quatre journées de pluie abondante. À Fredericton, octobre 2009 est arrivé au deuxième rang des mois d’octobre les plus humides. La ville de Saint Jean fait partie des villes canadiennes qui ont reçu le plus de pluie cette année avec un total de 1 118,8 mmentre avril et octobre, soit presque 50 % de plus que la normale et représente la deuxième période avril-octobre la plus humide jamais enregistrée.

Québec

Une tempête suit l’autre

Une importante perturbation hivernale qui longeait la côte est américaine a atteint la Basse-Côte Nord du Québec le 23 février, pour y demeurer presque stationnaire et laisser en Gaspésie d’abondantes accumulations de 40 à 60 cm de neige. En outre, de puissants vents de 100 km/h ont créé d’immenses congères. Ces chutes de neige ont donné à la Gaspésie son quatrième hiver en importance en 42 ans pour l’enneigement.

Un printemps sans neige

Dans le sud et le centre du Québec, le printemps a été caractérisé par des records de faible enneigement. À Montréal, Sherbrooke et Bagotville, l’enneigement printanier a été le plus faible enregistré depuis qu’on y tient des données, c’est à dire depuis 1941, 1962 et 1942 respectivement. À l’aéroport international Pierre Elliott Trudeau, seulement le treizième de la quantité normale de neige est tombé entre mars et mai inclusivement, soit 3,8 cm, alors que le plancher précédent était de 11,5 cm en 1953. La région d’Ottawa/Gatineau a enregistré son deuxième plus faible enneigement printanier, avec 7,6 cm (le programme d’observation y a débuté en 1938). Fait encore plus spectaculaire, l’enneigement de février à mai dans la région de la capitale nationale a été le plus faible jamais enregistré, avec un total de 23 cm. Le phénomène est remarquable, si l’on considère que durant la première moitié de l’hiver, jusqu’au 31 janvier, 203 cm de neige étaient tombés, soit près de 150 % de la normale.

Un mois de mai venteux

Le 14 mai, des rafales atteignant jusqu’à 100 km/h ont causé des dégâts dans diverses régions du Québec. Ces vents violents ont également compliqué la conduite routière. Six semi remorques – dont un camion de 18 roues – ont été renversés près de Beloeil. À Montréal, le service de transport en commun n’a pas fait circuler d’autobus dans la voie réservée du pont Champlain, où le vent emportait les cônes de signalisation. Les forts vents ont entraîné la chute de lignes électriques alimentant 70 000 personnes. D’importants dégâts matériels ont également été signalés, notamment à Sainte Julie, où le vent a déraciné des centaines d’arbres et soufflé un gazebo de jardin et un trampoline, qui sont allés s’enchevêtrer dans des lignes électriques; à Alma, où la chute d’arbres sur des lignes électriques a causé un feu de brousse; dans la région de La Tuque, où les bardeaux du toit d’un hôtel sont partis au vent et où un luminaire de rue s’est abattu sur une maison et à Baie Saint Paul, où des poteaux d’électricité ont été cassés en deux et où des toits ont été emportés.

Un début de vacances pluvieux

Durant la semaine du 28 juin au 4 juillet, un système de basse pression quasi stationnaire s’est installé sur l’est de l’Ontario et le Québec. Des pluies totalisant 140 mm ont endommagé des routes et des ponts, et inondé des sous sols. En outre, le mauvais temps a gâché d’innombrables vacances et forcé l’annulation ou le report de plusieurs événements. Charlevoix, la Mauricie et le secteur de Parent ont été les régions les plus durement touchées. Les eaux de crue ont inondé 50 maisons à Notre Dame des Prairies le 1er juillet, causé l’effondrement d’une rue à Entrelacs à la suite du débordement d’un ruisseau et ruiné la récolte des fraises partout ailleurs. La pluie a gonflé à des niveaux record le débit de plusieurs cours d’eau.

Le 11 juillet, une grappe de cellules orageuses a rejeté de 40 à 70 mm de pluie sur le sud ouest du Québec. Les précipitations les plus abondantes sont tombées dans la Montérégie, à Montréal et dans les Basses Laurentides. À Montréal, les vents violents accompagnant cet orage ont abattu des arbres et fait s’effondrer un mur de briques. Les pluies ont causé des refoulements d’égouts et inondé des sous sols et des tronçons de routes, forçant même des automobilistes à abandonner temporairement leurs véhicules.

