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Les dix événements météorologiques les plus marquants au Canada en 2011

Bilan de l'année

Des morts et de la destruction, engendrés par le tremblement de terre et le tsunami au Japon, aux conditions météorologiques exceptionnelles aux États-Unis, qui ont fait plus de 1000 morts au cours de l’année, Dame nature semble avoir déterré la hache de guerre. De fait, il s’agit de la deuxième année la plus coûteuse enregistrée à l’échelle mondiale en ce qui a trait aux catastrophes météorologiques. . L’année 2005 détient toujours la première place.  À  divers moments de l’année en 2011,  les Canadiens ont été ensevelis sous la neige, trempés, inondés ou terrifiés. Bien que le temps ait été dur, nous sommes toujours reconnaissants de vivre dans un pays qui, même s’il n'échappe pas totalement à la colère de Dame nature, est passablement épargné, comparativement à la situation de certains de ses voisins.

Pour les Canadiens qui ont été touchés par des phénomènes météorologiques violents, cela ressemblait aux récits des Saintes Écritures ou aux catastrophes hollywoodiennes. Et, pour la troisième année consécutive, l’industrie canadienne des assurances rapporte des pertes qui s’élèvent à des milliards de dollars en raison des catastrophes météorologiques; tout comme à l’échelle mondiale, il s’agit de la deuxième année la plus coûteuse à ce chapitre pour le Canada. Les événements météorologiques les plus marquants au Canada en 2011 ont été les inondations survenues dans trois provinces; ce n’était pas le genre de catastrophe qui prend fin lorsque le beau temps revient, mais plutôt le genre qui affecte les gens durant une longue période, et ce, mentalement et physiquement. En allant de l’ouest vers l’est, la Colombie-Britannique se portait mieux pendant que les habitants des Prairies étaient confrontés à des inondations, à des incendies et à des intempéries. L’est du Canada a également eu plus que sa part de mauvais temps tout au long de cette  année de météo déchaînée, remplie de tornades, d’ouragans, d’inondations et de vents destructeurs.

L’inondation historique qui a frappé la Saskatchewan et le Manitoba est l’événement météorologique le plus marquant au Canada. Tout ce qui se rapportait à cette inondation, notamment la taille, l’ampleur et la durée, était sans précédent. Il s’agit également de l’une des catastrophes qui a coûté quelques milliards de dollars au Canada. L’Alberta a connu deux des événements les plus marquants de l'année, dont l’incendie de forêt qui a presque tout détruit la ville de Slave Lake qui arrive en deuxième position. Il s’agit également de la deuxième plus importante perte liée aux assurances de l’histoire du Canada. Les inondations survenues au Québec le long de la rivière Richelieu sont le troisième événement le plus marquant; au printemps, la rivière a envahi les rives durant 69 jours. Bien qu’il ne s’agisse pas de la pire catastrophe naturelle survenue dans la province, elle est sans aucun doute celle qui a duré le plus longtemps.

Tout au nord, les glaces de mer de l’Arctique continuent de fondre à un rythme alarmant, atteignant leur deuxième moins grande superficie saisonnière et le volume le plus faible enregistré. Bien qu’il y ait de plus en plus de problèmes liés au climat, la fonte des glaces continue à avoir une incidence marquée sur l’environnement au Canada et à l’étranger. En 2011, la saison des ouragans dans l’océan Atlantique a été très active, avec ses 19 tempêtes nommées. Bien qu’un nombre disproportionnellement élevé de tempêtes tropicales aient été relativement de faible intensité, sept d’entre elles ont été classées dans la catégorie des ouragans;  les trois tempêtes considérées comme « majeures » ont été ressenties au Canada. La tempête la plus destructrice et meurtrière de la saison a été Irène. Pour les producteurs agricoles canadiens, les conditions météorologiques dichotomiques de cette année ont représenté un véritable défi. Partout, les cultivateurs ont été confrontés à un printemps très humide, et la saison de croissance a eu un mois de retard. Pourtant, leur pire ennemi s’est révélé leur meilleur allié quand les conditions météorologiques estivales se sont prolongées jusqu'à l’automne, permettant ainsi de sauver ce qui aurait pu s’avérer une récolte désastreuse. Comme toujours, compte tenu de la réalité de nos longs hivers, souvent froids et enneigés, nous estimons que la nature nous doit un bel été. Au centre du pays, le retour s’est fait en douceur avec « l’été des étés », alors que sur les côtes, l’été ne s’est pointé le nez qu’à la toute fin des vacances. Parmi les événements météorologiques les plus marquants au Canada en 2011, figurent le blizzard du jour de la marmotte qui a touché l’Amérique du Nord, du Nouveau-Mexique à Terre-Neuve-et-Labrador, une forte tornade qui a détruit certaines parties de la pittoresque ville de Goderich sur les rives du lac Huron et un puissant chinook qui a traversé le centre-ville de Calgary à des vitesses de la force d'un ouragan, causant des dommages matériels de quelques millions de dollars.

Parmi les finalistes des événements marquants de 2011, on compte la brève tempête du mois de mars qui a enfoui le Québec sous 70 cm de neige, un printemps exceptionnellement humide en Ontario et au Québec, trois orages violents en Ontario, qui auraient pu être catastrophiques, et un déluge à Gatineau qui a rivalisé avec les inondations qui ont coûté des milliards de dollars au Saguenay en 1996. La saison des incendies de forêt a été plutôt calme à travers le Canada, sauf à Slave Lake et dans les régions du nord-ouest de l’Ontario où de vastes territoires de bois d’œuvre  ont été brûlés, représentant les feux les plus importants des annales. Mais on compte quelques bonnes nouvelles! Dame nature a tenté de se racheter auprès de millions de Canadiens en  leur offrant une température spectaculaire durant la semaine de l'Action de grâce.

Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), il s’agit de la dixième année la plus chaude enregistrée au cours des 160 dernières années à l'échelle mondiale, malgré le fait que nous avons connu l’une des plus fortes La Niña en 60 ans, entraînant un effet de refroidissement qui a duré presque la moitié de l’année. Selon l’OMM, la température planétaire moyenne a augmenté environ trois fois plus rapidement depuis 1976 qu’au cours des 100 dernières années. De plus, les 13 années les plus chaudes enregistrées sont toutes survenues au cours des 15 dernières années. Au Canada, il s’agit encore d'une année chaude, notre quinzième année consécutive. De janvier à novembre, la température moyenne à l'échelle nationale a été d'environ 1,2 oC au-dessus de la normale. Toutes les régions, sauf la Colombie-Britannique, ont eu du temps plus chaud, tout particulièrement   la toundra arctique qui areu droit à sa cinquième période la plus chaude enregistrée pour les mois de janvier à novembre.

Les événements météorologiques les plus marquants de 2011 énumérés ci-après sont classés de un à dix en fonction de certains facteurs, comme les incidences qu’ils ont eues sur le Canada et les Canadiens, l’étendue de la région touchée, les répercussions sur l’économie et le temps pendant lequel ils ont  fait la manchette.

  1. Luttes historiques contre les inondations dans l’Ouest
  2. Slave Lake en feu
  3. Inondations du Richelieu : la plus longue catastrophe au Québec
  4. Agriculture : du mauvais sort à l’essor
  5. Tornade à Goderich lors d’une semaine de météo déchaînée
  6. Au revoir Irène, Katia, Maria et Ophelia
  7. Un été décevant ou sans fin ?
  8. Les glaces de mer de l’Arctique près de leur plus bas niveau
  9. Blizzard du jour de la marmotte : tempête historique ou dans un verre d'eau ?
  10. Vents violents de l’Ouest

 

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