Avertissement Cette page Web a été archivée dans le Web.

Contenu archivé

Information archivée dans le Web à des fins de consultation, de recherche ou de tenue de documents. Cette dernière n'a aucunement été modifiée ni mise à jour depuis sa date de mise en archive. Les pages archivées dans le Web ne sont pas assujetties aux normes qui s'appliquent aux sites Web du gouvernement du Canada. Conformément à la Politique sur les communications et l'image de marque.

Les dix événements météorologiques les plus marquants au Canada en 2011


7. Un été décevant ou sans fin?

Carte du Canada avec les régions affectées rehaussées.Le premier jour de l’été « astronomique », soit le 21 juin, les températures étaient à la hausse de la Saskatchewan au Québec, inondant des millions de Canadiens de chaleur et de soleil. Au milieu de la canicule estivale, le mercure a souvent atteint les 30 °C, pour atteindre 40 °C avec l’indice humidex. L’indice ultraviolet (UV) était également très élevé (plus de 9). Bien qu’extrêmes, il semble que les Canadiens ont apprécié ce soleil et cette chaleur, peut‑être à cause de l’hiver long et parfois rugueux et du printemps froid et humide qu’ils avaient vécus.

Le mois de juillet a été particulièrement chaud de Brandon à Beaconsville et de Windsor à Wabush. La chaleur était omniprésente sous un dôme de haute pression de la taille du continent qui recouvrait 40 États et 4 provinces. Des dizaines de sites ont battu leurs records de température, que ce soit la nuit ou le jour. Windsor, sans doute la ville la plus chaude du Canada, a vécu son mois de juillet le plus chaud jamais enregistré. © Photos.com. Groupe d'enfants jouant dans l'eau. De nombreuses régions du Canada ont connu des températures très élevées en juillet. La température quotidienne moyenne était de trois degrés au-dessus de la normale, à 25,9 °C. Aucune grande ville canadienne n’avait jamais enregistré de température moyenne supérieure. Windsor a également atteint un autre jalon météorologique avec son jour le plus chaud jamais enregistré. Le 21 juillet, la température quotidienne moyenne à Windsor était de 32,1 °C. Au milieu de cette chaleur et de cette humidité, les quelques épisodes de smog ou de brume ont représenté un soulagement bienvenu. De plus, les valeurs d’humidex ont largement dépassé les 40 °C en Ontario et au Québec, un site d’observation à Toronto constatant même un indice humidex de près de 51 °C. Au Québec, de nouveaux records de températures ont été établis à Montréal, à Sherbrooke et à L’Assomption. La température la plus chaude a été constatée à Saint-Hubert 36 °C. Plus à l’ouest, l’été qui semblait ne pas vouloir se terminer à Winnipeg a enregistré 24 jours consécutifs au cours desquels les maximales ont dépassé 30 °C, soit plus que le total des trois dernières années réunies. La journée la plus chaude était la plus chaude enregistrée en 16 ans : 37,2 °C le 23 août. Pour le plaisir des résidants, il n’a plu que 4 samedis et dimanches sur 27, offrant des conditions météorologies parfaites pour la quasi-totalité des fins de semaine estivales.

Dans la partie centrale du Canada, les responsables de la santé ont lancé des dizaines d’alertes de chaleur. Pendant une heure, le 21 juillet, la demande en électricité en Ontario a atteint un pic d’environ 25 300 mégawatts, soit la demande la plus forte en 4 ans. À Toronto, les préoccupations concernant la santé et la sécurité des amateurs de sports et des joueurs ont poussé le club des Blue Jays à laisser le toit escamotable du centre Rogers fermé pendant un match matinal. À Montréal, des experts en santé ont attribué à cette chaleur intense prolongée la mort de dix personnes. Les admissions à l’hôpital dans la ville ont atteint des sommets au cours de la vague de chaleur; les agents de police et les pompiers ont fait du porte-à-porte pour s’assurer de la bonne santé des habitants.

Pour les habitants des côtes est et ouest, l’histoire a été bien différente, car ils ont subi des températures fraîches, des pluies continues et un temps couvert ou brumeux. Au Canada atlantique, les températures estivales étaient proches de la normale, mais il était impossible de nier que le temps était humide (20 % plus humide que la normale). Fredericton a connu les mois de juillet et d’août les plus humides de son histoire. À Moncton, les mois de mai, de juin, de juillet et d’août ont été les plus pluvieux jamais enregistrés. La monotonie du temps humide l’a rendu encore plus insupportable. La plus longue période de jours sans pluie aux mois de mai et de juin n’était que de deux jours; en juillet, elle n’était que de trois jours. Lors d’un épisode pluvieux épouvantable, Halifax a subi une série de 35 jours humides sur 40. Sous un temps exceptionnellement humide, les résidants de St. John’s n’ont pas cessé de maudire les pluies incessantes. Au cours d’une période de temps maussade entre le 12 juillet et le 14 août, il a plu 32 jours sur 33. D’un autre côté, le Canada atlantique a bien constaté d’excellentes conditions météorologiques estivales, c’est juste qu’elles ne sont arrivées qu’en septembre, lorsque les gens sont retournés à l’école ou au travail. Et comme c’est souvent le cas sur la côte est, l’automne a été spectaculaire, et encore plus cette année grâce à des températures exceptionnellement chaudes.

Dans l’Ouest, les résidants de la côte de la Colombie-Britannique doivent souvent subir quelques semaines de temps frais, nuageux et pluvieux (appelées « June gloom » [juin morose] ou « Junuary » [juinvier]) avant que l’été arrive, inévitablement. Parfois, cette période a lieu plus tôt, parfois plus tard; mais elle ne dure que rarement d’avril à juillet, comme ce fut le cas en 2011. Les météorologues ont mis ce temps peu clément sur le dos des répercussions de La Niña et des températures de la surface de la mer plus fraîches. Malheureusement pour les résidants et les visiteurs de l’intérieur de la Colombie-Britannique et de l’Alberta, le temps côtier frais et nuageux s’est étendu plus loin vers l’est que d’habitude et a persisté tout au long des mois de juin et de juillet. Edmonton a enregistré 280 mm de pluie au cours de ces deux mois, faisant de ce début d’été le plus humide jamais enregistré. La longue série d’épisodes maussades, froids et humides a été dure pour tout le monde, et notamment pour les jardiniers, les fermiers et les négociants en vins. Le manque d’ensoleillement a également ralenti le processus de vieillissement, entraînant une baisse de la teneur en sucre des fruits. Août a enfin apporté avec lui la chaleur et le soleil de l’été que tout le monde attendait depuis longtemps au sud de la Colombie-Britannique. Vancouver n’a connu qu’une journée de pluie en août, soit bien moins que la moyenne mensuelle se chiffrant à 7 jours, et 53 heures d’ensoleillement de plus que la normale pour ce mois. Heureusement pour tout le monde, la chaleur a persisté et le soleil a continué de briller jusqu’au début de septembre.