Une puissante microrafale

Le 11 août, le passage d’un front froid dans la région du lac Brome, en Estrie, a engendré une microrafale rectiligne courte mais violente, un phénomène inusité. Des vents de 100 à 120 km/h ont déraciné des arbres, fait valser des embarcations et secoué tout ce qui n’était pas rivé au sol. À Knowlton, des résidents retiraient les morceaux d’arbres de leurs piscines pendant que les équipes d’Hydro Québec oeuvraient à rétablir le courant.

L’unique canicule de l’été

Après deux mois de météo anormalement nuageuse, fraîche et pluvieuse, le sud du Québec a finalement connu son unique vague de chaleur estivale entre le 14 et le 18 août. Le mercure a dépassé les 30 ºC pendant cinq jours consécutifs à Montréal. Tout en offrant un répit bienvenu après le temps déprimant de juin et juillet, cette canicule a eu de nombreuses conséquences négatives, dont une hausse des consultations médicales pour des troubles respiratoires, des crises d’asthme et des insolations qui ont causé au moins un décès. Les conditions étaient aggravées par le smog, et l’indice humidex a atteint de 40 à 45 degrés lors de certaines journées. Les autorités sanitaires ont avisé la population que la première vague de chaleur de l’été est la plus grave, parce que le degré d’acclimatation du corps est à son plus bas.

Ontario

Des inondations au milieu de l’hiver

Dans le sud ouest de l’Ontario, la deuxième semaine de février s’est terminée par un redoux constant, par des pluies abondantes et par des rafales de vent qui ont entraîné une importante fonte de neige mi-hivernale et des inondations soudaines dans les basses terres. Deux facteurs ont aggravé le problème : le sol gelé ne pouvait absorber la pluie, et certains cours d’eau étaient bloqués par des embâcles. Dans le comté de Perth, des inondations ont emporté de nombreuses routes. Dans les basses terres de Wallaceburg, les gens devaient patauger dans l’eau pour se rendre à leurs véhicules. À New Hamburg, les policiers ont fait du porte à porte pour aviser la population de ne pas approcher de la rivière Nith, rendue dangereuse par des berges glissantes, la brume et les eaux vives. La rivière Thames a inondé des sous sols à Chatham et débordé dans plusieurs parcs à London. Ces crues mi hivernales ont été attribuées aux précipitations record de novembre et de décembre (à London, les précipitations étaient de 80 % supérieures à la normale), de même qu’au temps froid et enneigé de janvier et à une fonte négligeable. En moins d’une semaine, les températures à deux chiffres et la troisième journée la plus pluvieuse de février (41,2 mm) en 70 ans ont réduit à néant l’épaisse couverture neigeuse de 40 cm.

Visite à Ottawa du président Obama

Le 19 février, le Président Barack Obama quittait Washington sous une pluie légère et une température de 7 °C. Une heure plus tard, une faible neige et une température avoisinant le point de congélation l’attendaient à Ottawa. En raison d’un refroidissement éolien de -10 et de la neige, seule une foule dispersée était venue l’accueillir sur la colline du Parlement. Le Président Obama a eu ces mots : « Il me fera plaisir de revenir au Canada, dès que le temps se réchauffera ».

Pas de neige en mars

Après avoir enduré un hiver particulièrement pénible dans la neige et la gadoue et sous les rafales, la ville de Hamilton a été récompensée par un mois mars complètement exempt de neige et par le plus faible enneigement printanier jamais enregistré. L’enneigement total de mars à mai s’élevait à 5,0 cm de neige, toute tombée en avril. Le précédent printemps le moins enneigé remontait à 1988, avec 8,8 cm. En fait, aucune précipitation mesurable de neige n’a été observée du 23 février au 6 avril, soit pendant 42 journées consécutives du milieu à la fin de l’hiver. Les villes de London, Kitchener et Toronto ont aussi été pratiquement épargnées par la neige, avec 1,8 cm, 2,2 cm et 0,6 cm respectivement.

Des pluies dignes de la mousson à Glen Abbey

La première ronde de l’Omnium canadien de golf, à Oakville, a débuté le 23 juillet avec un retard de cinq heures imputable au mauvais temps. Des déluges quotidiens ont ponctué tout le tournoi, avec un total officieux de 200 mm sur quatre jours. Les préposés à l’entretien du terrain devaient pratiquer des incisions dans le gazon pour évacuer l’eau s’accumulant sous l’herbe. En tout, les interruptions d’origine météorologique ont entraîné plus de 17 heures de retard et fait perdre l’équivalent de plus de deux pleines journées de jeu. C’était la deuxième année consécutive où la pluie transformait en tourbière le théâtre de l’Omnium canadien, à Glen Abbey.

