Foire aux questions face à un parasite mortel affectant les oiseaux

Voici des questions fréquemment posées face à un parasite mortel, Trichomonas gallinae, affectant les oiseaux et ce que vous pouvez faire pour aider.

Trichomonas gallinae(trichomonase aviaire) est un parasite microscopique qui touche surtout les roselins, les tourterelles, les pigeons, les dindons sauvages et les rapaces. Le parasite s’attaque souvent à l’appareil digestif supérieure ou aux organes internes. Les oiseaux infectés peuvent avoir de la difficulté à avaler, à se nourrir et à respirer et présentent des symptômes tels que la léthargie, la perte d’équilibre, de poids ou de la capacité à se tenir debout. Parmi les autres symptômes possibles figurent un plumage ébouriffé ou gonflé, un plumage aplati et humide autour du visage et du bec, et une salivation excessive.

La trichomonase se propage des trois façons suivantes :

  • le parent infecté qui nourrit ses oisillons;
  • la consommation d’eau ou de nourriture contaminée;
  • la consommation, par un rapace, d’une proie infectée.

Quoiqu’il nest pas viable dans l’environnement pendant longtemps, les mangeoires et les bains d’oiseaux sont des sources de transmission car ils attirent de nombreux oiseaux et les incitent à entrer en contact les uns avec les autres, ce qui peut se traduire par une transmission rapide de la trichomonase entre individus.

Nettoyer et désinfecter les sources de nourriture et d’eau comme les mangeoires et les bains d’oiseaux sur une base régulière est un excellent moyen de prévenir la propagation de la trichomonase, puisque le parasite survit difficilement ailleurs que sur l’oiseau hôte et est particulièrement vulnérable à l’assèchement. Il est recommandé de nettoyer et de désinfecter les mangeoires et les bains d’oiseaux à l’aide d’une solution diluée de javellisant (5 % d’hypochlorite de sodium), de les rincer abondamment après le nettoyage, et de les laisser sécher complètement à l’air libre avant de les réutiliser.

Le fait de remplacer quotidiennement l’eau par de l’eau propre et fraîche, de même que de remplacer périodiquement la nourriture, peut également aider à limiter la propagation du trichomonase. De plus, il est recommandé d’alterner la position des mangeoires pour éviter une accumulation de nourriture contaminée à un seul endroit (c-à-d. la nourriture tombée sur le sol). Les mangeoires en plateforme ne devraient pas être utilisées.

Si des cas de trichomonase ont été confirmés dans votre région, assurez-vous de laisser les bains d’oiseaux vides, en plus d’appliquer les mesures indiquées ci-dessus, et ce, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de cas de mortalité observés pendant au moins deux semaines. Il est également recommandé d’enlever les mangeoires pendant de deux à quatre semaines, puisque cela encourage les oiseaux à se disperser, et réduit ainsi le potentiel de transmission entre individus. La réintroduction des mangeoires peut ensuite se faire; toutefois il est important de continuer à surveiller les signes d’une infection possible.

La trichomonase aviaire n’est pas connue comme étant une menace pour les humains ou d’autres mammifères; toutefois, il est fortement recommandé d’utiliser des pratiques hygiéniques appropriées (p. ex. porter des gants et se laver les mains) au moment de manipuler les mangeoires et les bains d’oiseaux et d’éviter tout contact direct avec des oiseaux malades ou morts. Il convient également de souligner que les mammifères, tels que les chats et les chiens, sont immunisés contre la trichomonase aviaire, tandis que la maladie peut être transmise aux oiseaux captifs (p.ex. les oiseaux domestiques ou la volaille).

Si vous trouvez un oiseau malade ou mort, vous devriez le signaler au Réseau canadien de la santé de la faune [en anglais seulement]; consultez leur site web pour trouver le centre régional le plus près de chez vous et obtenir la marche à suivre pour manipuler et transporter un oiseau mort trouvé. L’application de l’alinéa 6(b) du Règlement sur les oiseaux migrateurs a été modifiée pour permettre la possession d’oiseaux migrateurs trouvés morts, dans le but de les transporter rapidement pour les remettre aux autorités provinciales et territoriales responsables aux fins d’analyses, sans être tenu d’obtenir un permis au préalable.

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