Les dix événements météorologiques les plus marquants de 2009 : évènement huit

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8. Hamilton – Des pluies intenses record fort coûteuses

Carte du Canada mettant en surbrillance la région de Hamilton où une cellule orageuse a déversé de grandes quantités de pluie

Photo d'un orage semblable à celui qui avait frappé l’Ontario. Photo : Jim Moyes © Environnement Canada, 2005

Le 26 juillet, une énorme cellule orageuse se déplaçait très lentement sur l'extrémité ouest du lac Ontario, déversant de grandes quantités de pluie. Au moment où la foudre secouait la région, un déluge de plus en plus intense causait une panne d'électricité et inondait les rues.Hamilton a été durement touchée. Les vagues provoquées par les orages ont pilonné la ville, laissant les citoyens avec des sous-sols inondés et les automobilistes coincés dans des embouteillages provoqués par les fermetures de routes. L'averse du milieu de la journée a transformé Red Hill Creek, près de Stoney Creek, en un torrent brun furieux qui a forcé la fermeture des routes et des autoroutes avoisinantes. Dans les intersections et les garages de stationnement, la crue des eaux a atteint la hauteur des poignées de porte des véhicules. L'eau s’est infiltrée dans 7 000 sous-sols et des milliers de clients ont été privés d’électricité. Bien que l'aéroport de Hamilton n’ait enregistré que 28 mm de pluie, les estimations radar ont confirmé des quantités de pluie (jauge non officielle) totalisant 109 mm en deux heures – pire encore qu'il y a 100 ans et l'une des averses de courte durée les plus intenses enregistrée au Canada. Les conditions se sont aggravées parce que le sol était des plus détrempés à la suite des orages qui s’étaient  abattus deux jours auparavant. Les inondations ont transformé les rues en rivières et on estime que le montant des réclamations d'assurance se situe entre 200 et 300 millions de dollars.

À Toronto, des portions du boulevard Lakeshore, près des terrains de la Place de l’Exposition, ont été submergées. Au nord, une paire de gouffres géants ont avalé une partie de l'avenue Finch Ouest - assez grands pour contenir une flotte de voitures et assez profonds pour engloutir un immeuble de quatre étages. Par endroits, l'eau giclait à travers les murs des sous-sols et jaillissait à plus d'un mètre de hauteur par les trous d'homme dont les tampons de regard avaient été arrachés. À Oakville, les pluies incessantes ont fortement perturbé l’Omnium de golf du Canada pour la deuxième année consécutive.

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