Alerte à la tornade à Toronto

Lors d’un violent orage le 4 août, les prévisionnistes ont, pour une rare fois, émis un avis de tornade pour Toronto. Même si aucune tornade ne s’est manifestée, la Ville-Reine a eu droit à de fortes pluies, à de la grêle, à des éclairs et à des vents de plus de 100 km/h. L’orage a durement secoué et inondé la ville, semant le chaos dans les transports. GO Transit a dû fermer des gares et dérouter des autobus, pendant que de nombreux vols étaient perturbés. Le mauvais temps a même retardé les vols de correspondance des premiers ministres de l’Atlantique qui se rendaient à la rencontre des premiers ministres provinciaux et des leaders territoriaux, en Saskatchewan.

Enfin l’été

Pendant des semaines, les Ontariens ont déploré l’absence de l’été. Finalement, le 9 août, la nature a exaucé leurs prières, mais avec excès. La journée a commencé avec une humidité accablante et des orages qui se sont déchaînés en divers point du sud de l’Ontario. À Kitchener, le mercure a grimpé à près de 30 °C, avec un indice humidex approchant 43. Un peu avant midi, le ciel a été assombri par une menaçante ligne d’orages qui a poussé les gens à chercher un abri, sous une pluie diluvienne et de fréquents éclairs. Dans le secteur d’Orangeville Caledo Barrie Coldwater Cookstown Aurora, des rafales de vent approchant les 100 km/h ont fait chuter plusieurs poteaux d’électricité, arbres et mâts de drapeau. Les orages ont privé de courant plus de 40 000 foyers, et à Port Franks, au nord de Sarnia, un éclair a coûté la vie d’une femme qui s’était réfugiée sous un canot pneumatique, sur une plage. À Hamilton, les vents ont soufflé le toit d’une maison et emporté l’antenne de télévision d’une autre résidence. Le vent a atteint 96 km/h à l’aéroport international Lester B. Pearson Toronto, où l’on a déploré une brève panne de courant, une chute de grêle et l’annulation ou le retard de plusieurs dizaines de vols.

La foudre fait une victime à Brampton

Le 12 août, vers le milieu de l’après midi, durant un faible orage qui a rapidement balayé le nord ouest de Toronto, la foudre a mortellement frappé un jeune garçon de cinq ans, et blessé sa mère et un autre enfant. Ce faible système n’a pas mérité la diffusion d’une alerte météo. La cellule orageuse a légèrement pris de la force en passait au-dessus de la collectivité voisine de Brampton, où un éclair a creusé un trou d’un mètre dans un terrain de soccer, juste devant un but, et renversé six personnes.

Une vague d’ensoleillement

Après un des étés les plus humides jamais enregistré, la population de l’Ontario a finalement connu un répit en septembre avec une vague de temps sec et ensoleillé telle qu’elle n’en avait pas vu depuis plus de 70 ans. Environnement Canada n’a décelé aucune trace de pluie à Toronto du 31 août au 18 septembre, une situation inusitée qui ne s’était pas produite depuis l’automne 1938, lorsque cette ville avait connu 26 journées sans une seule goutte de précipitation – ce qui d’autant plus surprenant que septembre est habituellement le mois où l’on dénombre le plus grand nombre de journées avec pluie. Cette période sèche a également été ensoleillée et chaude, avec 50 % de plus d’ensoleillement et des températures supérieures d’environ trois degrés à la normale. À Hamilton, le record de sécheresse (22 jours de suite sans pluie mesurable) faisait suite à un été exceptionnellement humide, soit le deuxième jamais enregistré (410,2 mm de pluie contre une moyenne de 251 mm).

Absence de neige à Toronto

Pendant un mois de novembre inhabituellement doux et sans orage à Toronto, aucun flocon de neige n’est tombé à un site d’observation météorologique. C’était le premier novembre sans neige observé depuis l’année 1937 à l’aéroport international Lester B. Pearson Toronto. Fait encore plus remarquable, pour la toute première fois, absolument aucune trace de neige (moins de 0,2 cm) n’a été détectée à la station d’observation du centre ville, la plus ancienne du Canada, où l’on a commencé à mesurer les chutes de neige en 1847. Il s’en est toutefois fallu de peu puisque moins de deux heures après la fin de novembre, une averse de neige a donné à l’aéroport Pearson un premier avant-goût de l’hiver.

