Rayons UV et couche d’ozone


Photo: © istock.com, 2011.

L’« ABC » des rayons UV

Les rayons ultraviolets (UV) constituent une forme de lumière invisible à haute énergie, produite par le soleil. Il existe trois types de rayons UV :

  • Les rayons UV-A sont les plus faibles, mais ils peuvent néanmoins causer des dommages à la peau, notamment des coups de soleil et le vieillissement de la peau. Ils peuvent aussi endommager les matières plastiques et la peinture à l’extérieur.
  • Les rayons UV-B sont beaucoup plus forts que les rayons UV-A. Ils constituent la principale cause de coups de soleil et de dommages cutanés qui peuvent entraîner le cancer de la peau. En outre, les rayons UV-B réduisent la croissance des plantes et peuvent avoir une incidence sur la santé des animaux domestiques et des animaux sauvages. La couche d’ozone absorbe une bonne partie des rayons UV-B qui pénètrent dans l’atmosphère, mais pas la totalité. L’indice UV mesure la partie des rayons UV-B responsable des coups de soleil qui atteint la surface de la Terre.
  • Les rayons UV-C sont très puissants. Heureusement, ils sont entièrement absorbés par la couche d’ozone et n’atteignent jamais la surface de la Terre.

Suivez nos conseils en matière de protection solaire afin de vous protéger contre les rayons UV-A et UV-B.

La couche d’ozone, écran solaire naturel de la Terre

La couche d’ozone se trouve dans la stratosphère, soit dans l’atmosphère supérieure, à une distance de 20 à 40 km de la surface de la Terre. Cette couche absorbe la majeure partie des rayonnements UV du soleil et agit ainsi en écran solaire naturel qui protège la vie sur Terre.

Dans les années 1970, les scientifiques ont constaté que certains produits chimiques industriels détruisaient l’ozone dans la stratosphère. Au milieu des années 1980, compte tenu de l’amincissement de la couche d’ozone, une quantité plus importante de rayons UV atteignait la surface de la Terre. Les scientifiques ont également constaté avec étonnement qu’un grand trou se formait dans la couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique, où une diminution de la concentration d’ozone pouvant atteindre 60 % était observée chaque printemps.

La préoccupation mondiale face à la menace pour la couche d’ozone a mené à la signature du Protocole de Montréal au Canada, en 1987. En vertu de ce protocole, des pays de partout dans le monde s’engageaient à éliminer progressivement l’utilisation des produits chimiques destructeurs d’ozone. L’utilisation de ces produits a donc diminué considérablement, et les niveaux des substances les plus nocives (CFC-11 et CFC-12) dans l’atmosphère ont chuté de manière significative. Les produits chimiques extincteurs, connus sous le nom de « halons », présentaient également une menace importante pour la couche d’ozone; ils sont aussi en train d’être éliminés progressivement dans le cadre du Protocole de Montréal.

La couche d’ozone se rétablit-elle?

La couche d’ozone commence à montrer des signes de rétablissement. En dehors des régions polaires, la couche d’ozone ne s’amincit plus et s’est stabilisée à environ 3 % sous sa valeur normale, et la quantité moyenne d’UV que reçoit le Canada pendant l’été continue de dépasser de quelques valeurs de pourcentage celle d’avant 1980.

Dans l’Antarctique, le trou de la couche d’ozone continue de se former chaque année au printemps austral, tandis que, dans l’Arctique, des épisodes moins graves d’appauvrissement de la couche d’ozone se produisent parfois. En mars 2011, un trou record dans la couche d’ozone dans le Haut-Arctique a révélé une perte d’ozone pouvant atteindre 40 %.

On ne prévoit pas de rétablissement complet de la couche d’ozone avant plusieurs décennies. De nombreux produits chimiques destructeurs d’ozone peuvent demeurer dans l’atmosphère pendant des années après qu’ils ont été rejetés. Il faut rester vigilant, puisque l’abandon progressif de certains destructeurs d’ozone n’est pas encore terminé. Il faut aussi examiner de nouveaux produits chimiques afin de s’assurer qu’ils ne présentent pas une menace de plus. En outre, les scientifiques craignent que d’autres facteurs, comme les changements climatiques, ne viennent compliquer le rétablissement de la couche d’ozone.

Date de modification :