Tempête de neige d’effet de lac classique

Le 10 décembre, pendant que les résidants de l’Ontario et du Québec pelletaient pour se dégager de la première grande chute de neige de la saison, les vents froids de l’ouest se levaient au-dessus des eaux relativement chaudes de la baie Georgienne et du lac Huron. De violentes bourrasques de neige se sont engouffrées dans des corridors de 30 kilomètres de largeur traversant Muskoka et Haliburton. Les bourrasques monstres ont soufflé sans trêve pendant deux jours et déversé entre 50 et 125 centimètres de neige sur les agglomérations limitrophes des lacs du côté des vents. Pourtant, à 20 kilomètres à peine de chaque côté des corridors, les averses de neige n’ont donné que peu d’accumulation. Les chutes de neige abondantes et les vents forts ont réduit la visibilité à zéro et obligé les autorités de Huntsville et de Bracebridge à déclarer un sinistre lié à la neige : le premier depuis 40 ans selon les résidants de longue date.

Provinces des Prairies

Orage hivernal en Alberta

À la fin de janvier, l’Alberta a été balayée par de furieuses rafales qui ont atteint 98 km/h, privé de courant plus de 10 000 foyers et abattu des arbres dans de nombreuses collectivités. Le mélange de pluie et de neige qui accompagnait le front météorologique a même occasionné un rare orage hivernal à Grande Prairie. La collectivité de Bassano, à une centaine de kilomètres au sud est de Calgary, a subi une rafale de 126 km/h et de la poudrerie qui a pratiquement réduit à zéro la visibilité.

Pluie de février à Winnipeg

La dernière fois qu’il a plu en février à Winnipeg, c’était il y a neuf ans. Et des pluies importantes ont pu être observées durant ce mois seulement huit fois en plus de 100 ans. Le 9 février, entre 10 et 15 mm de pluie sont tombés sur la ville, avec près de 20 mm à Portage la Prairie. Brandon a reçu 16 mm de pluie, soit près du double du précédent mois de février le plus pluvieux. Winnipeg a connu son troisième mois de février le plus pluvieux de son histoire. Digne de mention, la moyenne des précipitations en février au cours du siècle avant 1998 était de 0,5 mm, mais au cours des douze dernières années, les précipitations totales ont été en moyenne de 5,7 mm, y compris les trois mois de février les plus pluvieux en 136 ans.

Les pluies d'hiver ne sont pas une bonne chose en soi dans les Prairies, car il y aura inévitablement du gel à la surface ou près de celle-ci. Deux jours de « grésil » sporadique ont laissé une couche de glace dans la partie est des Prairies. Les piétons déambulaient avec grande prudence sur les trottoirs glissants. La chaussée glissante a forcé l'annulation de la collecte des ordures, du courrier et de la livraison des journaux, et a entraîné une multitude d’accrochages. Devant l’afflux de chevilles tordues et de fractures, l es hôpitaux ont dû faire face à une forte augmentation des admissions – celles-ci étant six fois plus élevées que la moyenne quotidienne – les personnes souffrant surtout d’os meurtris et brisés. Pour la seule journée du 9 février, 290 personnes se sont présentées en boitant dans les salles d'urgence de Winnipeg (soit le nombre habituellement observé dans une semaine). Les couvreurs ont fait des heures supplémentaires pour faire face à des centaines de propriétaires frénétiques qui voulaient à tout prix que leur toit soit déneigé à la pelle ou que l’accumulation de glace soit délogée. Et, comme si ce n’était pas assez, le brouillard est venu recouvrir une grande partie de la région, réduisant la visibilité à 100 mètres. À certains endroits, le brouillard a même laissé une couche de glace sur les autoroutes déjà recouvertes de glace noire. Les déplacements étaient presque impossibles, puisqu’un certain nombre de routes principales, y compris des tronçons de la Transcanadienne entre Winnipeg et Regina, ont dû être fermées pendant diverses périodes. Des centaines de véhicules se sont retrouvés dans les fossés en bordure de route; le mauvais temps a immobilisé des autobus Greyhound et retardé les vols d’avion, et un travailleur à Portage la Prairie est mort lorsqu’une toiture en métal d’un entrepôt de légumes s'est effondrée sous le poids supplémentaire de la neige et de la glace détrempées.

Tempête de neige printanière dans les Prairies

Le printemps n’était vieux que d’un jour quand la pire tempête de l'hiver a déversé un record de 25 cm de neige sur Calgary, ce qui a provoqué de nombreux accidents de voiture partout dans la ville. La neige lourde et mouillée a aussi causé l’effondrement d’un dôme de golf, causant environ 900 000 dollars de dommages. La tempête a traversé le centre de l'Alberta jusqu’à Edmonton et au nord de Fort McMurray, déversant entre 10 et 20 cm de neige et de pluie verglaçante. Une semaine plus tard, une autre tempête de neige des Prairies a balayé Calgary, recouvrant la ville d’un manteau blanc avec une accumulation supplémentaire de 10 cm de neige. Les accumulations au sud-ouest de la ville frisaient les 40 cm. Au total, la ville a reçu 46,6 cm de neige en mars – soit le troisième mois de mars le plus enneigé en 75 années de relevés.

Les Prairies reçoivent souvent leurs plus fortes accumulations de neige au printemps ou au début de l’automne. Par exemple, Edmonton a connu sept tempêtes de neige cette année au cours desquelles le total quotidien d’accumulation de neige excédait 25 cm. La majorité de ces fortes chutes de neige se sont produites en avril et en mai. De même, au cours des 125 dernières années, la majeure partie des importantes chutes de neige de plus de 20 cm à Calgary ont eu lieu en mai. Les courants d’air froid du printemps, l’humidité et les tempêtes du Pacifique qui, souvent, se déplacent lentement et qui entrent en conflit avec les courants d’air de l’Arctique, recouvrent parfois les collectivités d’énormes couches de neige bien après que les habitants croyaient que l’hiver était chose du passé!

Cette année, le printemps le plus froid enregistré a fait en sorte que l'Ouest serait probablement témoin de plusieurs tempêtes de neige des Prairies. Les conditions météorologiques les plus sévères se sont peut-être produites durant la longue fin de semaine de mai. Les habitants de longue date de l'Alberta ne pouvaient se souvenir d'un long weekend de la fête de la Reine caractérisé par un temps si exécrableé À leur réveil, quel de fut pas l'étonnement des habitants d'Edmonton de voir une couche épaisse de 6 cm de neige recouvrir le sol. C'est en 2002 que la ville d'Edmonton a reçu pour la dernière fois une chute de neige mesurable après le 19 mai. Et comme si ce n'était pas assez, des records de froid ont été enregistrés les 18 et 19 mai – avec un maximum plutôt froid de 3 °C. Les régions à l'ouest près de Hinton, ont reçu de 18 à 30 cm de neige. Les campeurs en montagne ont décidé de plier bagages et de rentrer chez eux plus tôt. Les fleurs et les arbustres ont dépéri sous la neige mouillée pendant que la température oscillait autour du point de congélation. Le mois de mai désagréable s'est prolongé vers l'est jusqu'au Manitoba où les campeurs étaient plus enclins à se lancer des boules de neige qu'à chasser les mouches noires!

Un violent orage au Manitoba

Phénomène rare en été, un immense orage a traversé une bonne partie du sud du Manitoba les 26-27 juin. Le système, accompagné de rafales de 100 km/h, a déversé plus de 100 mm de pluie. Les précipitations étaient à ce point abondantes dans certains secteurs de la vallée de la rivière Rouge, au Manitoba, que les autorités provinciales ont émis un avis de niveau d’eau élevé pour certaines parties de la province. Des toits ont été endommagés dans la collectivité de la Première nation Sagkeeng, sur la rive est du lac Winnipeg. L’orage a causé des pannes de courant et entraîné la fermeture de plusieurs terrains de golf. Une douzaine de sous sols ont été inondés à Beausejour. Ailleurs, l’eau a envahi certaines portions de la route du parc provincial Nopiming.

Un orage empêche la diffusion d’un avis d’orage

Le 4 juillet, un orage accompagné d’une tornade dans le centre de l’Alberta a empêché la diffusion de l’avis public d’urgence dans plusieurs stations de radio locales, qui n’ont pu alerter le public. Au nord de Red Deer, la tornade a jeté à terre de gros arbres, éparpillé des meubles de jardin et soufflé des bardeaux de toit. La grêle était à ce point intense qu’on pouvait croire qu’il s’agissait d’un voile blanc.

Une grêle dévastatrice au Manitoba

Le 14 août, de puissants orages, des éclairs spectaculaires et des grêlons de la taille d’une balle de baseball ont malmené une vaste superficie du sud du Manitoba de Winnipeg à Steinbach. Le lendemain, plus de 1 100 automobilistes présentaient une demande d’indemnisation à la Société d’assurance publique du Manitoba, pour des pertes étaient totalisant entre 50 millions et 75 millions de dollars. L’orage a également privé de courant 4 000 foyers.

Une sécheresse qui prend fin radicalement en Saskatchewan

Au milieu d’août, un lent système de basse pression a pénétré en Saskatchewan, accompagné de pluies bienvenues. Le hameau de Parry, à environ 90 km à l’est d’Assiniboia, a eu droit à 147 mm de pluie. Saskatoon a enregistré 51,5 mm de pluie le 15 août, soit sa journée d’août la plus pluvieuse depuis 1945. Sur une période de trois jours, Saskatoon a reçu 70,5 mm de pluie, près du double de la normale pour le mois d’août au complet.

Enfin un répit pour l’assurance-grêle

La Canadian Crop Hail Association a annoncé que les indemnisations versées aux agriculteurs des Prairies pour les dégâts causés par la grêle en 2009 totalisaient un peu plus de 76 millions de dollars, soit une spectaculaire baisse comparativement au montant record de 341 millions de dollars déboursé en 2008. Pour l’ensemble de l’industrie, les pertes équivalaient à 29 % des primes versées par les clients. Les indemnisations versées en Saskatchewan ont diminué à un plancher des temps modernes de 23,4 millions de dollars, soit le dixième du plafond atteint en 2008. Les demandes d’indemnisation se situaient à un niveau historiquement faible même en Alberta, jusqu’au déclenchement de la tempête de grêle survenue le long week end d’août.

Dinde froide pour l’Action de grâces

Une masse d’air arctique exceptionnellement froide a enveloppé l’Ouest du Canada, qui a connu son plus glacial week end de l’Action de grâces en 50 ans. Elle a également amené la première neige de la saison, qui a rendu les routes glissantes, dangereuses et mortelles. La température était incroyablement basse. Banff a connu un nouveau record à -21,6 °C. Moins de trois semaines après avoir fracassé un record de chaleur et bénéficié de sa plus chaude journée de 2009, Calgary a vu le mercure dégringoler à un plancher de -16,3 °C, qui battait l’ancien record de -13,3 °C établi en 1928. Dans le parc national des Lacs Waterton, la température a chuté à -24,5 °C, pas moins de 14 degrés sous le record précédent. L’enneigement total s’échelonnait entre 10 et 20 cm. La bande de neige la plus abondante est venue du lac Winnipeg, où l’on a observé jusqu’à 40 cm d’une neige qui a causé de nombreux accidents et tonneaux. Un mélange de neige fondante et de températures avoisinant le point de congélation a rendu la conduite très dangereuse sur les routes, les viaducs et les ponts. La première tempête hivernale est souvent la pire, et le nombre habituel d’accidents en cas de tempête y est fréquemment décuplé. Même les Canadiens semblent oublier comment conduire dans de telles conditions.

Poussée d’air arctique

Au milieu de décembre, des froids polaires, caractérisés par des températures basses records et des refroidissements éoliens brutaux, ont pris d’assaut les Prairies pendant 10 jours. Novembre ayant été libre de neige, sec et d’une tiédeur record, l’air froid venant des Territoires du Nord-Ouest n’en a été que plus brusque et plus douloureux. Les records de demande d’électricité ont été brisés en Alberta et en Saskatchewan. L’attente pour l’assistance routière durait entre 10 et 14 heures. Des températures minimales records ont été enregistrées à plusieurs endroits pendant la poussée d’air froid, mais c’est celle du 13 décembre à Edmonton qui a été la plus phénoménale. La température à l’aéroport international a atteint le niveau incroyablement bas de -46,1°C, soit quelque 30 degrés en-dessous de la normale, et la température la plus basse dans la capitale albertaine depuis 28 ans. Il faisait plus froid à Edmonton que n’importe où en Amérique du Nord, et sur toute la planète, il n’y a qu’en Sibérie où il faisait plus froid. La combinaison des froids records et des forts vents du nord-ouest a produit une température à indice de refroidissement éolien de -58, ce qui est assez froid pour geler la chair exposée en moins de 5 minutes. Les autres endroits où l’on a battu des records de basses températures sont : Lloydminster, -37,5°C; Kindersley, -38,7°C; Coronation, -37,9°C; Grande Prairie, -40,3°C.

Colombie Britannique

Des inondations à Chilliwack

Le 5 janvier, l’accumulation de neige au sol à Chilliwack atteignait 59 cm, soit le plus haut niveau jamais enregistrée depuis que des données sont tenues (c’est-à-dire depuis 1879). Au cours des trois journées suivantes, il est tombé 116 mm de pluie, ce qui a déclenché d’énormes coulées de boue, des inondations et des avalanches. On a dénombré douze fermetures de route et au moins douze déluges de boue. D’abondantes coulées de boue ont bloqué la route de Coquihalla et plusieurs artères menant à Vancouver, dont de longs tronçons de la route transcanadienne. L’état d’urgence a été déclaré à Chilliwack après que les eaux de crue eurent inondé 50 maisons et emporté des portions de route. Les pires inondations et coulées boueuses observées en un demi siècle ont bloqué les routes et causé la mort de nombreux animaux de ferme.

Brume à Vancouver

Dans la plus grande partie de Vancouver, le 24 janvier a marqué la fin de 18 journées consécutives de brume, engendrée par une inversion d’air humide chaud piégeant une masse d’air froid au niveau de la mer. Se heurtant à la chaîne Côtière et aux monts Cascade, et en l’absence d’un air marin qui aurait salutairement brassé l’atmosphère, cet air stagnant a fait du surplace et a engendré une période de brume qui constitue la deuxième plus longue jamais enregistrée en janvier, après le record de 21 jours établi en janvier 1985. À l’occasion, la visibilité ne dépassait pas 100 m.

Soleil à Victoria

La ville de Victoria a connu son mois de juillet le plus ensoleillé jamais enregistré. Juin a commencé par trois journées de chaleur record, soit 30,4°, 31,3° et 30,9 °C. À la fin du mois, on y avait enregistré 335 heures d’ensoleillement et battu l’ancien record de 330,1 heures fixé en 2003. Typiquement, le mois de juin à Victoria est maussade, et les résidents attendent avec impatience l’arrivée de l’été. Mais pas cette année! Sans établir de record, la température mensuelle de juin a atteint 16,3 °C, soit le quatrième rang depuis qu’on tient des données. Le mois a également été sec, avec seulement 6 mm de pluie, beaucoup moins que la moyenne de 32 mm. Il s’agit de la quatrième période la plus sèche jamais observée.

Des pluies d’août bienvenues

Une dépression en altitude ayant pris naissance dans le sud du littoral brittano-colombien a lentement traversé l’intérieur sud de la province les 13 et 14 août, accompagnée d’une lourde bande de précipitations qui est demeurée presque stationnaire au dessus de la région de l’Okanagan. Plusieurs records de précipitation ont été établis, de même que le record de pluviosité quotidienne de tous les temps à l’aéroport de Kelowna et à Summerland. Précipitations totales enregistrées : Vernon, 36,0 mm; aéroport de Kelowna, 35,5 mm; Westbank, 46,5 mm; Summerland, 55,2 mm; aéroport de Penticton, 40,9 mm.

« Pineapple Express » et inondations massives en novembre

Des masses d’air chaud et humide en provenance d’Hawaï, qu’on appelle « Pineapple Express », ont déversé sur les côtes et l’intérieur de la Colombie Britannique des pluies incessantes et extrêmes durant la dernière moitié de novembre. Les régions entourant Squamish et les montagnes du North Shore ont reçu plus de 300 mm de pluie sur une période de 60 à 72 heures, entraînant des inondations et des glissements de terrain. Des alertes d’inondation ont été émises pour l’ouest et le centre de l’Île de Vancouver, la baie Howe (y compris le corridor Squamish Whistler Pemberton) et la rive nord de l’île de Vancouver. Le gros de l’orage a frappé durant la nuit du 15 novembre, lorsque le sud de la Colombie Britannique a été fouetté par des vents et une pluie intenses qui ont eu raison des lignes d’électricité et obligé des milliers de personnes à écoper dans le noir. Sur l’Île de Vancouver, la ville de Courtenay a déclaré un état d’urgence local. À un certain moment, plus d’une douzaine de routes et de ponts étaient fermés, et la menace d’inondations a entraîné un certain nombre d’évacuations. La série d’orages a laissé environ 30 000 personnes sans électricité et pourrait avoir contribué à deux décès, tandis que les fortes pluies étaient soupçonnées d’avoir joué un rôle dans un éboulement près de Lillooet et une avalanche près de Pemberton.

Dans la dernière semaine de novembre, un amalgame de pluies abondantes, de neige fondante et de marées hautes ont entraîné le débordement de plusieurs rivières et ruisseaux et forcé des centaines de personnes à fuir leur domicile dans la vallée de la Cowichan. L’eau a inondé un grand nombre de rues et de domiciles. Des routes et des écoles ont dû être fermées dans l’ensemble de la vallée. Selon un résident de longue date, il s’agit de la pire inondation en près de 60 ans. Malgré toute l’eau tombée en novembre, un seul record de précipitations a été établi, soit à Port Alberni avec un incroyable 817 mm de pluie, bien au delà de l’ancien record de 616 mm. Les « Pineapple Express » ont eu tendance à s’immobiliser au dessus de la ville et à la détremper. La ville de Vancouver a également connu des pluies abondantes, mais aucun record n’a été établi.

Un départ canon pour la saison des neiges

Les skieurs et les planchistes des divers centres de sports de montagne de la Colombie Britannique et de l’Alberta ont eu un rapide avant goût de l’hiver. Pendant que le littoral de la Colombie Britannique connaissait des températures douces et des orages accompagnés de pluies abondantes, l’« or blanc » recouvrait les pentes à Whistler, à Grouse et au Cypress Bowl près de Vancouver. À Whistler Blackcomb, qui accueillera les compétitions de ski de descente des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2010, novembre a amené un record de 560 cm de neige, près de quatre fois la normale mensuelle (148 cm). Les températures froides ont également créé une couverture de neige dense et parfaite pour la glisse. Le centre de Whistler a ouvert ses portes le 14 novembre, près de deux semaines avant la date d’ouverture officielle et deuxième date d’ouverture la plus hâtive. Ailleurs, des centaines d’adeptes du plein air ont également profité d’une ouverture hâtive pour se lancer dans une épaisse poudreuse à Kelowna (Big White), à Kamloops (Sun Peaks), sur l’île de Vancouver (Mount Washington) et dans divers centres des Rocheuses.

Dans le Nord

Le week end du 2 4 mai sous le gel – dans le Sud

Le week-end de la Fête de la Reine, en mai, a été un des plus frais de l’histoire météorologique de Yellowknife. Le dimanche matin, la ville a connu un minimum record de 9,6 °C. Durant le même week end, le mercure a atteint 18,3 °C à Aklavik dans le delta de la mer de Beaufort, incitant les Yukonnais à se demander quand l’été finirait par descendre dans le sud. Les braves campeurs qui s’étaient installés à Yellowknife ont fait contre mauvaise fortune bon cœur, un d’entre eux déplorant toutefois que le gel ait fait exploser sa bière durant la nuit.

Une autre canicule au Nunavut

Vers la fin de juillet, une crête de haute pression au-dessus de l’île de Baffin a amené du soleil et des records de chaleur dans certaines portions de l’île de Baffin et les alentours, notamment à Iqaluit (25,4 °C), Pond Inlet (21,0 °C) et Hall Beach (20,7 °C). Les records quotidiens de chaleur ont été battus pendant trois journées consécutives à Iqaluit, et pendant quatre jours à Pond Inlet.

Une tendance au réchauffement arctique

Dans les îles de l’Extrême Arctique, les températures de l’été 2009 étaient de 1,8 degré supérieures à la normale, ce qui en fait l’été le plus chaud en 62 années (depuis 1948). Depuis 2000, le mercure a dépassé les 20 °C neuf années sur dix à Iqaluit (l’exception étant 2007). Lors des décennies précédentes, on n’y bénéficiait de journées d’au moins 20 °C que pendant trois à sept années sur dix. L’année 2009 est arrivée à égalité avec 2008 pour le plus grand nombre de journées consécutives (six journées) où le maximum quotidien a atteint au moins 20 °C.

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